19E arrondissement de paris — wikipédia electricity 2014

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L’arrondissement comporte les jardins suivants : jardin Compans, jardin de Flandre-Tanger-Maroc, jardin de la Butte-Bergeyre (anciennement jardin des Chaufourniers), jardin Notre-Dame-de-Fatima, jardin Rébeval, jardin du Regard-de-la-Lanterne, jardin Riquet, jardin d’immeubles de la rue de la Marseillaise, jardin Serge-Gainsbourg. Squares [ modifier | modifier le code ]

Les traces les plus anciennes d’activité économique sont agricoles. Sur le territoire de Belleville, une donation de Charles II le Chauve à l’abbaye de Saint-Denis atteste, en 862, de l’existence d’un « mesnil » (une propriété), en un lieu nommé Savies. Au XII e siècle, apparaît le hameau de Poitronville, entre la ferme des Savies et la butte de Beauregard [8 ]. Dans un espace alors entièrement rural, Belleville devait être une réunion de hameaux ou de fermes plus ou moins espacés. Du côté de la Villette, un habitat est attesté dans le troisième quart du XII e siècle, mais ce n’était sans doute qu’une ferme isolée, en bordure de la route qui menait vers la Flandre [9 ]. L’agriculture domine jusqu’à la révolution industrielle. Les agriculteurs produisent des céréales (du blé, mais aussi de l’orge et de l’avoine), des légumes (pois, fèves, haricots…), des fruits (toutes sortes d’arbres fruitiers, des fraises, des groseilles…). Depuis le XIII e siècle (peut-être depuis l’époque gallo-romaine), et jusqu’au XIX e siècle, ils cultivent la vigne [10 ].

Sans doute dès le début du XVIII e siècle, de nombreuses maisons d’agriculteurs ou de vignerons s’ouvrent aux Parisiens, qui viennent consommer le vin sur place [11 ]. Sur le premier tiers du XIX e siècle, Belleville est un haut lieu des guinguettes, qui accueillent le dimanche les familles des faubourgs Saint-Martin et du Temple [12 ].

Dès le XIII e siècle, des carrières temporaires de pierre à plâtre sont exploitées à ciel ouvert [14 ]. Ces carrières vont peu à peu devenir permanentes, souterraines et miner le sous-sol. L’exploitation en est interdite en 1778 à la suite d’effondrements. Elle peut reprendre à partir de 1810 et l’extraction de la pierre à plâtre devient alors une des principales activités industrielles de Belleville, autour de la butte de Chaumont et de la butte de Beauregard [15 ]. À peu près épuisée, la carrière d’Amérique est fermée en 1875 [16 ]. L’industrie à la Villette [ modifier | modifier le code ]

La création du canal de l’Ourcq, du canal Saint-Denis (1802-1826), du bassin de la Villette (1806-1809) et d’un nouveau port sur le bassin, a transformé tout le secteur en une vaste zone d’ateliers, d’usines et d’entrepôts [17 ]. Prédominent au XIX e siècle les entreprises de la chimie, de l’alimentation, de la métallurgie et de la mécanique, du bois, du bâtiment, de la construction de véhicules. En 1836, la chaudronnerie Egrot, rue Mathis, et la raffinerie de sucre Lebaudy, avenue de Flandre, sont les deux plus grosses entreprises industrielles de la Villette. En 1843, on recense sept établissements d’allumettes, huit d’épuration d’huile, six de distillation d’ammoniac, un d’acide nitrique et d’eau de Javel, quatre de vernis, cinq savonneries, deux fonderies, une briqueterie, une verrerie, une papeterie, plus diverses usines de produits alimentaires (moutarde, café-chicorée, brasserie, vermicellerie, vinaigre) [18 ]. Dans le voisinage immédiat du bassin, l’industrie lourde se développe : outre la chaudronnerie Egrot, les huit fours à puddler et les sept forges de Lagoutte, rue des Ardennes, le constructeur de wagons Trottemant, rue de la Marne, la fabrique de tuyaux de fonte Chameroy, rue d’Allemagne (actuelle avenue Jean-Jaurès [19 ].

