Îles britanniques — wikipédia gas and sand

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Les îles Britanniques (ou la Grande-Bretagne et l’Irlande ou les îles Anglo-Celtes en Irlande où le terme îles Britanniques n’est pas reconnu [Note 1 ]) forment un archipel de l’ océan Atlantique situé au nord-ouest de l’ Europe continentale comprenant principalement la Grande-Bretagne et l’ Irlande ainsi que de nombreuses îles plus petites situées à proximité telles que l’ île de Man, les îles Scilly, les Hébrides, les Shetland et les Orcades, pour un total de plus de 6 000 îles soit une superficie de 528 200 km 2.

Politiquement, l’archipel est divisé depuis 1922 en deux États souverains, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (composé de quatre nations constitutives : Angleterre, Pays de Galles, Écosse et Irlande du Nord) et l’ Irlande [Note 2 ], auxquelles on adjoint trois dépendances de la Couronne britannique, l’ île de Man et, dans les îles Anglo-Normandes, les bailliages de Guernesey et de Jersey. En jèrriais, variante jersiaise du normand, on emploie aussi le vocable d’ Îles Britanniques [1 ].

Pourtant le terme anglais « British Isles » appartient à la terminologie britannique et en tant que tel, est contesté par l’Irlande, qui considère qu’il implique nécessairement une connotation politique. Pour cette raison, il n’est pas mentionné dans les textes officiels du gouvernement irlandais et en septembre 2005, le ministre des Affaires étrangères, Dermot Ahern, a déclaré :

« Îles Britanniques n’est pas un terme officiellement reconnu dans le contexte juridique ou intergouvernemental. Il ne possède aucun statut officiel. Le gouvernement, y compris le ministère des Affaires étrangères, n’emploie pas ce terme [3 ]. »

En revanche, les partisans de la terminologie britannique affirment que « British Isles » est un terme purement géographique, car il remonte à l’antiquité. En effet, vers 320 av. J.-C., Pytheas mentionnait les Πρεττανικη, des îles de l’Atlantique nord, même si les Grecs employaient aussi le mot Ἀλβίων, qui a donné, entre autres, le français Albion et le gaélique Alba.

Toutefois, l’expression française « Îles Britanniques » ne daterait que de 1834. Pour sa part, le moteur de recherche Google Books ne présente aucune occurrence de l’expression avant 1757 avec un grand pic à partir des années 1780, avec l’ascension du second Empire britannique [4 ]. Géographie [ modifier | modifier le code ]

• L’ Âge de glace laisse un paysage montagnard froid et humide. Les terres servaient surtout à l’élevage de bétail. La production agricole et artisanale était ainsi limitée (en Écosse, on ne retrouve pas de trace d’activité de poterie), la population était beaucoup moins dense qu’en Europe. Par conséquent, l’organisation politique n’était pas très développée.

• Jusqu’au VI e millénaire av. J.-C., ce que nous appelons « Grande-Bretagne » était reliée à l’ Europe continentale par un territoire presque aussi vaste appelée Doggerland, qui se trouvait alors dans la partie méridionale de la mer du Nord.

La population néolithique présente sur les îles développa les techniques d’agriculture afin de mieux rentabiliser les terres en les rendant plus fertiles. La construction de Stonehenge, au sud de l’Angleterre, montre que les structures religieuses simples se complexifient et sont ritualisées.

Vers 1000 av. J.-C., les Celtes venus du Nord de l’Europe, après avoir traversé l’Ouest du continent en passant par la Gaule, arrivent dans les îles Britanniques, d’abord en Irlande avec les Gaëls et en Écosse avec les Pictes, puis plus tardivement le sud et l’est de la Grande-Bretagne avec les Bretons. Civilisation guerrière très hiérarchisée dominée par une classe aristocratique, celle-ci se caractérise notamment par l’édification d’ oppidums et le développement d’une industrie métallurgique.

En 55 av. J.-C., l’ Empire romain convoitant les richesses minières des îles britanniques, entame, avec Jules César, la Conquête de la Grande-Bretagne. Durant cette occupation qui durera jusqu’au début du V e siècle, les romains développèrent un réseau routier et un tissu urbain qui sera à l’origine des villes britanniques modernes. Ils mèneront aussi auprès des peuplades celtes une politique d’assimilation, notamment chez les Bretons qui, presque romanisées, deviendront alors des Britto-romains, civilisation métissée, à la fois celte et romaine. Les autres peuples celtiques, notamment ceux d’Écosse et d’Irlande ainsi que des Bretons de l’ouest, échappant au joug de Rome et donc peu réceptif à cette stratégie, conserveront cette culture celte, attitude qu’ils garderont lors de l’arrivée des anglo-saxons. Saxons et Vikings [ modifier | modifier le code ]

Entre 1801 et 1922, la Grande-Bretagne et l’Irlande formaient le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande par l’ Acte d’Union de 1800. À la suite de la Guerre d’indépendance irlandaise, 6 comtés de l’ Irlande du Nord ayant une forte majorité protestante restent rattachés au Royaume-Uni, les 26 autres constituent l’ État libre d’Irlande qui devient une république en 1949.

• Circulation entre les îles : depuis l’indépendance de l’Irlande, une zone de libre circulation a continué d’exister à travers toutes les régions. En 1997, l’ Union européenne a officiellement reconnu dans le traité d’Amsterdam une « Zone Commune de circulation ».

Le conseil britannico-irlandais (en anglais British–Irish Council, soit BIC) a été créé en 1999 à la suite de l’ accord de Belfast (ou accord du Vendredi Saint) de 1998. Il est composé de tous les partis politiques des îles. Économie [ modifier | modifier le code ] Population [ modifier | modifier le code ] Démographie [ modifier | modifier le code ]

80 % de la population des îles Britanniques est concentrée en Angleterre. En Irlande, en Écosse et au pays de Galles, la population est la plus dense près de leurs capitales respectives, dans leurs alentours. Les agglomérations de population les plus importantes (de plus de 1 million d’habitants) sont situées dans les zones suivantes :

La population en Angleterre a sans cesse augmenté tout au long des décennies, tandis que celles d’Écosse et du pays de Galles ont peu augmenté pendant le XX e siècle – la population en Écosse n’ayant pas changé depuis 1951. L’Irlande porte aujourd’hui encore des traces de la Grande Famine qui y a sévi entre 1845 et 1849, voire 1951 : la population ne représente plus alors que moins d’un dixième de la population des îles Britanniques, des millions de victimes décèdent, d’autres émigrent massivement vers le Royaume-Uni ou les États-Unis. Culture [ modifier | modifier le code ] Notes et références [ modifier | modifier le code ] Notes [ modifier | modifier le code ]