Ig farben — wikipédia k electric jobs 2015

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Pendant la Première Guerre mondiale, la « petite IG Farben » a une position hégémonique et de monopole sur le territoire allemand. Plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale, la « grande IG Farben » prétendra avoir perdu 203 millions de marks en raison des dédommagements imposés par le Traité electricity schoolhouse rock de Versailles et des discriminations commerciales qui ont suivi [2 ]. La défaite allemande en 1918 porte un coup relativement rude à l’industrie chimique allemande, car les Alliés confisquent tous ses actifs à l’étranger mais aucune infrastructure sur le territoire allemand n’a été détruite. Afin de faciliter et d’accélérer le retour d’IG-Farben sur la scène mondiale, six grandes sociétés chimiques décident de fusionner :

Juridiquement, il s’agit d’une « fusion-acquisition ». BASF y joue le rôle de la société acquérante en procédant à une augmentation de capital. Le siège de la nouvelle société est établi à Francfort-sur-le-Main. La marque Bayer désignait l’ensemble des médicaments d’IG Farben et la marque Agfa les produits 4 main gases in the atmosphere photographiques (pellicules, appareils photos, optique).

Durant la guerre, IG Farben soutient financièrement le gouvernement nazi qui veut l’associer dès 1940 à l’ Ordre économique nouveau, en lui permettant de bénéficier d’une main d’œuvre peu chère (début 1941, IG employait 12 360 étrangers, dont 2 162 prisonniers de guerre [6 ]) et d’un « bloc économique allant de Bordeaux à Sofia » [7 ], et tout en poursuivant une stratégie de cartel visant à dominer le marché mondial de la chimie des colorants de l’après-guerre [8 ]. Durant cette période de conflit, la direction de l’entreprise n’adhère pas totalement à la stratégie nazie qui envisageait notamment, une fois la guerre terminée, de délocaliser dans les pays périphériques la chimie allemande [9 ]. La victoire des Alliés sur l’Allemagne s’est aussi conclue par electricity distribution vs transmission le déclin d’ IG Farben [8 ].

En 1939, IG Farben profite de l’ Anschluss pour acquérir la totalité de l’industrie chimique autrichienne. Dans le même temps, l’entreprise veille à ne pas entrer en concurrence avec des entreprises d’État (dont le Reichswerke Hermann Goering) ou des concurrents privés allemands (qui n’existaient pas dans le secteur des colorants) [10 ]. Elle fera de même dans les pays occupés durant toute la Seconde Guerre mondiale, en particulier en France en zone occupée avec la création de la société Francolor (filiale à 51 % d’ IG Farben) [10 ].

En novembre 1940, Hermann Göring (chef du Plan économique de quatre ans) négocie avec la société I.G. Farbenindustrie l’installation d’une usine en Silésie, dans le territoire du village de Dwory, sur une zone d’activité qui accueillera aussi des usines de Krupp, Siemens et d’autres mp electricity bill payment online jabalpur, à 7 kilomètres environ au nord-est du camp d’Auschwitz, choisie car bien reliée à Berlin, Varsovie, Vienne ou Lemberg.

De 1939 à fin 1941, IG Farben réclame peu de travailleurs étrangers et/ou forcés, puis de 1942 à fin 1944, il en demande de plus en plus (plus que la moyenne des autres industries allemandes), alors que le groupe concentrait sa production en Allemagne centrale et de l’est moins peuplée. Même dans ses usines de Leverkusen et Hoechst situées plus à l’ouest et utilisant le plus de civils salariés, IG farben dépassait la moyenne allemande de 7,1 % de travail forcé avec des taux de 36,4 % à 29,3 % [11 ]. De plus, dès 1942, Farben fait transférer des « groupes entiers (y compris chimistes et contremaîtres) » des usines Francolor (filiale du groupe) dans ses usines de Ludwigshafen et Oppau pour ne pas avoir à produire aussi à l’ouest [12 ] semble-t-il aussi pour limiter les risques de voir son savoir-faire passer à l’étranger, ce qu’il payera après la libération car cet hégémonisme a encouragé les Alliés à casser l’outil de production d’IG Farben o gastronomico en 1945. Le 27 mars 1941, les SS du camp d’Auschwitz s’accordent avec les dirigeants d’IG Farben sur le fait que la journée de travail des prisonniers serait de 10-11 heures en été et de 9 heures en hiver, pour une location de 4 marks par jour pour des ouvriers qualifiés et de 1,5 mark/jour pour les ouvriers non qualifiés ; ce prix augmentera à partir de mai 1943 (jusqu’à 6 marks/jour pour un ouvrier qualifié prisonnier et 4 marks/jour pour un ouvrier x men electricity mutant non qualifié, soit deux fois moins qu’un salaire d’ouvrier libre (1 mark valait alors environ 2 euros) ; ces ouvriers mouraient généralement d’épuisement en 6 mois environ [13 ].

