Cat stevens — wikipédia electricity storage handbook

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Steven Demetre Georgiou est né le 21 juillet 1948 à Marylebone à Londres d’un père grec chypriote et d’une mère suédoise. Il fait ses études dans une école catholique, et il en gardera un fort mysticisme. Son père, Stavros, et sa mère, Ingrid, dirigent un restaurant et toute la famille vit au-dessus de l’établissement. Steven a un frère et une sœur aînés, David et Anita. Sous l’influence de ses parents, il pratique très tôt la musique, tout d’abord le piano, puis la guitare. À 16 ans, il joue le soir dans les bars, où il se fera connaître, et à 17 ans il entre dans une école d’arts graphiques.

À 18 ans, il se présente chez le producteur Mike Hurst qui lui demande de lui montrer ses compositions. Tout de suite conquis, Hurst veut connaître son nom [réf. nécessaire], il répond : « My name is Steven but they call me Cat » (ce surnom lui aurait été donné par une fille parce qu’elle trouvait qu’il avait des yeux de chat) [2 ]. C’est désormais sous le nom de Cat Stevens qu’il sera connu.

Dès 1966, il publie un grand nombre de chansons. Il connaît rapidement le succès et la célébrité avec son premier titre, I Love My Dog. Il sort en 1967 son premier album, Matthew and Son. New Masters, sorti la même année, contient la chanson The First Cut Is the Deepest, dont P. P. Arnold fera un tube.

La carrière de Cat Stevens est interrompue en 1969, lorsqu’il contracte la tuberculose, qui l’oblige à une convalescence de plus d’une année : cette maladie aura une influence durable, le dirigeant vers ses premières réflexions existentielles et métaphysiques [3 ]. Il signe chez Island Records en 1970 et multiplie les succès, avec plusieurs hits comme Sad Lisa, Wild World ou Lady D’Arbanville, écrites en hommage à sa petite amie du moment, l’actrice Patti D’Arbanville [4 ]. Sur son album retour après sa longue convalescence Mona Bone Jakon sorti en 1970, on peut retrouver Peter Gabriel à la flûte sur la chanson Katmandu. Puis sur l’album à succès, Teaser & the firecat publié en 1971, Rick Wakeman fait une brillante performance au piano sur la pièce Morning has broken qui est une pièce traditionnelle sur un poème d’Eleanor Farjean. En 1971, il compose l’intégralité de la bande originale du film Harold et Maude de Hal Ashby, qui compte des morceaux tels que Don’t Be Shy, Trouble ou encore If You Want to Sing Out. En douze ans de carrière il aura vendu 60 millions d’albums.

En 1978, après sa conversion à l’islam, il abandonne sa vie de pop star. Il expliquera cette éclipse quelques années plus tard : « Je voulais en finir avec la vie de popstar. Je voulais apprendre, étudier, vivre et profiter d’une liberté que je n’avais jamais connue auparavant » [5 ]. L’islam aurait aussi joué un rôle important dans sa décision d’arrêter la musique [5 ] : « j’ai trop longtemps écouté certaines voix conservatrices pour lesquelles l’utilisation d’instruments de musique est prohibée dans le Coran. ». Il reviendra cependant ponctuellement au chant en 1985 pour participer au Live Aid à vocation humanitaire.

Environ trois décennies après avoir abandonné la vie d’artiste, Cat Stevens reprend le chemin de la musique en 2001 : après que son fils eut amené une guitare chez lui, Cat Stevens se remet à jouer comme si « c’était la première fois » [2 ]. Le chanteur britannique décrit ainsi une sorte de révélation : « J’ai réalisé qu’il n’y avait pas de contradiction entre mon passé et mon présent. L’inspiration est revenue. ». Sur la lancée de cette redécouverte, il enregistre en 2006 un nouvel album qui vise à favoriser la compréhension entre les musulmans et l’Occident [6 ].

En 2001, chacun de ses albums Catch Bull at Four (1972) et Buddha and the Chocolate Box (1974) avaient cumulé des ventes à plus d’un million d’exemplaires aux États-Unis, Tea for the Tillerman (1970) et Teaser and the Firecat (1971) à plus de trois millions [7 ]. Conversion à l’islam [ modifier | modifier le code ]

Alors qu’il a une vingtaine d’années, Stevens, nageant seul à Malibu, Californie, est emporté vers le large par un fort courant. Se voyant perdu, il dit alors « God, if you help me, I’ll work for you » ( « Mon Dieu, si vous m’aidez, je travaillerai pour vous ») [8 ]. Au moment où il prononce ces mots, une vague le repousse vers le rivage. S’estimant miraculeusement sauvé, il se met en devoir d’honorer sa promesse et entame une recherche spirituelle. Au début des années 1970, il s’intéresse au Zen et au Yi Jing, à la numérologie, au tarot et à l’ astrologie. Il se tourne également vers la Bible [8 ].

Son frère, David, qui visite Jérusalem et qui connaît l’intérêt de Steven pour les religions, lui en rapporte une traduction du Coran. Cat Stevens lira alors beaucoup sur l’ islam et sera définitivement convaincu : « Je réalisai alors que celle-ci était la vraie religion » [8 ]. Il se tourne finalement entièrement vers l’islam, choisit de renoncer à sa vie d’artiste folk et prend le pseudonyme de Yusuf Islam en décembre 1977 [8 ]. Il épouse Fauzia Mubarak Ali le 7 septembre 1979 à Londres à la mosquée de Regent’s Park. Il vit aujourd’hui au Royaume-Uni avec sa femme, ses filles et son fils. Il participe à des mouvements musulmans (il a fondé une association d’aide aux musulmans) et continue à chanter principalement des chansons religieuses (anasheed), ainsi que pour des opérations caritatives (comme pour le tsunami de 2004). Sa conversion l’amène à se questionner sur la compatibilité entre le business musical et la pratique rigoureuse de l’islam. C’est pourquoi il arrête pendant des années de chanter des chansons autres que religieuses.

De 1989 à 2006, plusieurs controverses médiatisées l’obligent à se défendre contre l’accusation d’avoir une pratique radicale de l’islam. L’entrée aux États-Unis lui est refusée en 2004 car son nom est sur la liste noire des États-Unis. Après vérification, il s’avérera qu’il s’agissait d’un homonyme. Il y est de nouveau admis en 2006. Retour à la musique [ modifier | modifier le code ]

À l’occasion des révolutions dans les pays arabes, Yusuf Islam écrit une chanson en hommage aux insurgés ( My People) [3 ], qu’il décrit comme une « façon d’apporter mon soutien à tous les peuples qui tentent d’obtenir leur liberté en refusant de vivre sous des régimes répressifs ». Cette chanson, mise gratuitement en ligne [5 ], créée grâce au concours de milliers d’internautes qui, sur Facebook, ont posté leur enregistrement du refrain [2 ], contributions ensuite intégrées à l’enregistrement final de la chanson, représente « un message adressé au monde ».