Le coût de l’énergie éolienne – evaluation du vrai coût de production – petit éolien electricity and circuits physics

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Le kWh éolien, produit dans de bonnes conditions, peut aujourd’hui se vendre autour de 0.05-0.07$US. Toutefois un débat important existe à savoir si les producteurs d’énergie éolienne devraient accepter de vendre à ce prix. Dans les conditions actuelles la vente à ce prix équivaut selon certains à laisser tomber la marge de manoeuvre qui permet de continuer les investissements en R&D nécessaires pour continuer de faire avancer la technologie. Selon le Windpower monthly, les fabricants se seraient d’ailleurs déjà trop éloignés de la communauté scientifique, manquant ainsi d’intégrer à leurs produits les derniers développements scientifiques [ 1].

Pour éviter ce scénario, le prix de vente raisonnable kWh éolien devrait donc actuellement se maintenir plutôt autour de 0.08-0.10 $US du kWh [ 2] . Mais comment alors compétitionner avec des énergies conventionnelles dont les prix sont maintenus artificiellement bas. gas meter in spanish Ceci nous amène de plein pied dans le débat de l’inclusion ou non du coût des externalités dans le prix de vente de l’énergie. Cette question est d’ailleurs probablement l’un des enjeux majeurs de cette consultation publique.

D’importantes études américaines et allemandes ont été faites, comparant l’ensemble des coûts à la société reliés aux énergies conventionnelles (fossiles et nucléaire) d’un côté et aux énergies alternatives (solaire et éolien) de l’autre. En plus du coût de production officiellement reconnu, on a tenu compte du coût environnemental (coût des dommages à l’environnement et coût des contrôles pour respecter les normes), des impacts sur la santé humaine, d’un coût d’amortissement des ressources non-renouvelables, des effets macro-économiques et enfin des subventions aux différentes industries

On arrive à la conclusion que « quand tous les coûts sont considérés, les énergies alternatives ont un coût relatif (p/r aux énergies conventionnelles) considérablement plus bas que ne l’indique les prix du marché » [ 3]. En général, les études situent le coût de ces "externalités" entre 0.01$US (estimation conservatrice pour l’hydro-électricité) et 0.05$US (pour les centrales thermiques au charbon) pour les coûts actuellement quantifiables. Ceci ne tient pas compte, par contre, des coûts liés aux impacts environnementaux que nous ne savons pas encore quantifier ou dont nous n’avons encore même pas idée.

Une étude de la Bonneville Power Administration, un distributeur d’électricité aux États Unis, évalue les coûts sociaux de l’hydro-électricité à 0,08¢/kWh. Ceux de l’éolien sont évalués par Ottinger (source 2.20) à 0,01¢/kWh ce qui est fait, tous coûts combinés, une source très compétitive par rapport aux autres formes de génération d’électricité.

Le mémoire de l’Association canadienne de l’énergie éolienne [ 4] souligne que la pluie étant moins prévisible que le vent, sur une base annuelle, Hydro-Québec peut avoir à utiliser d’autres sources d’énergie pour économiser l’eau, dont la centrale thermique de Tracy. « En tenant compte des coûts sociaux, l’éolien peut fournir cette énergie à un coût moins élevé pour la société !! ».

En dépi de la controverse suscitée par cette installation, le barrage de Robertson est réputé produire de l’électricité qui coûtera 17¢/kWh. gasbuddy app Une étude commandée par Hydro-Québec à SNC-Shawinigan démontrait que un parc d’éolienne couplées à des génératrices diesel aurait coûté 9,7¢/kWh et que, si le parc fonctionnait à pleine capacité sans les diesels, l’énergie aurait coûté 4,47 ¢/kWh.

Il nous semble que c’est une évidence que nous en sommes rendus au point qu’il faut prévoir des modalités permettant aux consommateurs de pouvoir investir dans des solutions d’énergie complémentaires ou d’appoint et d’en récupérer le bénéfice en vendant leur surplus sur le réseau principal. Tous y trouveront leur compte et c’est la meilleure façon d’assurer le développement de l’industrie éolienne.

