Acétylène — wikipédia gas unlimited sugar land tx

Berthelot, en 1862, fut le premier à synthétiser l’acétylène, dans un appareil surnommé « œuf de Berthelot », par la production d’un arc voltaïque entre deux électrodes de graphite baignant dans une atmosphère d’ hydrogène : 2 C + H 2 → C 2H 2

L’acétylène est un gaz incolore, pratiquement inodore quand il est pur (mais on lui attribue généralement une odeur d’ail caractéristique qui provient des impuretés, notamment la phosphine lorsqu’il est produit à partir du carbure de calcium).

L’acétylène est extrêmement inflammable aux conditions normales de température et de pression. Il est endoénergétique par rapport au carbone et à l’hydrogène, et peut se décomposer spontanément, de façon explosive lorsque la pression est supérieure à 100 kPa, et jusqu’à quelques bars où cette décomposition spontanée se produit immanquablement [ réf. souhaitée]. C’est pour cette raison qu’il est stocké dissous dans l’ acétone ou le diméthylformamide (DMF), eux-mêmes inclus dans une matière poreuse stabilisatrice. Utilisation [ modifier | modifier le code ]

• La haute chaleur de combustion de l’acétylène permet d’atteindre de hautes températures ( 3 200 °C dans l’oxygène pur), ce qui en fait un candidat idéal comme combustible pour la soudure. Une des particularités de la combustion de l’acétylène est sa combustion en deux temps : l’acétylène réagit en premier avec l’oxygène pour donner du monoxyde de carbone et de l’ hydrogène, puis ces produits réagissent dans un second temps pour former du dioxyde de carbone et de l’eau. Le monoxyde de carbone et l’hydrogène sont des gaz réducteurs, ce qui en fait des réactifs appréciés en soudure de l’acier pour réduire les oxydes de fer issus de la réaction entre le fer et l’oxygène à haute température, permettant ainsi une meilleure homogénéisation de la soudure et donc une meilleure qualité de cette dernière. La soudure à l’acétylène permet l’assemblage de métaux variés ( aciers, inox, alliages de cuivre), mais aussi sous certaines conditions l’ aluminium allié au silicium.

• L’acétylène est également utilisé comme combustible dans des appareils d’analyse. En effet, en spectrométrie d’absorption atomique (SAA), associé à différents comburants (air, oxygène pur, protoxyde d’azote), il permet l’ionisation d’éléments typiquement alcalino-terreux et d’en déterminer la concentration grâce à la loi de Beer-Lambert.

• L’acétylène est aussi utilisé dans les chalumeaux oxy-coupeurs. Cependant, le propane lui est préféré, car moins coûteux. Mais pour les découpes de forte épaisseur, l’acétylène est indispensable pour chauffer suffisamment l’acier et initier l’oxycoupage sur une largeur faible.

Les propriétés chimiques de l’acétylène s’expliquent en grande partie par la présence dans sa molécule d’une triple liaison résultant de la superposition d’une liaison simple s (provenant de la fusion de deux orbitales sp) et de deux liaisons p résultant de la fusion de deux orbitales 2p. Cette liaison, de longueur 0,124 nm et caractérisée par une énergie de 811 kJ, est moins stable que les liaisons simples (614 kJ) et doubles (347,3 kJ), et par conséquent plus réactive. Les réactions de l’acétylène [ modifier | modifier le code ]

• L’acétylène réagit avec l’ acide cyanhydrique pour former de l’ acrylonitrile, monomère de l’ acrylonitrile butadiène styrène (ABS) et du styrène-acrylonitrile (SAN). HC ≡ CH + HCN → H 2 C = C H − CN {\displaystyle {\mbox{HC}}\!\equiv \!{\mbox{CH}}+{\mbox{HCN}}\quad {\xrightarrow {}}\quad {\mbox{H}}_{2}{\mbox{C}}\!=\!{\begin{matrix}\\{\mbox{C}}\\{\mbox{H}}\end{matrix}}\!-\!{\mbox{CN}}}

On utilise comme matière première le calcaire et le coke ou du charbon de bois. Dans un four à haute température ( 1 700 °C minimum) chauffé par un courant électrique passant dans le milieu réactionnel en fusion, il se produit du carbure de calcium selon les réactions : CaCO 3 → CaO + CO 2, CaO + 3 C + 108 300 calories → CaC 2 + CO.