La france, le pays où la part du nucléaire est la plus importante au monde electricity distribution vs transmission

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@Oskar Lafontaine : tant que vous puiserez votre information chez Greenpeace ou chez Sortir du Nucléaire, vous serez à côté de la plaque : la dette d’EDF évaluée à 37 milliards € n’a rien à voir avec le nucléaire : dans les années 1970/1980, pour construire 58 réacteurs, EDF a bien sûr fait des emprunts. electricity merit badge pamphlet pdf La quasi totalité ont été remboursés. Chaque réacteur est ainsi devenu une très rentable "machine à cash". Ce qui constitue l’essentiel de la dette aujourd’hui c’est : d’une part les très lourds investissements réalisés par EDF à l’étranger; d’autre part le soutien aux énergies solaire et éolienne que l’Etat demande à EDF de financer …mais qu’il ne rembourse toujours pas. EDF supporte ainsi une dette à compenser qui atteindra 8 milliards d’Euros en 2018.

Au total à travers les dividendes, l’ impôt sur les sociétés, les impôts et taxes versés aux communes et départements accueillant des centrales, le nucléaire rapporte à la collectivité publique bien plus qu’il ne lui coûte. Il faut y ajouter les ventes de courant à nos voisins (CA/an de 1 à 2 Mds€) et les exportations d’équipements et de services, de 5 à 6 milliards € en moyenne chaque année !

L’endettement d’EDF résulte, pour une dizaine de milliards d’euros, de l’acquisition de British Energy au Royaume Uni, avec l’ambition de disposer ainsi d’emplacements, déjà nucléarisés pour y édifier de nouveaux "réactueurs" nucléaires, des EPR. Et c’est l’histoire du projet Hinkley Point qui a déjà coûté à EDF, en plus, plus de deux milliards d’euros dépensés en Angleterre pour convaincre les anglais du bien fondé de ce projet, pourtant à ce jour toujours au point mort. Ainsi EDF avait versé pour les jeux olympiques de Londres 250 millions d’euros, ce qui ne fut pas annoncé au JT de 20 heures en France…et c’est aussi ce qui doit expliquer que vous l’ignorez. Les déficits d’exploitation d’EDF sont couverts depuis des années par des emprunts aux banques avec garantie de l’Etat, et ils représentent à ce jour plus de 10 milliards d’euros. Vous oubliez de citer les importations d’uranium qui coûtent à EDF un milliard d’euros par an au moins mais ne sont pas publiées car couvertes par le "secret défense". c gastronomie Enfin les prétendues exportations de services nucléaires n’existent pas et Areva, qui les aurait eu longtemp en charge est toujours dans le rouge, voir à ce sujet le journal économique "Les Echos" d’aujourd’hui, lundi 13 novembre, page 22, après avoir perdu au moins deux milliards d’euros chaque année, dont l’EPR d’Olkiluoto, couverts par le budget de l’Etat.

Bilan*** Je constate que le sujet est très loin d’être réglé du point de vue politique quand on voit déjà la cacophonie chez les citoyens. Même lorsqu’un élément est apporté (rapport, reportage, enquête, chiffres, réflexion spontanée et humaine), on nous répond tout de go "mais non, le nucléaire c’est le top à tout point de vue, et il est normal d’en garder au maximum". On se demande alors si c’est innée ou acquis, soit avec une culture d’inconscience environnementale, d’égoïsme profond, de manque d’envie de réfléchir au sujet, ou d’attrait pécuniaire comme seul objectif dans la vie. Pas une mini réaction qui dit "ah, c’est vrai que vu comme ça … on pourrait éventuellement … ". Non, pas un doute, réponse préformatée immédiate, souvent financière mais ne tenant pas compte des évidences. Mystère… j gastroenterol impact factor Je suis par ailleurs certain qu’aucun n’a pris la peine de regarder le reportage "Déchets, le cauchemar du nucléaire" (réal. Guéret), cité il y a quelques temps, ou tout autre sujet du genre. Après ça, on réfléchit. Même si on arrive éventuellement à la même conclusion (pourquoi pas…), au moins on prend conscience des enjeux et de la réalité, filmée là on l’on ne va jamais. Ce qui m’échappe, et qui épaissit encore le mystère, c’est comment peut-on aborder une problématique sans accepter d’analyser objectivement les éléments qui sont apportés à la réflexion ?

En effet l’électricité issue de renouvelables est devenue moins onéreuse à produire que celle issue du nucléaire et bientôt même moins onéreuse que de celle issue du charbon importé des USA à très bas coût et brûlé en Europe dans des centrales thermique au "top technologique" du modèle de celles installées en Allemagne en remplacement de vieilleries depuis moins de 6 ans.

Déjà en France l’électricité "consommée" provient à plus de 35% des renouvelables, officiellement c’est 30% seulement, mais quand on rajoute l’électricité non produite en France mais importée, et qui est avant tout de l’électricité issue de renouvelables, le pourcentage d’électricité consommée en France est déjà à 35% issue de renouvelables et l’effort pour parvenir à 50%, est inexistant en France pour EDF et les finances publiques, puisque les français se détournent en masse d’EDF pour signer avec des fournisseurs alternatifs qui fournissent de l’électricité moins onéreuse, issue de l’éolien et du solaire, en provenance d’Allemagne, mais aussi des Pays-Bas, de Belgique, du Danemark, d’Espagne et du Portugal.