La leçon qui fait consensus suite à la « crise du verglas » de cette année est qu’il faut diversifier ses sources d’approvisionnement. Par ailleurs, Hydro-Québec peut trouver son intérêt à « racheter » de l’électricité – ou à économiser sur ses propres sources de production – pour ses fins de développement. 5 gases in the atmosphere Le vrai coût de production et de livraison de l’électricité chez un client varie en fonction d’un ensemble de facteurs et les études à ce niveau sont malheureusement peu développées.

Il existe actuellement très peu d’expertise dans le domaine éolien au Québec : pour nous, chez Sambrabec, nous devons former nous-mêmes tout notre personnel aux réalités de l’énergie éolienne. Cette expertise et le savoir-faire valent son pesant d’or sur les marchés internationaux et notre implantation au Brésil nous l’a amplement démontré. Le développement des marchés internationaux dans l’éolien est tel aujourd’hui que nous allons voir passer le train si nous ne nous dotons pas rapide-ment d’une bonne expertise. Il serait absurde de ne pas la développer étant donné le potentiel éolien important que nous possédons et l’intérêt économique que nous y trouverons. Ces deux facteurs doivent nous servir de levier au développement d’une compétence reconnue dans la monde, reconnaissance que nous avons déjà acquise dans le domaine hydraulique. electricity 101 powerpoint Il n’y a qu’à penser aux grandes firmes d’ingénierie qui ont été « mises au monde » par Hydro-Québec et qui aujourd’hui rayonnent partout dans le monde.

Par ailleurs, il est intéressant de noter que l’avenir de l’industrie ne semble pas résider nécessairement dans des machines toujours plus grosses. A court et à moyen terme, l’optimisation de l’industrie devrait plutôt se faire dans l’exploitation maximum du marché des machines moyennes de 100-500 kW (*1.16). Non seulement il y a là des gains importants à faire en terme d’optimisation de la technologie et de l’efficacité de ces machines mais, en plus, la flexibilité et la modularité qu’offre cette grosseur de machine semble bien répondre aux besoins de grands segments du marché, notamment pour les pays du Sud et les installations en zones isolées. origin electricity login De plus, selon le Windpower monthly, le marché des petites machines (moins de 100 kW) recèle d’opportunités qui sont actuellement négligées (*1.16). Les gains réalisés dans la technologie éolienne depuis 1980 ont presque exclusivement été réalisés dans le créneau des éoliennes destinées au branchement aux réseaux. C’est pourquoi l’entreprise Sambrabec inc. est aussi très bien positionnée avec sa gamme de basse puissance Catavent.

Un autre élément qui pourrait contribuer à réduire sensiblement le coût du kWh éolien sera l’amélioration de l’efficacité des machines à transformer l’énergie du vent en énergie électrique. Comme nous le verrons, c’est là un domaine où le Catavent 150K ne manquer pas de se démarquer passablement, en raison de sa conception unique, notamment dans les plages de vents un peu plus faibles.

Enfin un dernier élément important concerne la gestion des grands parcs d’éoliennes. Celle-ci est aussi devenue une affaire de haute technologie et on y emploi les outils informatiques et de communication les plus sophistiqués. La production des grands parcs de Californie est gérée à partir de véritable centre de contrôle à distance d’où on supervise le rendement de chaque machine ; on stabilise le flux d’énergie dans le réseau ; on contrôle la vitesse et l’orientation des machines en fonction de la pression et la vitesse des vents ; et d’où, enfin, relié aux services météorologiques, on lance au besoin, 2 heures à l’avance, des turbines au gaz d’appoint pour éviter toute variation dans l’approvisionnement du réseau [ 6].

Jean Marie Chevalier, pour la privatisation d’EDF, explique qu’en Allemagne, les gens sont effectivement prêts à payer plus cher pour l’électricité verte, mais qu’on ne peut pas être vert et compétitif… et qu’il faudrait relancer la discussion sur l’écotaxe qui pourrait permettre de mutualiser les charges tout en permettant la compétitivité des industries consommatrices.

