L’affaire sk1 — wikipédia gaston y la agrupacion santa fe

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Le réalisateur Frédéric Tellier s’est intéressé à Guy Georges après le viol d’une de ses amies. Il est vite obsédé par cette histoire et après une rencontre avec le producteur Julien Madon, il décide de réaliser L’Affaire SK1. Avant d’écrire un script, Frédéric Tellier fait de nombreuses recherches (témoignages, procès-verbaux) pendant environ 6 ans. L’écriture du scénario lui prend ensuite 3 années supplémentaires. Il se place alors du point de vue du policier et de l’avocat. Frédéric Tellier est ensuite aidé par David Oelhoffen et de la journaliste Patricia Tourancheau, qui avaient suivi de près l’affaire et écrit Guy George. La traque, livre qui « a servi de bible pour le scénario » [1 ]. Le policier, et les deux avocats de Guy Georges, Frédérique Pons et Alex Ursulet, donneront ensuite leurs avis sur l’histoire [2 ].

Nathalie Baye avait déjà travaillé avec Frédéric Tellier sur la série Les Hommes de l’ombre. Bien qu’elle ne fût guère attirée par le sujet du film, elle accepta de s’engager pour accompagner le metteur en scène sur son premier long métrage [4 ]. Tournage [ modifier | modifier le code ]

Le réalisateur a tenu à utiliser le plus possible de véritables décors liés à l’affaire. Ainsi, c’est la même cour d’assises qui apparaît dans le film que celle où a été jugé Guy Georges : « Tout était tellement réel, et pour cause, qu’il était assez évident d’éviter la théâtralisation. Cette grande salle solennelle avec sa cage de verre (seul élément qui n’existait pas à l’époque) pour le prévenu nous a imposé la sincérité » [2 ].

Pour illustrer les dix ans qui s’écoulent durant le film, Frédéric Tellier a voulu faire évoluer l’image : « Je voulais aussi du grain à l’image pour le début de l’histoire, comme avec les pellicules des années 1990, et au fur et à mesure que progresse le film, et que le temps avance, le grain s’estompe puisque la HD a petit à petit remplacé la pellicule » [2 ].

Afin de s’assurer de la véracité des faits relatés et du respect apporté aux victimes, la production a travaillé avec l’Association pour la protection contre les agressions et crimes sexuels, créée par des familles de victimes de Guy Georges.

• Le Parisien : « L’Affaire SK1 : Du grand art » – « Cette reconstitution de l’intérieur d’une enquête tentaculaire qui a marqué profondément tous ses protagonistes est une authentique réussite grâce à un casting d’acteurs au sommet de leur art (…) Un polar d’une sobriété exemplaire. » [5 ]

Les prestations des comédiens sont saluées, en particulier celle d’ Adama Niane qui interprète le rôle de Guy Georges : « impressionnant » ( Le Monde), « la révélation du film » ( Première), « il crève l’écran » ( Le Point). Controverse [ modifier | modifier le code ]

Le scenario est critiqué par l’avocat martiniquais de Guy Georges, Alex Ursulet, qui dénonce le rôle central donné à son adjointe, une avocate blanche, et la disparition dans le scénario de l’avocate générale, Evelyne Lesieur, noire elle aussi [9 ]. Box-office [ modifier | modifier le code ]

Le film reçoit un accueil commercial moyen, puisque seulement 392 594 spectateurs français vont voir le film [10 ]. De plus, le film connaît une diffusion mondiale limitée puisque seulement 7 pays achètent le film [11 ]. Distinctions [ modifier | modifier le code ]