Amarante (plante) — wikipédia gas station in spanish

Amaranthus vient du nom de cette plante en grec ancien, ἀμάραντος, « amarante ou immortelle », nom formé du préfixe privatif a-, « sans », sur le verbe qui signifie « flétrir, se faner » [4 ] : en effet, l’amarante a la réputation de ne pas se faner, avec notamment son calice qui reste persistant, et pour cette raison, représente un symbole de l’ immortalité [5 ]. Certaines espèces sont d’ailleurs utilisées dans les bouquets secs. Histoire [ modifier | modifier le code ]

Ainsi, Amaranthus caudatus, A. cruentus et A. hypochondriacus jouèrent un rôle alimentaire important dans les civilisations précolombiennes, aussi bien en Mésoamérique (chez les Mayas et les Aztèques, notamment) qu’en Amérique du Sud (chez les Incas par exemple).

Au début du XXIème siècle d’importants phénomènes de résistances aux désherbant chimiques et en particulier au roundup apparaissent, notamment dans les cultures transgéniques américainesNichols, R. L., Bond, J., Culpepper, A. S., Dodds, D., Nandula, V., Main, C. L., … & Patterson, M. (2009). Glyphosate-resistant Palmer amaranth (Amaranthus palmeri) spreads in the Southern United States. Resist. Pest Manag. Newsl, 18(2), 8-10.. On avait déjà montré en 1999 que le trait de résistance peut passer d’une espèce d’amarante à l’autre [7 ] En Mésoamérique [ modifier | modifier le code ]

Après la conquête espagnole du Mexique, sa culture fut interdite car elle servait dans divers offices religieux aztèques [9 ]. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévit durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, depuis le XX e siècle, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques ( tamales, tortillas, sauces et boissons). L’utilisation traditionnelle de graines d’amarante dans la confection de têtes de mort en sucre pour le jour des morts perdure toutefois. Principales espèces [ modifier | modifier le code ] Amarante, graines

L’amaranthe de Palmer ( Amaranthus palmeri), est parmi les amarante celle qui est devenue la plus rapidement et plus communément résistante au glyphosate. Depuis 2005 elle menace les cultures de cotonnier et soja transgéniques Roundup Ready dans le sud des États-Unis [13 ].

Depuis 1977 (environ vingt ans après le début de l’utilisation des herbicides de synthèse) de nombreux cas de résistance de populations d’amaranthes à des herbicides ont été signalés dans divers pays. Ces populations (ou écotypes) appartiennent à onze espèces du genre Amaranthus, à savoir Amaranthus albus, Amaranthus blitoides, Amaranthus blitum, Amaranthus cruentus, Amaranthus hybridus, Amaranthus palmeri, Amaranthus powellii, Amaranthus retroflexus, Amaranthus spinosus, Amaranthus reticulatus, Amaranthus viridis. Les herbicides concernés appartiennent à plusieurs groupes de la classification HRAC (classement selon le mode d’action). Ces groupes sont les suivants : B (inhibiteurs de l’enzyme acétolactate synthase), C1 (inhibiteurs de la photosynthèse au niveau du photosystème II : triazines), C2 (inhibiteurs de la photosynthèse au niveau du photosystème II : urées et amides), C3 (inhibiteurs de la photosynthèse photosystème II : nitriles), D (inhibiteurs de la photosynthèse : diversion d’électrons dans le photosystème I), E (inhibiteurs de la protoporphyrinogène oxydase), G (inhibiteurs de la 5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase : glyphosate), F2 (inhibiteurs de la 4-hydroxyphénylpyruvate dioxygénase), K1 (inhibiteurs de l’assemblage des microtubules) et O ( herbicides auxiniques). Dans de nombreux cas il s’agit de résistances croisées (résistance à plusieurs matières actives du même groupe par mode d’action) ou de résistances multiples (résistance d’une même population à des herbicides appartenant à deux ou trois groupes différents). Ainsi en 2009 dans des champs de maïs et de sorgho du Kansas, une population d’ amaranthe de Palmer était signalée résistante aux herbicides suivants : atrazine, mésotrione, pyrasulfotole, tembotrione, thifensulfuron-méthyl et topramézone, relevant de trois groupes (B, C1 et F2) [14 ]. Au total, de 1977 à 2015, 101 écotypes résistants ont été documentés dans 19 pays ( Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Israël, Italie, Malaisie, Pologne, République tchèque, Serbie, Suisse) [15 ].

L’amarante s’est fait connaître du grand public lors de l’apparition, en Géorgie (États-Unis), d’une population résistante à l’herbicide Roundup. La plante s’y est adaptée et s’est multipliée dans les champs traités avec l’herbicide Roundup par une plus grande capacité de résistance.

Actuellement [Quand ?], l’amarante inca ou kiwicha ( Amaranthus caudatus) devient un problème pour les cultures telles que le soja, car cette espèce d’amarante est très résistante à certains herbicides, comme le glyphosate. Notes et références [ modifier | modifier le code ]

• ↑ Chakraborty, S., Chakraborty, N., & Datta, A. (2000). Increased nutritive value of transgenic potato by expressing a nonallergenic seed albumin gene from Amaranthus hypochondriacus. Proceedings of the National Academy of Sciences, 97(7), 3724-3729.

• ↑ D. Guillet (2002, p. 373) précise à ce sujet : « Sur le plan rituel, l’Amaranthe était la plante sacrée par excellence. Durant certaines fêtes religieuses, des figurines élaborées à partir de la pâte d’Amaranthe étaient offertes aux dieux du panthéon aztèque et étaient parfois consommées lors de certains rituels religieux rappelant le rite catholique de l’ Eucharistie. (…) La valeur sacrée de l’Amaranthe suffit sans doute à expliquer que sa culture fut l’objet de répressions directes ou indirectes, de la part de la chrétienté désireuse d’extirper la vieille religion hérétique ».

• ↑ (en) Gaines, T. a, Zhang, W., Wang, D., Bukun, B., Chisholm, S. T., Shaner, D. L., … Westra, P., « Gene amplification confers glyphosate resistance in Amaranthus palmeri », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 107, n o 3,‎ 2010, p. 1029–1034 ( DOI 10.1073/pnas.0906649107, lire en ligne) .