Fréquence cardiaque — wikipédia electricity joules

La manière la plus simple d’évaluer le rythme cardiaque est de prendre le pouls. Cela consiste à appuyer avec un ou plusieurs doigts à travers la peau sur une artère contre un os ; la pulpe des doigts permet de sentir les gonflements de l’artère dus à l’augmentation de la pression artérielle par la contraction du cœur ( systole).

Il est parfois recommandé de mesurer le pouls avec des doigts autres que le pouce. Pourtant, le pouce bénéficie d’une sensibilité supérieure à celle des autres doigts, il est donc mieux adapté à la mesure du pouls, dans la plupart des cas [3 ].

Le pouls est plus facilement perceptible avec les grosses artères que sont les artères carotide et fémorales (pouls centraux). La prise de pouls au poignet (pouls radial) est plus confortable, mais il peut arriver que l’on sente les pouls centraux et pas le pouls radial, notamment si la pression artérielle est basse ; cette situation est fréquente chez une personne ayant des problèmes de santé, et notamment en cas d’accident ou de malaise.

• une évaluation de la fréquence cardiaque (battements par minute) et de la régularité du rythme cardiaque sur un pouls central. Le pouls carotidien est plus accessible, et la proximité du sexe rend la prise du pouls fémoral délicate ; cette évaluation se fera donc en priorité sur le pouls carotidien, sauf si son accès est difficile (par exemple cou adipeux, présence d’un collier cervical) ;

• une vérification de la présence et de la symétrie du pouls radial : si le pouls radial est absent des deux côtés, cela peut indiquer une faible pression artérielle ; s’il n’est perçu que d’un côté, cela peut indiquer une compression de l’artère ou une hémorragie du côté où il n’est pas perçu, notamment en cas de traumatisme ( fracture, luxation) du membre supérieur, ou de compression ( incarcération dans un véhicule, compression par un objet lourd, un effondrement…) ;

• ces éléments sont à corroborer avec d’autres éléments extérieurs comme la présence de pâleurs au niveau des muqueuses, de sueurs froides et un temps long de recoloration des ongles après pression (voir l’article Collapsus), une froideur des extrémités, des sensations de fourmillement, voire des examens chiffrés (comme la prise de tension).

Chez une personne qui ne respire pas, sans réaction aux stimulations, l’absence des pouls centraux signe un tableau d’ arrêt cardio-respiratoire et conduit à entreprendre immédiatement une réanimation cardiopulmonaire. L’arrêt cardio-respiratoire entraine la majorité du temps un arrêt cardiaque en raison d’un manque d’oxygène au niveau de cœur. À ce moment, la réanimation cardiaque est entreprise. Autres méthodes [ modifier | modifier le code ]

• méthode électrocardiographique : la contraction cyclique du muscle cardiaque est secondaire à une dépolarisation des membranes cellulaires qui est détectée par des électrodes situées sur la peau. L’enregistrement en temps-réel sous forme de tracé sur un scope est un moyen simple de surveillance automatisée de la fréquence cardiaque (ceinture thoracique avec boîtier cardio fréquence mètre).

• méthode oxymétrique : méthode non invasive (non traumatique) par pose d’un capteur au bout d’un doigt (cardiobague IR) ou sur l’oreille, analysant en temps réel la variation de couleur du sang suivant son oxygénation. Cette variation est cyclique, synchrone du rythme cardiaque.

Chez un patient hospitalisé en soins intensifs, plusieurs méthodes sont employées simultanément : la concordance des chiffres retrouvés est ainsi un indice fiable de la bonne utilisation des différentes techniques qui apportent chacune leurs propres renseignements, en plus du rythme cardiaque.

Les algorithmes utilisées pour la détermination automatique de la fréquence cardiaque sont à base de seuillage : le dépassement d’un seuil préfixé par l’amplitude du signal analysé constitue un « top », le temps entre deux « tops » permettant le calcul de la fréquence instantanée. Souvent, cette dernière est lissée (moyennée) sur quelques battements. Si le signal est faible, parasité ou erratique (dans ce dernier cas par anomalie du fonctionnement du cœur), la fréquence inscrite est faussée, pouvant déclencher à tort, certaines alarmes. Troubles [ modifier | modifier le code ]

Une fréquence cardiaque élevée au repos est en rapport avec un risque plus important de mort par maladie cardio-vasculaire, et ce, tant chez le sujet sain [4 ] que chez le sujet déjà atteint d’une maladie cardio-vasculaire [5 ]. Ce facteur de risque semble être indépendant des autres facteurs connus (âge, diabète, tabagisme…).

La baisse artificielle de la fréquence cardiaque, telle qu’elle peut être faite par certains médicaments (bêta-bloquants [6 ] ou ivabradine [7 ]) semble améliorer le pronostic en cas d’ insuffisance cardiaque après infarctus du myocarde. Il semble s’agir d’une voie prometteuse [8 ]. Notes et références [ modifier | modifier le code ]