Je parlais de pistes pour sortir du nucléaire, dont la piste farfelue d’utiliser les voitures sur la route… On m’a fait penser que j’étais un doux rêveur et que la science était contre moi (car les frottements ne sont pas une énergie suffisamment efficace). Il semble que je ne sois pas le seul rêveur en fin de compte, car la Californie fait un essai géant depuis l’année dernière. Article à lire : http://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/la-californie-veut-produire-de-l-energie-a-partir-des-embouteillages-602518.html et en anglais : https://www.zmescience.com/ecology/renewable-energy-ecology/california-highway-electricity/ Un extrait que je traduis "les scientifiques estiment que l’énergie créée par une autoroute 4 voies sur 10 miles (16 km) serait suffisante pour une ville de 105 000 habitants" . industrial electricity prices by state Autre recherche menée : https://www.realites.com.tn/2016/11/un-ingenieur-tunisien-invente-un-dos-dane-generateur-delectricite/ CONCLUSION : même en estimant (le cas du dos d’âne) que l’électricité produite ne sert qu’à éclairer la rue concernée, cela évite de produire de l’électricité par ailleurs, donc cela compte dans la production globale dont on a besoin. Bref, je continue à dire que les pistes ne manquent pas, il suffit de vouloir.

Vous n’avez pas lu l’article je pense. Le titre parle de bouchon, mais le concept s’occupe du PASSAGE d’un véhicule sur la route aménagée. Qu’ils passent rapidement, ou lentement. Le fonctionnement requiert 600 véhicules par heure. Juste pour info, même chez moi, à Strasbourg, l’A35 compte 160 000 véhicules par jour, soit une moyenne de 6 666 par heure, soit 11 x plus que le minimum nécessaire. Alors que l’agglomération n’est pas la première de France. Quant au coût nul pour la collectivité : l’histoire, la longue histoire du nucléaire est loin d’être terminée, donc on ne peut évidemment pas pencher le nez dessus pour commencer le débat correctement et ensuite aborder le sujet d’autres moyens de produire de l’énergie sans investissement. Et enfin, pour parler chiffre, je vous invite à LIRE l’article http://www.transition-energetique.org/2014/10/europe-les-couts-et-les-subventions-dans-le-domaine-de-l-energie-en-2012-encore-10-1-milliard-au-charbon-et-7-milliard-au-nucleaire confirmant qu’en Europe le nucléaire (oui, le nucléaire) est TOUJOURS subventionné. Titre d’accroche de l’article "Depuis 40 ans, les subventions au nucléaire écrasent tout !". electricity sources Dois-je encore commenter ?

En contrepartie, on voit les investissements dans les énergies renouvelables. Je suis tombé sur des chiffres de 2015, avec pour la France -63% d’investissements dans le renouvelable. En Europe, seul le Royaume Uni tirait la moyenne vers le haut (avec de l’éolien offshore), car au total l’Europe baissait de 21% ses investissements. / Pour faire un zoom sur l’énergie, j’aimerais citer la Norvège : plus de 90% de l’énergie est hydroélectrique. Chiffres de comparaison : 1/ population 5,2 millions d’habitants en Norvège (France 66,9). 2/ consommation électrique par habitant en Norvège 23 000 kWh (France 7000, soit 3 fois moins en proportion). Certes, on parle d’une population moins importante, mais le ratio fait réfléchir, quand on sait qu’ils arrivent à couvrir leur besoin avec du renouvelable. / Et enfin, vue générale : Nouvelle Zélande 80% de renouvelable (surtout hydro et géothermal), Colombie 70% hydro, Autriche 68% hydro, Suède 50% hydro, …. Comme quoi, on arrive à apporter des sources d’énergie.

Les projections d’EDF sont toujours exagérées dans un sens favorable au nucléaire, donc douteuses. Une preuve de plus du nucléaire ruinant EDF et la France c’est qu’une campagne de promotion curieuse nous offre depuis deux mois au moins, des ampoules LED quasi gratuites. C’est bien sûr pour faire baisser la consommation électrique et donc les pertes financières d’EDF liées à son électricité nucléaire. gas pain relief Ainsi les "réactueurs" tournent moins et les dépenses de fonctionnement s’en trouvent réduites. Le montant des dépenses liées au nucléaires est très supérieur aux prétendues "économies" réalisées, il faut tenir compte en effet du prix des énergies de substitution, gaz, fuel et charbon, qui a beaucoup varié depuis une trentaine d’années et de ce fait l’électricité non nucléaire ainsi produite a plusieurs fois été moins onéreuse, et c’est d’ailleurs actuellement le cas en Europe pour l’électricité issue de centrales thermiques "au top technologique" et brûlant du charbon importé, à très bas coût des USA.

Enfin on constate que les pays en Europe qui n’ont pas fait ou peu de nucléaire, sont en meilleure forme économique que la France. Ainsi la balance des paiements de l’Italie, pays qui n’a pas un seul "réactueur" nucléaire en service est positive de plus de 10 à 25 milliards d’euros chaque année quand celle de la France avec 58 "réactueurs" est déficitaire de 40 à 70 milliards d’euros par an. Les factures d’EDF, c’est juste la partie émergée de l’iceberg des coûts du nucléaire.