La désinformation entretenue par le lobby nucléaire tend, surtout en France, à minimiser les potentialités de l’éolien. Pourtant, en 1952 déjà, avant même que l’ère de l’énergie commerciale débuta, la Commission Paley, nommée par le Président Truman, avait abouti à la conclusion que les énergies renouvelables étaient, de loin, plus prometteuses que l’énergie nucléaire.

Personne ne sais aujourd’hui si la science pourra un jour résoudre convenablement le problème du traitement des déchets nucléaire. electricity lessons for 5th grade Dans le doute on continue. en 91, le gouvernement français à mis en place une commission devant évaluer la meilleur solution pour traiter ces déchets : enfouissement, stockage, recyclage ? (avec d’éventuels progrès de la sciences…), etc… Cette commission avait 15 ans pour rendre sa copie devant aider au choix des nouvelles orientations du pays en matière de politique nucléaire. Le problème c’est qu’en 15ans, rien n’a changé et on ne sais toujours pas quoi faire de nos déchets. Et notre commission, qui n’avait rien à proposer, a bénéficié d’un report de plusieurs années le temps qu’on ait de nouveaux éléments. Faudra-t-il attendre encore 15 ans. Est-ce résonable de se lancer aujourd’hui dans le projet ITER, 2ème génération de central, alors qu’on a toujours pas résolu le problème des déchets (et du démantèlement) des centrales de 1ère génération. Et le principe de précotion dans tout ça ? Croire aujourd’hui en un réglement du problème par la science (à une échelle de temps résonnable, c’est à dire qu’on ne va pas pouvoir stocker des déchets pendant des centaines d’années sans risque), c’est croire au Père Noël, rien d’autre. electricity orlando Si vous avez des enfants, pensez à ce que nous allons leur laisser en héritage…

Il est évident que nous ne savons pas tous du nucléaire, notamment son coût réelle, car dans de nombreuses publications, on place le nucléaire comme l’énergie la moins cher, mais quels facteurs rentrent en compte dans ces publications, car on ne sait effectivement toujours pas ce qu’on va faire des déchets pendant des millénaires, ni donc le prix que cela va coûter, alors impossible de s’avancer sur le prix de l’énergie nucléaire.

Mais je dirais que le problème ne vient pas tant dans l’acharnement des gouvernements notamment français dans le nucléaire, mais plutôt que les énergies renouvelables comme l’éoliens ne peuvent pas être déployé à l’infini, et oui nous ne pouvons pas actuellement stocker l’énergie, et comme l’éoliens et une énergie intermittente, qui-est-ce qui produit l’énergie dont la France a besoins quand il n’y a pas de vent ? et que faire lorsqu’il y a du vent mais pas de besoins d’énergie électrique ? Vous me direz peut-être, de là, vient l’idée de combiner le nucléaire aux énergies renouvelables comme l’éolien, sauf que le nucléaire ne peut pas être allumé et éteint en fonction de la demande, il n’y a qu’une petite marge de variation de production ! Il est vrai que d’autres productions d’énergies et non intermittentes existent comme par exemple le charbon qui est utilisé en Allemagne, mais les répercussions en terme de pollution sont pour le coup dramatique en terme de rejet de gaz à effet de serre et de conséquences sur la santé des populations environnantes, surtout que notre monde cherche à minimiser les rejets de gaz à effet de serre pour ne pas subir un emballement irréversible de la planète qui anéantirait la vie sur terre !

Voilà pourquoi il n’existe pas de solution idéale et que le nucléaire même s’il présente des conséquences dramatiques pour la pollution des générations futures, ce que je trouve inadmissible, et des risques inconsidérables (c’est pourquoi je ne suis pas pro-nucléaire), présente l’avantage d’être la solution la moins polluante en terme de rejet de gaz à effet de serre et permettra sans doute à la planète de ne pas s’emballer ! Et ce, en attendant que des nouvelles technologies se développe !

Mais le problème de la pollution et même de la production des centrales nucléaires pourraient être réduit avec une réduction de la demande en énergie toujours croissante, et ce peut s’opérer par exemple en isolant les habitations, ou réduisant la consommation des gens, mais les gens sont-ils réellement près à réduire leur consommation ? là réside le réelle problème !