Économie de la géorgie — wikipédia gas monkey monster truck hellcat

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Dotée d’une balance commerciale structurellement déficitaire, la Géorgie table sur le tourisme, le développement de ses exportations (vins et eaux minérales en particulier) et les couloirs qu’elle représente pour l’acheminement des hydrocarbures d’Est en Ouest de la mer Caspienne vers l’ Europe, et plus accessoirement du Nord au Sud entre la Russie et l’ Arménie. Les pays d’ Asie ( Chine, Japon et Turquie) supplantent les pays de l’ ex-URSS ( Arménie, Azerbaïdjan, Russie et Ukraine) dans les échanges commerciaux, les pays de l’ Union européenne (principalement Allemagne, Bulgarie, voire Roumanie) formant un troisième groupe de partenaires. Le Produit intérieur brut par habitant a atteint 3 852 dollars en 2016 [5 ]. Histoire [ modifier | modifier le code ]

La transition à partir d’une économie collectivisée datant de l’ Union soviétique s’est opérée dès l’année 1991 et s’est accélérée après la Révolution des Roses. Les réformes libérales engagées ont été parfois drastiques, avec des privatisations menées en grande partie par une ministre de l’économie au profil particulier, Kakha Bendoukidze, ex-oligarque russe, en poste de juin 2004 à janvier 2008 [6 ], ainsi qu’une réduction importante du nombre de formalités administratives pour les entreprises. Au cours de la période, le nombre d’entreprises a été multiplié par quatre. Les multiples ministres qui lui ont succédé et le changement de majorité parlementaire survenu en 2012 n’ont pas infléchi cette politique économique. Indicateurs [ modifier | modifier le code ] investissements étrangers [ modifier | modifier le code ]

Les investissements directs étrangers ont cru de 449,8 millions de dollars en 2005 à 2 014,8 millions de dollars en 2007, pour chuter à 658,4 millions de dollars en 2009 et se stabiliser entre 1 600 et 1 800 millions de dollars de 2014 à 2016 : la crise bancaire et financière de 2007 à 2009 et la guerre russo-géorgienne d’août 2008 ont eu des conséquences négatives sur cet aspect de l’économie géorgienne [7 ]. PIB [ modifier | modifier le code ]

La croissance du Produit intérieur brut qui atteignait en moyenne de 9 % entre 2004 et 2008, s’est ensuite stabilisée entre 6 et 7 % de 2010 à 2012, pour décroître et atteindre 2,7 % en 2016 [1 ]. Pour l’année 2016, la structure du PIB était la suivante [8 ],

Le nombre de personnes bénéficiant d’un emploi oscille autour de 2 millions, 2 203 900 en 2005 et 2 021 500 en 2015 selon l’ Office national des statistiques de Géorgie. Le taux de chômage diminue lentement, 16,8 % en 2008, 12 % en 2015 [9 ]. Classements mondiaux [ modifier | modifier le code ] Doing Business [ modifier | modifier le code ]

La Banque mondiale place la Géorgie au 16 e rang de son classement mondial Doing Business 2016, classement qui évalue l’économie de 190 pays selon la facilité à y créer et à y faire prospérer une entreprise : la Géorgie progresse de plus de 120 places en une décennie [10 ]. Transparency International [ modifier | modifier le code ]

L’un des fleurons de l’agriculture géorgienne est la viticulture, exportatrice et source de devises : la méthode ancestrale du kvevri produit des vins particuliers -dits parfois oranges- à partir de plusieurs centaines de cépages comme l’ odjaleschi inconnus en Europe. les cultures de thé et de noisettes sont également sources d’exportation. Énergie [ modifier | modifier le code ]

Le transit du pétrole de la mer Caspienne est assuré par différents oléoduc comme celui de Bakou à Soupsa, celui de Bakou à Batoumi ou celui de Bakou à Ceyhan par Tbilissi. En 2009, la production nationale, faible, était de 995 barils par jour, la consommation de 13 000 barils par jour.