IG Farben finance le camp de Monowitz-Buna (ou Auschwitz III), qui est un sous-camp dépendant d’ Auschwitz, construit en octobre 1942 comme un Arbeitslager (camp de travail) mais comprenant une forte composante d’extermination. Il contiendra environ 12 000 prisonniers, surtout Juifs, sans femmes, avec quelques prisonniers de droit commun et politiques. Les détenus feront à pied les 14 km/jour pour aller et revenir à l’usine, avant qu’un train ne leur fasse faire la route. Dès mi-avril 1941, IG Farben construit son usine avec de nombreux prisonniers loués aux nazis (en provenance du camp de concentration d’ Auschwitz, voisin). L’usine doit aussi produire de l’ essence synthétique. Les Allemands avaient besoin de ce caoutchouc synthétique, car ils ne disposaient pas de colonie riche en hévéas (comme les colonies static electricity examples britanniques ou françaises d’Asie). L’Allemagne avait entamé une production de caoutchouc synthétique dès la Première Guerre mondiale, mais durant la Seconde Guerre mondiale, IG Farben, à cause notamment des bombardements alliés, semble n’avoir pas pu produire de caoutchouc synthétique à Auschwitz.

En juin 1943, pour contourner la pénurie de caoutchouc, un Kommando extérieur de prisonnières (comprenant des agronomes) a été créé à Raïsko, ainsi qu’une station expérimentale devant cultiver des plantes à latex, dont un pissenlit (le « kok-saghyz »), mais sans pouvoir assurer une production industriellement satisfaisante. (Ce « kommando » a inclus les résistantes du groupe de Charlotte Delbo).

Comme toute l’industrie chimique allemande, IG Farben automatise les procédures lourdes de la production, ce qui lui permet d’augmenter de 67 % son taux de main-d’œuvre féminine m gastrocnemius de 1938 à 1940, soit trois fois plus que l’industrie allemande qui en moyenne ne l’a augmenté « que » de 12,6 % (avec un chiffre réel des femmes au travail en Allemagne demeurant presque constant) [10 ].

IG Farben poursuit sa stratégie agressive de cartels internationaux pour à la fois stabiliser et se répartir le marché mondial, avec une politique de négociations commerciales, voire d’aide et orientation du développement des « jeunes pays » pour y créer une demande et des marchés [4 ]. C’est pourquoi le groupe se garde de rendre visible ses projets hégémoniques et déclare au Reich ne souhaiter dans le nouvel ordre industriel préparé par les nazis qu’ « une position de leader » correspondant à ses compétences techniques, économique et scientifique. Dans ce cadre, elle dira avoir cherché gas finder mn à négocier des accords de cartels avec ses concurrents étrangers et dans les pays occupés, sans volonté de pillage et en ayant limité ses exigences à la propriété pour moitié des principales usines de colorants et en ne demandant que la fermeture immédiate de quelques entreprises concurrentes [14 ]. Le groupe s’oppose ainsi au programme nettement plus dirigiste et bureaucratique du D r Claus Ungewitter (responsable du Groupement économique pour l’industrie chimique [15 ] qui visait un grand plan directeur construit par le ministère nazi de l’Économie destiné à dominer le marché de la chimie de toute l’Europe, mis en œuvre par un cartel d’encadrement constitué des cartels européens et des syndicats dirigés par des directeurs de sociétés allemandes et supervisés par l’État nazi qui ferait passer ses intérêts avant ceux de IG Farben [16 ].

De plus, l’une de ses filiales, la Degesch, produisant le gaz Zyklon B, initialement utilisé comme insecticide et raticide, en produira de grandes quantités pour les nazis qui les utiliseront dans les chambres à gaz de certains camps d’extermination. Pour satisfaire à la demande types of electricity tariff grandissante de main-d’œuvre, la société exploita aussi des travailleurs forcés dans plusieurs camps de travail. Au faîte de sa puissance, le conglomérat employa environ 190 000 personnes, dont 80 000 travailleurs forcés.