Black m — wikipédia i feel electricity in my body

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Il ponctue souvent ses chants par des onomatopées « Mmmmhhhh » [réf. nécessaire]. Il utilise aussi le verlan. Lors de ses apparitions dans les clips de Sexion d’Assaut, il utilise certaines mimiques, comme le fait de faire les gros yeux, donnant le titre de son premier album. Il est aussi considéré comme l’un des membres les plus techniques de Sexion d’Assaut, avec Maître Gims et Lefa.

Le 31 mars 2014, il sort son premier album solo intitulé Les Yeux plus gros que le monde [6 ] relativement bien accueilli par la presse spécialisée [7 ] , [8 ], vendu à 530 000 exemplaires en décembre 2014 [9 ] et disque de diamant [9 ]. En mai 2014, son single Sur ma route se classe numéro 1 des ventes en France [10 ] et est certifié disque de platine [11 ] , [12 ]. Le 8 septembre, il sort le clip d’un autre single avec D r Beriz, La légende Black. Black M annonce la réédition de son premier album sous le nom Le Monde plus gros que mes yeux (sortie initialement prévue le 17 novembre 2014) dont le premier extrait est Je garde le sourire [13 ].

Le 28 octobre 2016, Il sort son second album Éternel insatisfait. Il lance la tournée, l’« Éternel Big Black Tour », qui se déroule entre avril et décembre 2017. Le 29 septembre 2017, il dévoile le titre Death Note et, une semaine plus tard, Dress Code. Ces deux extraits sont retrouvés dans la réédition d’ Éternel insatisfait, sortie le 17 novembre 2017.

Le groupe dont fait partie Black M est accusé en 2010 d’ homophobie [16 ], ce qui entraîne des interdictions d’antenne par Fun Radio et NRJ, ainsi que des demandes d’annulation de concerts et de sa participation au MTV Europe Music Awards de 2010. Cette polémique se conclut en 2011 par un accord signé avec la fédération LGBT et en 2013 par une condamnation en diffamation de l’un des chanteurs du groupe, Barack Adama, qui accusait la journaliste d’avoir inventé ces propos homophobes. [réf. nécessaire]

Comme suite à la reprise de la chanson Dans ma rue de Doc Gynéco, Black M est accusé d’ antisémitisme par la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA) et fait l’objet d’un appel au boycott par les radios belges [17 ] à la suite d’une reprise d’un titre de Doc Gynéco, interdite sur les ondes de Fun Radio du fait de l’emploi du mot « youpin », mot qui est une « injure à caractère raciste pour désigner le juif » [18 ].

En mai 2016, Black M est invité pour chanter à la célébration du centenaire de la bataille de Verdun (300 000 morts, 400 000 blessés) par la municipalité socialiste, mais il fait l’objet de critiques demandant l’annulation du concert d’abord de la part de l’ extrême droite, du Front national et d’autres personnalités de droite [19 ]. On lui reproche des paroles de chansons de Sexion d’Assaut jugées anti-françaises (« conne de France », « moi aussi je baiserai la France » en 2004, et « ce pays de kouffar » en 2010), ou homophobes (« il est grand temps que les pédés périssent » en 2010), même si pour cette dernière, la fédération LGBT considère la polémique close en 2011 après que Sexion d’Assaut s’est amendé en collaborant avec des associations de lutte contre l’homophobie [19 ]. Le Figaro critique la pertinence même d’un événement festif de quelque nature que ce soit pour commémorer la mort de 300 000 personnes [20 ]. Le 9 mai 2016, le rappeur invite ses détracteurs à venir le voir : « Qu’ils aiment ou pas ma musique : on va s’amuser » [21 ]. Le président de la République, François Hollande déclare le 17 mai 2016 : « Cette initiative était après la cérémonie, pour que des jeunes puissent avoir un moment festif [22 ] ».

De nombreux messages racistes à l’encontre du chanteur figurent sur les réseaux sociaux [19 ]. La mairie annule le concert en donnant pour raison des risques de trouble à l’ordre public à la suite de la polémique et un « déferlement de haine et de racisme », le maire ayant été menacé physiquement par des appels et s’estimant lâché par le gouvernement [23 ]. Le secrétaire d’État aux Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, déclare à la télévision que l’annulation du concert de Black M est « un premier pas vers le totalitarisme, vers le fascisme » [24 ]. En réaction, Black M évoque son grand-père, tirailleur sénégalais, qui a combattu durant la Seconde Guerre mondiale, il déplore les « propos haineux ». Il évoque la fierté qu’il avait de participer à un concert lié à la commémoration de la bataille de Verdun [23 ]. Un débat s’ouvre sur ce sujet [25 ] , [26 ] , [27 ]. D’après le journal Libération du 21 mai 2016, Lamarana Amadou, président de l’Association des enfants des tirailleurs sénégalais de Guinée « certifie « qu’Alpha Diallo » (la véritable identité de Black M) « est le petit-fils de l’ancien combattant : Alfa Mamoudou Diallo », « combattant de la Seconde Guerre mondiale 1939-1945 » » [3 ]. Le Monde publie alors un document qui prouve qu’un soldat de 1 re classe nommé Alfa Diallo a bien servi au sein du 14e régiment de tirailleurs sénégalais et a été rapatrié en zone libre après avoir été capturé par les Allemands [4 ] , [28 ].

• ↑ a et b Black M à Verdun : la fiche militaire du tirailleur Alfa Mamadou Diallo, Le Monde.fr, Les Décodeurs et Benoît Hopquin, 27 mai 2016 à 12h22, mis à jour le 27 mai 2016 à 15h25, Black M à Verdun : la fiche militaire du tirailleur Alfa Mamadou Diallo, Le Monde.fr, Les Décodeurs et Benoît Hopquin, 27 mai 2016 à 12h22, mis à jour le 27 mai 2016 à 15h25

• ↑ « Black M, Le Monde Est À Lui (Part 3) », sur MetroNews, 26 mars 2014 (consulté le 10 mai 2015), p. C’est tout bête : je suis rentré dans la Sexion il y avait déjà un Mesrimes, Lio Pétrodollars. À côté de ça, ils ne retenaient jamais le nom entier. Je crois que c’est Gims qui a commencé à m’appeler Black M et c’est resté, depuis 2002. Jacques Mesrine, il me fascinait quand j’étais petit […].

• ↑ Hélène Guillot, « Pensions des troupes coloniales et des troupes indigènes : 1850-1950 : Sous-série GR 13 YF : Répertoire alphabétique » [PDF], Service historique de la Défense : « GR 13 YF 15005 ALFA DIALLO né 00/00/1899 Guinée démobilisé 17/09/1933 sergent 4 e bataillon de tirailleurs sénégalais », p. 28