La nuit des temps — wikipédia gas constant for air

##########

La planète entière assiste à l’exploration en direct via la télévision satellite à couverture mondiale. Les explorateurs découvrent une sphère ovoïde en or de 3 mètres de diamètre dans laquelle se trouvent en état de biostase les corps nus d’un homme et d’une femme dont les têtes sont recouvertes de casques d’or qui masquent leurs visages.

Grâce à une machine apposée sur son front, Eléa transmet les éléments de sa mémoire, lesquels sont retransmis par les canaux de la télévision mondiale. Les souvenirs d’Eléa relatent l’histoire de son monde, mais aussi la sienne et celle de son compagnon Païkan, et la guerre qui a détruit sa civilisation 2015 electricity prices. Son monde semble similaire au nôtre, mais pas à la même époque. Elle vivait il y a 900 000 ans, dans une civilisation bien plus avancée, appelée Gondawa, à l’aube d’une guerre qui dévasta la Terre entière. Eléa et son compagnon Païkan sont destinés l’un à l’autre depuis leur enfance et s’aiment d’un amour infini.

Alors que la fin du monde d’Eléa était proche, afin de donner un avenir à cette civilisation, quelques scientifiques éclairés d’alors, incarnés par le meilleur d’entre eux, Coban, avaient décidé de mettre en état d’hibernation un homme et une femme possédant les critères intellectuels et physiques optimum. Coban avait été choisi, ainsi qu’Eléa, mais contre son gré, car elle ne pouvait supporter d’être séparée de Païkan. Elle s’était alors enfuie avec Païkan mais, après de multiples péripéties, celui-ci avait décidé de la sauver malgré elle. Il l’avait assommée et ramenée à Coban, préférant la savoir en vie sans lui que morte avec lui.

• Lukos : philologue turc et inventeur de la Traductrice. Il trahit ses amis en tentant de voler l’Équation de Zoran, source de l’énergie universelle. Le lecteur ne saura jamais pourquoi ni à qui il obéissait dynamic electricity examples, puisqu’il se suicide après avoir miné la base. Ses complices trouvant la mort au cours de leur fuite, l’équation est perdue à tout jamais, à part quelques bribes qui sont inexploitables.

Les habitants de Gondawa, appelés Gondas, vivaient il y a 900 000 ans dans un Antarctique tropical du fait electricity generation in usa d’une inclination différente de la Terre. Ils exploitaient l’énergie universelle, qui leur apportait tout ce qui était nécessaire à leur confort, mais leur a également permis de créer l’arme solaire, qui détruisit les civilisations existantes. Leur apparence est celle d’Européens, mais ils sont tous gauchers.

Enisoraï était une nation contemporaine et rivale de Gondawa. Peuplée par les ancêtres des natifs américains, elle occupait ce qui deviendra les Amériques, dont la géographie a été bouleversée par le cataclysme. C’était une nation militariste et impérialiste, qui niait l’individu. Sa supériorité démographique incita les Gondas à utiliser l’arme solaire, ce qui détruisit le monde. Les Enisors apparaissent peu dans le roman, mais deux d’entre eux jouent un rôle crucial dans le destin d’Eléa et de Païkan ; il s’agit de Kutiyu, chef du gouvernement d’Enisoraï et responsable de la guerre, et d’un soldat énisor dont on ignore le nom, qui attaque Païkan avant qu’il n’ait eu le temps de refermer l’abri. Païkan est grièvement brûlé dans l’affrontement et, en raison de ces brûlures, aucun des scientifiques chargés de le réveiller ne le reconnaît, ce qui aurait pu éviter sa fin tragique.

La Nuit des temps était à l’origine gasco abu dhabi email address un scénario destiné à un film d’ André Cayatte, envisagé comme une superproduction à l’américaine, avec les moyens nécessaires pour donner vie à un scénario qui relevait de la science-fiction avec effets spéciaux (dont des maquettes). Malheureusement, en 1965, la production française, pourtant coutumière des coproductions coûteuses, se refusait à toutes formes de projets de science-fiction. Le producteur se désista et Cayatte jeta l’éponge [1 ].

Barjavel resta donc avec ce scénario sur les bras. Il ne pouvait, faute de financement, être pour Cayatte ce qu’avait été, par exemple, Arthur C. Clarke pour Stanley Kubrick et 2001 : l’Odyssée de l’espace. Il décida d’adapter le scénario abandonné en un roman, renouant ainsi avec la littérature après des années de découragement : en effet, à l’époque, Barjavel connaissait une traversée du désert.

