Baleine — wikipédia kd 7 electricity socks

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Les caractéristiques générales des baleines sont celles des Cétacés, avec des différences pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d’informations, notamment sur leur constitution physique ou leur mode de vie respectif. Dénomination [ modifier | modifier le code ] Terminologie [ modifier | modifier le code ] Les vraies baleines [ modifier | modifier le code ]

Dans le même ordre d’idées, les baleines à bec sont des odontocètes de la famille des ziphiidés qui ne mesurent que quelques mètres, et la baleine à bec de Cuvier ( Ziphius cavirostris), qui n’a d’ailleurs pas de bec, n’est donc pas non plus vraiment une baleine. Dans cette même famille, on notera que l’emploi du terme « baleine » pour désigner par exemple un mésoplodon ou un hyperoodon n’est pas usité en français (on utilise celui de « cétacé » à défaut d’être plus précis).

L’expression « baleine blanche » peut quant à elle faire référence [3 ] au monodontidé Delphinapterus leucas (le béluga). Mais elle est ambiguë parce qu’elle évoque également un animal quasiment mythique incarné notamment par le cachalot albinos du roman Moby Dick.

En revanche, celle de « baleine pilote » appliquée aux globicéphales et celle de « baleine tueuse » aux orques et fausse-orques, sont douteuses : ces trois espèces sont des delphinidés, leur emploi ne correspond à aucun usage établi [4 ] , [5 ] et n’est apparu que récemment dans certaines traductions erronées de sources documentaires ou scientifiques anglo-saxonnes : en anglais, le terme « whale » (baleine) peut en effet désigner toutes sortes de cétacés, mais pas en français.

En outre, il arrive aussi qu’on parle de baleines pour désigner indistinctement les cétacés qui peuvent faire, ou qui ont fait, l’objet d’une chasse baleinière. Enfin, on utilise souvent le terme « baleine » pour parler d’un cétacé que l’on n’a pas identifié précisément mais qui, au jugé, a l’air plus gros qu’un dauphin (ce qui est assez vague compte tenu qu’un grand dauphin comme l’orque par exemple, est plus gros qu’une petite baleine comme la baleine de Minke). Étymologie [ modifier | modifier le code ]

Le terme baleine [6 ] vient du latin ballaena, (ou ballena, ou encore balaena [7 ]). Ce mot latin est à rapprocher du grec ancien φάλαινα [8 ] [phalaina] et partage sans doute avec lui une origine indo-européenne commune signifiant, comme pour « phallus », quelque chose qui « se gonfle ». Il apparaît en ancien français au cours du XI e siècle.

Les anciens Grecs [9 ] et Romains [10 ] avaient clairement identifié les baleines comme étant des mammifères marins dotés, à la différence des poissons, de poumons et d’un évent. En français, comme le monstre marin avalant Jonas [11 ] est décrit par la Bible comme un « grand poisson », on a pu utiliser pendant longtemps le terme « poissons » pour en parler sans pour autant les considérer comme tels. Noms français et noms scientifiques correspondants [ modifier | modifier le code ]

Les baleines sont recherchées pour leur chair, leurs fanons et leur graisse qui fut largement utilisée par l’homme. Au XIX e siècle, certaines villes de la Nouvelle-Angleterre, sur la côte est des États-Unis, dépendaient entièrement de la chasse à la baleine. Aujourd’hui, la baleine joue un rôle culturel important chez de nombreux peuples qui pratiquaient ou pratiquent encore la chasse traditionnelle, tels les Amérindiens de la côte ouest du Canada, ceux du nord des États-Unis et les peuples Inuits de l’ Arctique. C’est pourquoi certains peuples aborigènes vivant aux États-Unis, au Canada et dans les îles du Pacifique bénéficient de clauses qui leur permettent de chasser des espèces menacées, mais à très petite échelle.

À la suite d’une chasse intensive pendant le XIX e siècle et XX e siècle, de nombreuses espèces sont maintenant en voie de disparition. Des traités internationaux limitent aujourd’hui de façon très stricte la chasse à la baleine. Cependant certains pays, comme le Japon et la Norvège, invoquant l’impact négatif des cétacés sur les stocks de poissons, dont leurs économies dépendent, continuent à ne pas respecter les moratoires successifs votés lors des réunions de la Commission baleinière internationale. Les baleines dans la culture [ modifier | modifier le code ]

Les baleines sont reconnues comme jouant un rôle écologique important dans les océans ( espèce clé de voûte) [18 ], mais on a aussi montré que ce rôle se poursuit après leur mort. Depuis des millions d’années [19 ], les cadavres des baleines jouent un grand rôle pour les réseaux trophiques [20 ] et les écosystèmes des grands fonds marins. Bien plus riche en lipides et protéines que tous les autres cadavres de vertébrés marins [21 ], ils forment des oasis de biodiversité [22 ] pour de nombreuses espèces nécrophages (et de prédateurs de ces dernières) [23 ].

C’est une source de nourriture considérable, en place pour plusieurs décennies [24 ] , [25 ], et plusieurs siècles pour les organismes qui consomment leurs os [26 ] , [27 ] , [28 ] , [29 ] ; il y aurait les restes d’une baleine environ tous les 16 km en moyenne dans le pacifique nord-est.

C’est une des raisons qui fait que — après une phase de forte régression des baleines due à la chasse baleinière [30 ] — le début de restauration d’une dynamique de population positive chez les cétacés (depuis les moratoires sur leur chasse, mis en œuvre par la plupart des pays) est considéré comme une bonne nouvelle pour les écosystèmes.

Néanmoins, les cadavres de baleines piscivores ou carnivores qui, en surface, se sont parfois nourries de grands poissons chargés de métaux lourds, métalloïdes toxiques, radionucléides, pesticides, PCB, dioxines, furanes, etc.) peuvent contaminer une partie du réseau trophique océanique, mais aussi la chaine alimentaire qui nourrit l’Homme.

• ↑ Le Sport Nautique d’Ostende est un club formé en 1871 par les propriétaires de petits canots de plaisance à Ostende. À propos du Sport Nautique d’Ostende on peut consulter une page Internet sur l’histoire du Royal yacht club d’Ostende (Ryco).

• ↑ J.L. Goedert, R.L. Squires et L.G. Barnes, « Paleoecology of whale-fall habitats from deep-water Oligocene rocks, Olympic Peninsula, Washington state », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 118,‎ octobre 1995, p. 151-158 ( lire en ligne [PDF])

• ↑ Takeshi Naganuma, Hideki Wada et Kantaro Fujioka, « Biological community and sediment fatty acids associated with the deep-sea whale skeleton at the Torishima seamount », Journal of Oceanography, vol. 52,‎ 1996, p. 1-15 ( DOI 10.1007/BF02236529, lire en ligne [PDF])

• ↑ Jones EG, Collins MA, Bagley PM, Addison S et Priede IG, « The fate of cetacean carcasses in the deep se a: observations on consumption rates and succession of scavenging species in the abyssal Northeast Atlantic Ocean », Proceedings of the Royal Society of London Series B-Biological Sciences, vol. 265,‎ 1998, p. 1119-1127 ( DOI 10.1098/rspb.1998.0407, lire en ligne [PDF])

• ↑ B.A. Bennett, C.R. Smith, B. Glaser, H.L. Maybaum, « Faunal community structure of a chemoautotrophic assemblage on whale bones in the deep Northeast Pacific Ocean », Marine Ecology Progress Series, vol. 108,‎ mai 1994, p. 205-223 ( DOI 10.3354/meps108205)