Décharge électrostatique — wikipédia n gas in paris lyrics

Le 11 Octobre 1745 Ewald Georg von Kleist créé la "bouteille de Kleistian" (en allemand : Erschütterungsflasche) , le premier dispositif électrique de stockage, l’ancêtre du condensateur. En 1746 Pieter van Musschenbroek à Leyde, tente de condenser l’électricité dans un verre d’eau. La sphère de verre rotative est une machine électrostatique. L’électricité statique générée par les mains qui frottent sur elle est transférée à travers la chaîne par la barre métallique suspendue et à partir de celle-ci via le fil suspendu dans le verre d’eau. Le verre a agi comme un condensateur et une grande charge accumulée dans l’eau, et une charge égale de la polarité opposée accumulée en tenant le verre. Quand Cuneus tendit la main pour tirer le fil hors de l’eau, il reçut un choc sévère, bien pire qu’une machine électrostatique pouvait donner, car la quantité de charge stockée était beaucoup plus grande que la borne d’une machine électrostatique pouvait stocker. Cuneus a pris deux jours pour se rétablir. Musschenbroek a également été impressionné par le choc puissant qu’il a reçu de l’appareil [5 ] , [6 ].

La charge triboélectrique est produite par la friction du rotor des hélicoptères et des ailes des avions [11 ]. Les rotors des hélicoptères peuvent provoquer des charges de 100 à 400 kilo watts. Les conditions favorables à la charge sont l’air sec, beaucoup de particules et peu d’ effet corona. Pour la protection des personnes quand les hélicoptères s’approchent du sol, il est utilisé des baguettes de décharge statique.

Pour protéger les avions contre la foudre et les décharges électrostatiques, ils sont protégés par une cage de Faraday, construit avec des matériaux composites [12 ]. En règle générale, le nez de l’avion est un conducteur d’injection et l’arrière est un conducteur de retour et le centre de l’avion est entouré de maillage conducteur.

Il est utilisé des déperditeurs passifs, des pointes conductrices reliées à l’aéronef, pour des avions conventionnels, cela entraîne les ions par l’air qui les balaie à une vitesse élevée d’environ 200 m/s [13 ]. Pour les gros avions, on utilise des générateurs de charges unipolaires qui éjectent dans l’atmosphère un courant égal à celui qui charge l’appareil et des déchargeurs en jet libre. Catastrophe du zeppelin Hindenburg [ modifier | modifier le code ]

Le zeppelin LZ 129 Hindenburg est détruit par un incendie le 6 mai 1937 lors de son atterrissage à Lakehurst dans le New Jersey. La commission du Département du commerce des États-Unis a conclu que l’accident est dû à une décharge électrique entre le dirigeable et un des filins d’amarrage mouillé, qui fut lancé au sol [14 ]. Protection contre les décharges électrostatiques [ modifier | modifier le code ]

Les décharges électrostatiques causent des dégâts dans les systèmes électroniques. L’électricité statique génère des hautes tensions de 10 000 V à 30 000 V. Un mouvement peut générer une charge de 10 000 V. Les matériaux isolants créent des champs électrostatiques, ils génèrent des tensions proches des circuits électriques et détériorent les composants quand le courant se décharge sur le composant.

Dans l’ industrie, des zones protégées contre les décharges électrostatiques, appelées couramment zones EPA (Electrostatic Protected Area), sont créées pour la production de systèmes électroniques. L’environnement des zones doit être ni capacitif et ni conducteur, les éléments doivent avoir une moyenne de un mégohm pour chaque élément, afin de créer une décharge lente, cette décharge lente protège les circuits électriques, le circuit ne reçoit pas de décharge de son environnement et ne se décharge pas lui-même dans un élément. La résistance entre la table de travail et le sol doit être Rg < 1×10 9 Ω. Dans les zones EPA, le champ électrostatique autour du matériel manipulé ne doit pas dépasser 10 000 V/m.

Les tables de travail sont constituées d’éléments conducteurs. Les opérateurs portent une blouse et un bracelet, tous deux conducteurs. Les bracelets sont reliés à la terre avec un fil et une résistance de l’ordre du mégaohm. La mise à terre du personnel, la résistance totale du système, de la personne en passant par les chaussures et le revêtement de sol à la terre, doit être inférieure à 3,5×10 7 Ω.

Avant de pénétrer dans la zone, l’opérateur teste la conductivité de son corps, entre son doigt et le sol. La résistance doit se situer entre 1 et 10 mégohms et des chaussures spéciales ESD sont nécessaires. La tension d’essai est de 0,97 V.

Les cartes électroniques et les éléments électroniques qui sortent de la zone ESD doivent être emballés dans des sachets spéciaux ESD. Ceux-ci contiennent de minuscules filaments conducteurs qui protègent les composants par effet de cage de Faraday.

Les tests des personnes avec les chaussures ESD se font une fois par année : la valeur en mouvement ne doit pas dépasser 100 volts. Si le sol n’est pas assez conducteur, il existe différentes méthodes pour le rendre conducteur, telles que la peinture ESD sur sol.

• ESDS ( Electrostatic Sensitive Device S) : composant sensible à la décharge électrostatique, un circuit intégré qui peut être endommagé par un champ électrostatique ou une décharge électrostatique, lors d’une manipulation ou d’un transport.

• Matériau dissipateur : matériau incapable de retenir une charge électrostatique, avec une résistance inférieure à 1 MΩ. Plus isolant que le matériau conducteur, il est conçu pour évacuer des charges électrostatiques assez lentement pour ne pas endommager les composants sensibles.

• CEI 61340, La protection des dispositifs électroniques contre les phénomènes électrostatiques. La Commission électrotechnique internationale (CEI) est une organisation mondiale de normalisation composée de l’ensemble des comités électrotechniques nationaux. Elle a pour objectif de favoriser la coopération internationale pour toutes les questions de normalisation dans les domaines de l’électricité et de l’électronique.

La norme couvre les exigences nécessaires pour la conception, l’établissement, la mise œuvre et le maintien d’un programme de contrôle des décharges électrostatiques quant aux activités concernant : la fabrication, le traitement, l’assemblage, l’installation, l’emballage, l’étiquetage, l’entretien, l’essai, l’examen, le transport et la manipulation des parties, des ensembles et des équipements électriques ou électroniques susceptibles d’être endommagés par des décharges électrostatiques supérieures ou égales à cent volts sur le modèle du corps humain. Trois modèles différents sont utilisés pour la caractérisation des composants, le modèle du corps humain (HBM), le modèle de la machine (MM), et le modèle du composant chargé (CDM).

• La norme ISO 10605 : 2008 spécifie les méthodes d’essai des décharges électrostatiques, elle évalue la performance des modules électroniques positionnées à l’intérieur d’un véhicule. Elle prend en compte les décharges comme des décharges au cours du montage, des décharges causées par le personnel d’entretien, des décharges causées par les occupants et des décharges appliquées au dispositif soumis à essai. Les décharges appliquées aux pièces voisines peuvent se coupler aux lignes d’alimentation et de signal du DSE du véhicule et/ou directement au DSE [18 ].