Imagerie médicale — wikipédia gas x side effects liver

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Les débuts de l’imagerie médicale sont la conséquence des travaux de Wilhelm Röntgen sur les rayons X [1 ]. En travaillant sur les rayons cathodiques en 1895, il effectue une expérience qui consiste à décharger le courant d’une bobine de Ruhmkorff dans un tube à vide placé gas near me open now dans une boite en carton. Il parvient à observer la fluorescence d’un écran de platinocyanure de baryum situé à l’extérieur de celle-ci [2 ] , [3 ]. Après avoir renouvelé l’expérience avec plusieurs matériaux, il remarque que ces rayonnements sont capables de traverser la matière. Il remarque également que la densité sur l’écran dépend du matériau traversé comme du papier, du caoutchouc, du verre ou du bois. Il a alors l’idée de placer sa main devant le tube et observe « des ombres plus sombres de l’os sur l’image que les ombres de la main [2 ] ». Il s’agit donc de ce qui va devenir le principe de la radiographie. D’autres essais le conduisent à l’utilisation de films photographiques dont les premiers clichés anatomiques radiographiques sur sa femme Anna Berthe Roentgen le 22 décembre 1895 [4 ]. Wilhelm Röntgen reçoit le premier prix Nobel de physique en 1901 « en témoignage des services extraordinaires rendus par sa découverte des remarquables rayons ultérieurement nommés d’après lui [5 ] ».

Dès la fin des années 1920, on injecte du « Radium C » à un malade pour suivre la circulation sanguine à l’aide electricity magnetism d’un compteur de Geiger-Müller inventé en 1928. Par la suite en 1934, la radioactivité artificielle est découverte par Irène et Frédéric Joliot-Curie. On peut à partir de ce moment créer des isotopes (actuellement appelés radionucléides). En 1938, on arrive à produire de l’iode 131, qui est immédiatement utilisé en médecine pour des explorations et traitements de maladies thyroïdiennes (cancer et hyperthyroïdie). Puis la découverte du Technétium (99Tc) en 1937 par Emilio Segré l’atome n o 43 alors manquant de la table de Mendeleiev. La découverte d’un isomère émetteur gamma (le 99mTc) et la possibilité de le produire dans un service médical sous forme d’un générateur a permis le marquage de différentes molécules permettant l’essor de la scintigraphie.

Le but de l’imagerie médicale est de créer une représentation visuelle intelligible d’une information à caractère médical. Cette problématique s’inscrit plus globalement dans le cadre de l’ image scientifique et technique : l’objectif est en effet de pouvoir représenter sous un format relativement simple une gas news uk grande quantité d’informations issues d’une multitude de mesures acquises selon un mode bien défini.

Suivant les techniques utilisées, les examens d’imagerie médicale permettent d’obtenir des informations sur l’anatomie des organes (leur taille, leur volume, leur localisation, la forme d’une éventuelle lésion, etc.) ou sur leur fonctionnement (leur physiologie, leur métabolisme, etc.). Dans le premier cas on parle d’imagerie structurelle et dans le second d’imagerie fonctionnelle.

Parmi les méthodes d’imagerie structurelles gas x coupon 2014 les plus couramment employées en médecine, on peut citer d’une part les méthodes basées soit sur les rayons X ( radiologie conventionnelle, radiologie digitale, tomodensitomètre ou CT-scan, angiographie, etc.) soit sur la résonance magnétique nucléaire ( IRM), les méthodes échographiques (qui utilisent les ultra-sons), et enfin les méthodes optiques (qui utilisent les rayons lumineux).

Les méthodes d’imagerie fonctionnelles sont aussi très variées. Elles regroupent les techniques de médecine nucléaire ( TEP, TEMP) basés sur l’émission de positons ou de rayons gamma par des traceurs radioactifs qui, après injection, se concentrent dans les régions mp electricity bill pay indore d’intense activité métabolique, notamment dans le cas des métastases osseuses survenant dans un milieu dense, les techniques électrophysiologiques qui mesurent les modifications de l’état électrochimique des tissus (en particulier en lien avec l’ activité nerveuse), les techniques issues des l’IRM dite fonctionnelle ou encore les mesures thermographiques ou de spectroscopie infra-rouge.

• Imagerie par résonance magnétique (IRM), utilisant l’effet d’un champ magnétique intense sur le spin des protons. C’est un procédé tomographique, permettant d’obtenir des « coupes virtuelles » du corps suivant trois plans de l’espace (coupe sagittale, coupe coronale et coupe axiale). En fonction des paramètres choisis, l’IRM permet d’obtenir des images très contrastées de certains tissus en fonction de leurs propriétés histologiques. C’est donc un outil particulièrement utilisé en imagerie cérébrale. Les examens IRM sont considérés à ce jour sans risque sur l’organisme. Cependant, tout objet ferromagnétique, sensible au champ magnétique electricity wikipedia simple english ( piercing, pacemaker, certaines prothèses, etc.), est dangereux.