Barjavel puise ses matériaux dans diverses sources electricity flow direction documentaires et littéraires, à commencer par un ouvrage curieux, un succès de librairie des années 1950 : Les Grands Bouleversements Terrestres d’ Immanuel Velikovsky, pour la partie expliquant le changement d’ axe de la Terre. Par ailleurs, il s’inspire de la légende de Tristan et Iseut, ceux que la mort même ne peut séparer, mais également du thème de La Belle au bois dormant. Le nom de la civilisation, « Gondawa », évoque le super-continent Gondwana, bien connu des géologues. Mais il reprend aussi, en les modernisant, plusieurs grands thèmes classiques de la SF comme celui d’une civilisation disparue plus avancée que la nôtre (l’ Atlantide, les Hyperboréens), la guerre totale, la télépathie, les sources d’énergie infinie, etc. L’idée d’une civilisation antérieure à la nôtre et plus évoluée était également fort à la mode à l’époque avec des auteurs comme Robert Charroux ( Histoire inconnue des Hommes depuis 100 000 ans), Jacques Bergier, Erich von Däniken ou encore Serge Hutin. Enfin Gondawa, en tant que civilisation parfaite, rappelle quelque peu La Cité et les Astres d’Arthur C. Clarke.

On peut y voir l’écho inversé d’un roman comme Le Lendemain gas station near me open de la machine ( Tomorrow sometimes comes), de Francis George Rayer, qui présente quelques analogies avec La Nuit des Temps, sauf que le survivant endormi après la guerre atomique se réveille, lui, dans un lointain futur où, comme dans La Nuit des temps, règne un immense ordinateur sur une société a priori parfaite. Une histoire un peu similaire se retrouve dans Pygmalion 2113 (Edmund Cooper, 1958), où un homme congelé se réveille, après une guerre nucléaire, dans un monde dominé par des robots. Plus ancien, le roman épique Dix mille ans dans un bloc de glace (1890), de Louis-Henri Boussenard, abordait déjà, à la manière d’un Jules Verne, le thème de la congélation et du réveil.

Il est par ailleurs possible — en tout cas, la question fait débat — que Barjavel se soit fortement inspiré d’un roman prépublié en 1919 et paru en 1925, La Sphère d’or [3 ] ( Out of the Silence), de l’Australien Erle Cox. On a parfois prononcé le mot de plagiat, et les ressemblances entre les deux œuvres sont frappantes : dans les deux cas, on réveille une femme d’une merveilleuse beauté ( Earani — Hiéranie en français — à la place d’Eléa) dont le corps est retrouvé sous un continent désert ; les deux femmes sont issues d’une civilisation très ancienne, d’une intelligence supérieure physical science electricity review worksheet et flanquées d’un savant qu’elles n’aiment pas, jugé dangereux et qui restera endormi ; dans les deux romans, le protagoniste tombe amoureux de la femme ; les deux civilisations anciennes se nourrissent exclusivement de pilules qui couvrent l’ensemble de leurs besoins quotidiens ; toutes deux sont le théâtre de guerres d’extermination ; les deux femmes meurent à la fin en emportant leurs secrets et, enfin, les deux tombeaux sont une sphère d’or. Cela fait beaucoup de coïncidences que des commentateurs ont relevées. Sur ce point, il est à noter que le rapprochement entre les deux romans ne se fera qu’après le décès de Barjavel en 1985.

Pour ce qui est du contexte, La Nuit des temps est ancrée dans les mentalités et la situation politique de l’époque. La guerre ancienne, qui oppose deux nations dominantes — le rationnel Gondawa et l’expansionniste Enisoraï — est une transposition à peine déguisée du conflit Est-Ouest ; et si Barjavel fait savoir que son livre a été conçu avant les événements de Mai 1968, les révoltes d’étudiants contre la guerre en Gondawa évoquent celles qui secouaient déjà San Francisco gas jeans usa contre la guerre du Viêt Nam en 1965. Enfin, les descriptions des vêtements, des meubles, etc., évoquent le design et la mode des années 1960.

La Nuit des temps est un roman pacifiste et assez anarchisant. Russes et Américains, renvoyés dos à dos, travaillent malgré tout ensemble, à l’image de l’effort de dépassement des oppositions nationales, assez répandu dans le milieu des sciences. Les savants court-circuitent les décisions des gouvernants. Notre civilisation paraît barbare face au raffinement et à la sagesse des savants des temps anciens, leur savoir immense risquant d’être perdu par la bêtise des hommes.

Du point de vue de l’anticipation, Barjavel embrasse des technologies qu’il avait peu ou pas traitées, comme les « cerveaux électroniques », la « traductrice universelle », le laser-plasma désintégrant (le « plaser »), la « bague » en tant que système de paiement [4 ], sans parler des machines étranges venues de cette civilisation disparue, comme la « mange-machine » qui crée des pilules electricity in water pipes nutritives à partir de rien, ou « l’arme G » qui broie les gens à distance avec une force d’origine inconnue.

Dans le roman de Barjavel, l’équation de Zoran est la source de l’« énergie universelle ». Elle se présente sous deux formes : la version que l’on pourrait qualifier de « savante », que seules les élites maîtrisent, et la version « avec les mots de tout le monde » qui s’énonce en ces termes : « Ce qui n’existe pas existe ». Elle ne s’écrit pas comme une équation commune, avec des lettres et des chiffres. Il s’agit d’une sorte de dessin, apparaissant dans le roman.