Le transit du gaz de la mer Caspienne est assuré par différents gazoduc dont celui de Bakou à Erzerum par Tbilissi. En 2008, une production nationale, faible, dégageait 8 millions de mètres cubes, la consommation était de 1,73 milliard de mètres cubes. Finance [ modifier | modifier le code ]

Le tourisme est une composante importante de l’économie de la Géorgie. Le tourisme international est en croissance rapide. En 2015, cette activité employait 158 500 personnes, produisant 6,7 % du PIB, fournissant des revenus de 1,94 milliard de dollars, soit 8,3 % de plus qu’en 2014 [12 ].

Le corridor transcaucasien a initialement constitué une branche de la route de la soie par laquelle les caravanes gagnaient l’Europe à partir de l’Asie. Au début du XX e siècle il a permis la construction des premiers oléoducs acheminant le pétrole de Bakou. Au début du XXI e siècle il accueilli de nouvelles infrastructures pour le transport des hydrocarbures caspiens vers l’Europe, par la Turquie. Il est aujourd’hui privilégié par la Chine — soucieuse de disposer d’une alternative évitant tant la Russie que l’Iran — pour le transport de marchandises, via le Kazakhstan et le Turkménistan, la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, avant d’atteindre l’Europe [13 ] , [14 ] , [15 ] , [16 ] , [17 ]. Transport ferroviaire [ modifier | modifier le code ]

Si les ports de Batoumi et de Poti sont les ports historiques de la Géorgie, un projet de port en eaux profondes est lancé à Anaklia, avec également l’aide la Chine : il permettra d’accueillir les porte-conteneurs transitant d’Est vers l’Ouest et vice-versa [19 ]. Transport aérien [ modifier | modifier le code ]

Parmi les compagnies de transports aériens privés peuvent être citées Georgian Airways qui dessert en particulier l’Europe, Georgian International Airlines et Fly Georgia. Contexte social [ modifier | modifier le code ] Pauvreté [ modifier | modifier le code ]

La pauvreté subsiste sur le territoire géorgien d’une manière hétérogène entre les agglomérations urbaines (18,6 % des habitants de Tbilissi vivaient avec moins de 2,5 dollars par jour en 2014) et les zones rurales (51,9 % des habitants étaient dans le même cas, la même année, dans la région administrative de Kartlie intérieure) [20 ]. Personnalités du monde des affaires [ modifier | modifier le code ]

La libéralisation de l’économie et les privatisations menées de pair, ont encouragé la création d’un milieu d’affaires international. Ainsi, les personnalités impliquées ont souvent conservé une partie de leur activité en Géorgie ; parfois, elles sont entrées en politique, ou ont soutenu des partis politiques géorgiens. Elles œuvrent aujourd’hui indifféremment dans d’autres pays comme la Russie, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Turquie ou Israël, sous leur nom d’origine ou sous des patronymes modifiés.

Plus d’une dizaine d’entre elles peuvent être recensées, et quelques-unes apparaissent –ou sont apparues- dans les classements mondiaux de fortune personnelle comme Kakha Bendoukidze (1956-2014), Ivane Chkhartishvili [21 ], Alexandre Ebralidze, Amiran Giorgadze [22 ], Kote Gogelia [23 ], David Yakobashvili [24 ], Bidzina Ivanichvili, Kibar Kalvashi [25 ], Bezo Khardziani (?-2015) [26 ], Mikheil Khubutia [27 ], Davit Kodua [28 ], Tamaz Nizharadze [29 ], Lasha Papashvili [30 ], Badri Patarkatsishvili (1955-2008), Temur Sepiashvili (dit Tamir Sapir) [31 ], Levan Vasadze [32 ].

Le magazine Forbes en mentionne trois dans son classement 2016, Bidzina Ivanichvili, en Géorgie, pour 4,5 milliards de dollars [33 ], Tamir Sapir, aux Etats-Unis, pour 1,4 milliard de dollars [34 ], David Yakobishvili, en Russie, pour 1,2 milliard de dollars [35 ]. Facteur migratoire [ modifier | modifier le code ]