Granulé de bois — wikipédia impact of electricity in the 1920s

####

• Lors du choc pétrolier, aux États-Unis et en France d’abord, la crise de l’énergie a relancé le chauffage au bois, et a favorisé l’émergence d’une quinzaine de granulateurs. Ceux-ci ont souvent disparu avec la chute des cours du pétrole lors du contre-choc pétrolier ;

• À la fin des années 1990, en Europe, les pays du nord (Allemagne notamment) ont relancé de nouveaux concepts de chaudière grosse puissance et de poêle automatisé à granulé de bois. Vers 2002 avec l’extension du marché, la France a suivi, avec l’accueil d’un granulateur franco-italien en Savoie puis, bien que le marché soit resté étroit (seulement 1 % des 500 000 à 600 000 chaudières vendues dans la période 2005-2009 fonctionnent à partir du granulé, 15 000 à 20 000 poêles [sur un marché estimé à 500 000] [1 ]), la filière a repris de la vigueur avec en 2009 environ une cinquantaine d’entreprises produisant du granulé de bois. Il s’agit d’entreprises issues de la filière bois, mais aussi de spécialistes de la déshydratation/compression de luzerne ou betterave produisant des granulés pour l’ alimentation animale ;

• À titre d’exemple, mi-2009, 350 000 t de granulés sont annuellement fabriqués pour 300 000 t/an consommées (le reste étant exporté). Une nouvelle grosse usine de production est prévue dans les Landes. En 2009, pour le chauffage le granulé est environ 30 % moins cher que le fioul, trois fois moins coûteux que l’électricité, et moins sensible que le fioul aux fluctuations de prix, bien que soumis à de faibles variations. L’augmentation du nombre des producteurs et revendeurs, ainsi que l’utilisation croissante de bois, voire d’énergie solaire (en substitut au fuel/ gaz) pour le séchage des granulés devraient diminuer la part de l’impact des transports sur le bilan carbone des granulés. En 2014 un premier réseau de machines-distributeurs en libre-service de pellets 24h/24 est ouvert [2 ]. En 2017 ces machines (réapprovisionnées par camion souffleur) existent dans plusieurs régions.

• le poêle ou la chaudière à granulés peuvent fonctionner de manière entièrement automatique grâce à une alimentation en combustible mécanisée ; avec un réglage permettant théoriquement mieux de minimiser les émissions de composés organiques volatils (COV), goudrons et dioxines [réf. nécessaire] (par rapport aux bûches) ;

• ils sont livrables par camion-citerne adapté (le combustible est soufflé dans le silo en quelques minutes à l’aide d’un tuyau d’ air comprimé) – ou par palettes de 66 sacs représentant au total environ une tonne (un sac pèse environ 15 kg).

Si vous connaissez le sujet dont traite l’article, merci de le reprendre à partir de sources pertinentes en utilisant notamment les notes de fin de page. Vous pouvez également laisser un mot d’explication en page de discussion ( modifier l’article).

• L’appareil demande une maintenance souvent annuelle et un nettoyage régulier (au minimum tous les deux mois (cendres) pour les systèmes automatiques, jusqu’à deux fois par semaine pour les systèmes plus rustiques, ce qui est plutôt moindre que pour une cheminée ou un poêle produisant un chauffage équivalent).

• Le bilan environnemental est meilleur que celui du charbon, pétrole et gaz, mais légèrement moins bon que celui de la bûche (si elle est brûlée avec le même rendement, ce qui est rare en 2013), car la production (et le conditionnement en sacs plastique) du granulé consomme plus d’énergie que celle d’une bûche, ceci étant à pondérer par le fait que les granulés peuvent « valoriser » des déchets de bois qui seraient de toute façon produits [6 ] , [7 ].

• Les granulés nécessitent un stockage à l’abri complet de l’humidité. Ils sont stockables en sacs ou dans un silo correspondant souvent à la consommation annuelle. Une humidité trop importante (plus de 10 %), peut poser des problèmes de combustion.

• Densité énergétique (kJ/m 3 ou kWh/m 3) par rapport aux plaquettes forestières : quatre fois supérieure, ce qui les rend intéressantes pour des projets de chaudière individuelles dont les puissances sont comprises entre 10 et 30 kW (ou plus en Europe du Nord où une fiscalité « écologique » favorise aussi les grands projets de réseau de chaleur alimentés par le bois sauf si la plaquette forestière est technologiquement utilisable car d’un coût inférieur de 30 % et à production réellement proche.

Ces poêles sont programmables, possèdent une télécommande (marche/arrêt, réglage de puissance et surtout plages horaires de fonctionnement). Le réservoir intégré correspond à une autonomie approximative d’une journée de consommation en fonction de la puissance en kW. Ces poêles chauffent généralement par soufflerie frontale (quelques fabricants proposent des poêles à convection naturelle, de ce fait beaucoup moins bruyants). Depuis le 1 er janvier 2011 la plupart de ces poêles ouvrent droit en France à un crédit d’impôts (en 2015, 25 % sur le prix TTC du matériel installé par une entreprise qualifiée R.G.E.). L’installation d’un poêle à granulés est relativement simple, même si vous n’avez pas de conduit de cheminée.

Ces chaudières sont entièrement automatiques. Elles apportent les mêmes prestations de confort que les chaudières au fioul ou au gaz. Elles possèdent un stockage permettant une autonomie d’une année de chauffe (chauffage et eau chaude sanitaire). Ce stockage est peu volumineux, en moyenne 5 m 2 au sol, en raison de la forte densité du granulé de bois.

• Depuis fin 2009 les usines de production, commençant à manquer de sciures, transforment du bois rond de petits diamètres (résineux) à coût final élevé (Surcoût d’environ 10 euros la tonne de granulés) et parfois difficiles à écorcer ce qui ne manquera pas de poser des problèmes de qualité modifiant à la hausse l’énergie grise consommée pour le produire.

À fin 2009, la production européenne est de l’ordre de 6 millions de tonnes et était estimée à 12 millions de tonnes en 2011 [14 ]. Elle consomme ainsi la quasi-totalité de sa production de sciure. Elle est devenue importatrice de granulés sans pour autant freiner la vente des poêles et chaudières dont l’achat est toujours subventionné. Le marché des granulés en France [ modifier | modifier le code ]

D’après le SNPGB (Syndicat National des producteurs de Granulés de Bois), la capacité de production de granulés en France devrait croître rapidement. En 2011, la France produisait moins de 600 000 tonnes de granulés alors que l’Allemagne frôlait les 1,6 million de tonnes produites. Selon une étude du même syndicat, la France devrait atteindre le million de tonnes en 2014 [15 ]. Autres usages [ modifier | modifier le code ]

On utilise aussi les granulés de bois comme litière pour les animaux, notamment la litière pour chevaux ou de chats. En effet, ces granulés présentent une forte capacité d’absorption du fait de leur grande porosité. On utilise aussi les granulés de bois dans la confection des panneaux agglomérés. Notes et références [ modifier | modifier le code ]