Le rachat par la Ville de Paris, par un traité du 20 juin 1876, des canaux de Saint-Denis, de l’Ourcq, du bassin de la Villette, de l’ensemble des quais, écluses, immeubles et implantations est le prélude d’un vaste programme de modernisation du port et d’une augmentation sensible de la circulation fluviale [21 ]. Les matériaux de construction représentent depuis l’origine la majorité du fret (entre 60 % et 80 %) suivis par les combustibles (bois et charbons), les denrées alimentaires et, après 1918, les engrais [22 ]. Le tonnage, qui avait atteint son sommet en 1906, chute fortement lors de la Première Guerre mondiale, et le port entame un déclin long et régulier jusqu’à sa disparition dans les années 1970. Les abattoirs de la Villette [ modifier | modifier le code ]

La décision de créer à la Villette un grand marché aux bestiaux, pour se substituer aux marchés de Sceaux et de Poissy, et de centraliser en un seul lieu les abattoirs de la capitale est prise juste avant l’extension de 1860 [23 ]. Les abattoirs sont ouverts le 1 er janvier 1867 et le marché aux bestiaux le 21 octobre. L’établissement est desservi par deux gares situées sur un embranchement de la ligne de Petite Ceinture : la gare de Paris-Bestiaux, au sud du canal de l’Ourcq, au niveau du marché aux bestiaux, et la gare de Paris-Abattoirs, au nord du canal, au niveau des abattoirs proprement dits [24 ]. Leur activité durera jusqu’en 1974.

Du côté de Belleville, au tournant du XX e siècle, les entreprises dépassent rarement une trentaine d’employés, dans des ateliers de menuiserie, de conserveries alimentaires, de pelleteries, chapelleries, bonneteries, passementeries… Sur le terrain de l’usine à gaz désaffectée de la rue Rébeval s’installe toutefois une fabrique de chaussures où sont employés près de sept cents ouvriers (Dressoir et Pémartin, qui figurent vers 1900 parmi les plus importants industriels de la chaussure en France) [25 ].

Toujours à Belleville, Léon Gaumont installe en 1895 des ateliers de fabrication de matériel optique et photographique (actuelle rue Carducci), qui sont à l’origine de la Cité Elgé (pour L.G.). Ces ateliers, qui occupent alors une douzaine de personnes sur 200 m 2, vont se développer jusqu’à occuper 1 500 personnes en 1912. À la fabrication de matériels s’est ajoutée la production de films, pour laquelle est construit, en 1905, un studio que la publicité présentera comme « le plus grand du monde » (rue de la Villette, n o 53). Louis Feuillade y réalisera de nombreux films, de 1907 jusqu’à la guerre, comme directeur artistique et metteur en scène. Les activités de la Cité Elgé vont évoluer durant la Première Guerre mondiale (fabrication de matériels de TSF, de projecteurs lumineux pour les tranchées, d’appareils photographiques pour les avions de reconnaissance…) et après, dans une tentative de rivaliser avec les fabrications américaines, de matériel cinématographique. Après la Seconde Guerre mondiale, les ateliers et les studios perdent leur activité [26 ]. Rachetés en 1951 par la RTF, ils sont à l’origine des Studios des Buttes Chaumont [27 ]. La période contemporaine [ modifier | modifier le code ]

La disparition progressive des ateliers, usines et entrepôts entraîne une mutation des emplois de l’arrondissement vers les activités de services aux entreprises et le secteur public. En 2004, on recense 65 620 emplois salariés ; 31 % de ces emplois sont des emplois publics ou non marchands à caractère public. En 2004, les six plus gros employeurs de l’arrondissement sont la Caisse régionale d’assurance maladie, l’hôpital Robert-Debré, le siège du Club Méditerranée, la Caisse nationale d’assurance vieillesse, la société d’études de marché Millward Brown, la Cité des sciences [28 ]. Tourisme [ modifier | modifier le code ]

La Cité des sciences et de l’industrie a reçu 2 676 000 visiteurs en 2014. Elle est le cinquième établissement culturel le plus visité en France (après Le Louvre, Beaubourg, le château de Versailles et le musée d’Orsay) [29 ]. Culture [ modifier | modifier le code ] Musées [ modifier | modifier le code ]