Contrôle des prix — wikipédia electricity physics test

Lors de la Première Guerre mondiale, la United States Food Administration (en) a renforcé le contrôle des prix de la nourriture [2 ] , [3 ] , [4 ] , [5 ]. Des contrôles de prix ont également été faits par les États-Unis et l’ Allemagne nazi lors de la Seconde Guerre mondiale [6 ] , [7 ].

Aux États-Unis, certains États ont déjà établi des politiques de contrôle des prix. Ainsi, la Californie a établi une telle mesure sur les prix de l’ électricité [8 ]. L’État d’ Hawaï a brièvement introduit un plafond sur le prix de l’ essence afin de lutter contre le « prix abusif » de cette denrée dans l’État en 2005. Loi du marché ou contrôle des prix [ modifier | modifier le code ]

Les économistes libéraux critiquent et dénoncent les mesures prises en vue de contrôler les prix parce qu’elles n’atteindraient pas les objectifs prévus et seraient donc contre-productives. Il est cependant rare que le mécanisme de fixation des prix fonctionne de manière totalement libre et les pratiques de contrôle ont toujours existé [9 ]. Avec le développement des échanges internationaux, le tassement de la croissance, les problèmes de santé publique et de prise de conscience écologique, la tendance au contrôle des prix par les gouvernements serait en augmentation. Toutefois, les mesures prises tentent de mieux prendre en compte les mécanismes de l’offre et de la demande (exemple : quota de production pour le lait en Europe) [10 ]. Types de contrôles et objectifs [ modifier | modifier le code ]

• Prix maximum (plafond) ou taux maximum d’augmentation annuelle par lesquels les pouvoirs publics cherchent à favoriser les acheteurs. Lorsque le prix maximum est inférieur au prix d’équilibre entre l’offre et la demande, le volume de l’offre est inférieur à celui de la demande et une partie de celle-ci ne sera pas satisfaite (voir le schéma).

Une telle mesure s’applique en général aux biens considérés comme de première nécessité, notamment la nourriture et le logement (encadrement de l’évolution des prix, limitation de la hausse des loyers) ; l’objectif est de permettre aux consommateurs d’accéder au bien, en sachant paradoxalement qu’une partie de la demande restera insatisfaite. Il s’agit parfois de protéger les acheteurs (exemple : limitation du taux d’usure).

• Prix minimum (plancher) par lequel les pouvoirs publics cherchent à favoriser les vendeurs. L’objectif de ces politiques est généralement de leur assurer un revenu ; plus rarement, il peut aussi s’agir de limiter ou rationner la consommation. Lorsque le prix minimum est supérieur au prix d’équilibre entre l’offre et la demande, le volume de la demande est inférieur à celui de l’offre et une partie de celle-ci ne trouvera pas preneur (voir le schéma).

Le salaire minimum ( SMIC) fixant un prix minimum du travail, en sachant paradoxalement qu’une partie de l’offre ne trouvera pas preneur : pour le prix Nobel d’économie Gary Becker : « augmenter le salaire minimum, c’est augmenter le chômage ». Les législations anti-dumping, les actions d’achat public de denrées dont le prix diminue (exemple : la politique agricole commune). Il peut aussi s’agir de protéger les producteurs actuels contre la concurrence de nouveaux venus (exemple l’interdiction de la vente à perte), ou de protéger les clients des vendeurs contre le risque de faillite des vendeurs (exemple : les tarifs de certains contrats d’ assurance).

• Prix imposé ou prix uniformisé : par exemple les prix des consultations médicales ou celui du blé dans la France d’après-guerre [11 ]. L’obligation pour tous les vendeurs d’appliquer le même prix, comme le prix unique des livres en France dont le principal objectif est la préservation de la librairie de détail spécialisée ; en général, ce sont les éditeurs qui sont chargés de fixer le prix de vente final.

• apparition d’un marché noir ; émergence de modes alternatifs de la répartition du bien : file d’attente, carte de rationnement, règlementation complexe des priorités en fonction de critères plus ou moins objectifs et traduits en dossiers administratifs à remplir, etc. accompagnés de leur cortège de défauts (fraude, discrimination, « pistonnage », bureaucratie…) ;

• Les bénéficiaires approuveront les avantages qui sont souvent visibles et parfois importants. Ils percevront cette mesure comme une justice sociale, sans évaluer la destruction de valeur qu’elle induit en comparaison d’un marché libre. Ainsi, un locataire ne trouvant pas de logement alors qu’il a les moyens revendiquera un mécanisme d’attribution, mais pas une hausse du prix plafond en vigueur pour accroitre l’offre.