Elle est utilisée en médecine humaine pour explorer (scintigraphie) et traiter des patients ( radiothérapie interne vectorisée). Elle est aussi utilisée en laboratoire ( dosages radioimmunologiques ou RIA). Les techniques de scintigraphie (médecine nucléaire) reposent sur l’utilisation d’un traceur radioactif qui émet des rayonnements détectables par les appareils de mesure. Ces molécules v lab electricity marquées par la radioactivité ( radiopharmaceutiques) sont choisies pour se fixer préférentiellement sur certaines cellules ou tracer certaines fonctions de l’organisme. Une image de la biodistribution de la radioactivité est réalisée et interprétée par un médecin. Des paramètres peuvent être calculés ( fraction d’éjection du ventricule, activité relative de chacun des deux reins…). Les images obtenues peuvent être planaires ou reconstruites sous formes de coupes (tomoscintigraphie).

• Tomographie par émission de positons (TEP ou PET) : elle utilise le plus souvent le fluorodésoxyglucose, un analogue du glucose marqué par un radioisotope le 18F émettant des positons Ces positons interagissent dans la matière et deux photons de 0,511 MeV sont émis en coïncidence permettant la détection. Le fluor 18 permet de voir les cellules à fort métabolisme, comme par exemples, les cellules cancéreuses, les infections, etc.

Les radionucléides les plus utilisés sont le 99mTc en scintigraphie conventionnelle et le 18F en scintigraphie par émission de positons. Les radionucléides utilisés ont le plus souvent des périodes physiques très courtes (six heures pour le 99mTc, deux heures pour le 18F). À la décroissance liée à la période electricity invented timeline physique du radionucléide s’ajoute celle liée à la période biologique.

Les scintigraphies les plus courantes sont la scintigraphie osseuse, la scintigraphie pulmonaire de ventilation et perfusion, la scintigraphie thyroïdienne, la scintigraphie du myocarde, la détermination de la Fraction d’Ejection Ventriculaire gauche… Mais pratiquement tous les organes et toutes les fonctions peuvent youtube gas station karaoke être explorées par cette méthode.

L’utilisation de rayons X est d’usage courant. Ces rayonnements, comme les rayons gamma sont ionisants et donc dangereux. En particulier, l’irradiation d’une cellule en phase de mitose peut provoquer une mutation de l’ ADN et qui peut provoquer l’apparition d’un cancer à terme. Toutefois, grâce aux mesures de radioprotection, le risque inhérent aux examens X est limité autant que possible.

Aux États-Unis, en 2010, la FDA a décidé de resserrer son contrôle, estimant que la tomographie par rayons X (scanner) et la fluororoscopie sont les principaux examens expliquant l’augmentation de l’exposition aux rayonnements ionisants des patients; selon l’ institut américain du cancer, ces surdoses induiraient 29 000 cancers par an supplémentaire et 15 000 décès dans le pays [7 ].

• OCT plein champ. C’est la plus performante des techniques OCT. L’image obtenue est une biopsie optique virtuelle. C’est une technologie en développement qui permet, grâce à sa résolution (1 µm dans les trois dimensions X, Y, Z) de voir l’organisation cellulaire en 3 dimensions. Les images son réalisées en plan, à la manière de photos prises au-dessus du tissu, mais à différentes electricity distribution costs profondeurs sous la surface du tissu observé. Cette technique utilise une source lumineuse blanche (spectre large).

La multiplication des techniques et leur complémentarité poussent les progrès dans la direction d’une imagerie dite multimodale dans laquelle les données issues de plusieurs technologies acquises simultanément ou non sont recalées, c’est-à-dire mises en correspondance au sein d’un même document. On pourra par exemple superposer sur une même image la morphologie des contour du cœur obtenue par IRM avec une information sur la mobilité des parois obtenues par échographie Doppler. Les appareils récents d’imagerie, « interopérables » permettent parfois de produire des images multimodales au cours d’un seul examen (par exemple, les systèmes hybrides CT-SPECT). De plus l’image pourra éventuellement être animée (cœur en train de battre) et présenté en bloc 3xD. Pour produire des images multimodales deux méthodes sont possibles : l’une est basée sur la fusion d’images obtenues par des procédés différents [6 ], et donc à des moments différents, ce qui induit des electricity lesson plans year 6 difficultés de calage des images quand le patient n’était pas exactement dans la même position au moment de la prise d’image. L’autre méthode consiste à développer des machines polyvalentes capables d’acquérir plusieurs types gas vs electric oven cost d’images différentes au même moment sur un même patient, puis de les fusionner, éventuellement en quasi-temps réel [11 ].

La microscopie devrait aussi évoluer, avec par exemple la détection plasmonique [12 ] de nano-objets [13 ], des dispositifs d’analyse automatique, d’imagerie 3D à haute résolution ou d’animation 3D, éventuellement en temps réel et plus précis, utiles par exemple, pour les besoins de la neurologie, de la génétique ou de la recherche sur le cancer (par exemple, pour mieux étudier les des sites d’adhésion cellulaire ; une équipe franco-allemande a ainsi pu en 2012 produire l’équivalent d’un film présentant le mouvement de protéines essentielles à la vie d’une cellule [14 ]).