Armée française en 1940 — wikipédia electricity production in north korea

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L’armée de terre française, en temps de paix, compte début 1939 vingt divisions d’infanterie métropolitaines, cinq divisions de cavalerie dont deux mécanisées et huit divisions d’infanterie coloniales ou nord-africaines, ainsi que des troupes de souveraineté dans son Empire colonial.

Après la mobilisation française de 1939 due à la déclaration de guerre contre l’ Allemagne, au début de la Seconde Guerre mondiale, les quatre armes ( Armée de terre, Marine nationale, Armée de l’air et Gendarmerie) comptaient cinq millions d’hommes dans leurs rangs, encadrés par 120 000 officiers.

L’ armée de terre française déployait, de la frontière suisse à la mer du Nord, 2 240 000 combattants groupés en 94 divisions dont 20 d’active et 74 de réservistes soit une infériorité numérique limitée de 12 % par rapport à la Wehrmacht. Il faut rajouter l’ armée des Alpes, face à l’ Italie, et les 600 000 hommes dispersés dans l’ empire colonial français. La principale ligne de fortification était la ligne Maginot.

Au 10 mai 1940, les réserves stratégiques sont de 22 divisions sur les 94 divisions françaises et les 10 divisions du Corps expéditionnaire britannique en France métropolitaine soit 21 % du total. Mais sur ces 22 divisions, théoriquement, six constituent le « lot belge » et ne sont pas des réserves puisqu’elles doivent être envoyées en Belgique dès le premier jour de l’attaque allemande contre ce pays ; 5 constituent le « lot suisse » vers Vesoul-Belfort pour parer à une hypothétique attaque contre la Suisse ; 3 constituent le « lot alpin » au sud de Chaumont (menace italienne). Restent 8 divisions (6 DI et 2 DCR) réellement disponibles. Si on y ajoute le lot alpin, cela fait 11 divisions, soit 10 % c’est-à-dire alors que la norme veut que l’on ait de 25 à 33 % de ses effectifs totaux en réserve stratégique (les réserves allemandes sont de 42 divisions sur 117 à la même date). Le général Gamelin qui perçut le problème d’avoir trop de divisions derrière la ligne Maginot n’a pas pu imposer son allégement. Notons qu’au jour du déclenchement de l’offensive allemande, l’armée française comptait 15 % de permissionnaires. Types de grandes unités dans l’armée française de 1940 [ modifier | modifier le code ] Les divisions d’infanterie [ modifier | modifier le code ]

Début mai 1940, 67 divisions d’infanterie dont 7 motorisées, 24 d’active, 20 de série A et 16 de série B sont aptes à faire campagne front Nord-Est ainsi que 16 divisions d’infanterie de forteresse. Les divisions légères de cavalerie [ modifier | modifier le code ]

Ce sont des divisions semi-motorisées, issues de deux réformes successives : la réforme de cavalerie de 1932 et la transformation, en janvier 1940, des divisions de cavalerie (DC) en divisions légères de cavalerie (DLC), allégées d’une partie de leurs effectifs pour former des unités supplémentaires ; le commandement voulait avoir des unités plus nombreuses et plus mobiles. Ces divisions étaient familièrement appelées « divisions essence-picotin », car elles combinaient deux brigades de cavalerie :

Dans la pratique, cet assemblage se révèlera peu commode, les engins motorisés devant souvent attendre les chevaux, sous peine d’avoir à combattre seuls. Ces divisions sont dites légères, pour leur aptitude à passer plus rapidement de l’ordre de marche à l’ordre de bataille.

Les cinq premières seront en première ligne, lors de l’entrée en Luxembourg et en Belgique, cherchant à couvrir le terrain, pour permettre le déploiement de l’infanterie dans le cadre de la manœuvre Dyle. Les divisions légères mécaniques [ modifier | modifier le code ]

Ce sont des améliorations des divisions de cavalerie d’active, en remplaçant les régiments à cheval par des unités d’automitrailleuses de combat, en pratique des chars de combat. Elles sont le plus proche équivalent français des Panzerdivisions allemandes, assez bien équilibrées, regroupant presque toutes les armes nécessaires à la guerre mécanisée. Avec 260 véhicules de combat en première ligne (sans compter les véhicules de commandement et de volant au nombre de 47 unités), elles souffrent d’être un peu moins puissantes et peu nombreuses.