Libyan investment authority — wikipédia electricity billy elliot instrumental

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L’autorité libyenne d’investissement (« LIA ») a été créée en 2006 et elle est régie par la loi n o 13 de 2010 (loi n o 13), qui reste en vigueur et de plein effet juridiquement dans le cadre du droit libyen. Principaux investissements [ modifier | modifier le code ]

En mai 2007, lors d’une visite de Kadhafi à Londres, la LIA est partie prenante à l’accord d’exploration et de production pétrolière, signé entre la National Oil Corporation libyenne et British Petroleum (BP), pour un montant de 900 millions de dollars. La LIA entre à hauteur de 15 % dans les accords de royalties sur l’extraction ( production sharing agreement, PSA) [2 ]. En août 2007, la LIA signa un accord avec la Qatar Investment Corporation pour créer un fonds d’investissement partagé doté de 2 milliards de dollars. D’autres accords sont signés avec des fonds ou entreprises du Qatar. En juillet 2008, alors que la banque du Benelux Fortis était menacée par la faillite, la LIA a investi dedans.

Entre 2007 et 2009, selon Le Monde et l’ONG Global Witness, la LIA place 1,8 milliard de dollars (1,27 milliard d’euros) dans des produits dérivés de la Société générale, placés dans trois fonds d’investissement : Soc Gen Europe Medium, Soc Gen Strategic Equity Funds Codeis et Soc Gen – Cross Roads 5Y Link Notes. Le premier, Soc Gen Europe Medium, aurait perdu 42,96 % de sa valeur entre le premier et le deuxième trimestre 2010, selon KPMG, tombant à environ 1 milliard de dollars. Ces fonds représentent la moitié des placements alternatifs, ou risqués, de la LIA, le reste étant placé dans des fonds moins risqués ( bons du Trésor américain, actions européennes bien notées, cash…) [1 ]. Entre janvier et juin 2008, la LIA investit 1,3 milliard de dollars dans des placements structurés chez Goldman Sachs, une opération catastrophique qui mène à la perte de la quasi-totalité des fonds investis en 2 ans [3 ].

JP Morgan et le fonds de pension OCH-ZIFF accueillent également des placements risqués. La Société générale a opéré en toute légalité, y compris en ne révélant pas l’existence de ces fonds après les sanctions décidées par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, et imposées à partir du 8 mars 2011 par l’ Union européenne [1 ]. Les avoirs ont été depuis gelés [4 ]. En mai 2017, après qu’une plainte ait été déposée par la LIA contre la Société générale pour corruption, la banque française accepte de verser 963 millions d’euros à la LIA pour compenser les pertes (estimées à 1,5 milliard de dollars) liées aux mauvais produits financiers vendus [5 ].

En 2011, l’Italie est le premier pays bénéficiaire des investissements de la LIA avec 3,6 milliards d’euros d’investissements. La LIA possède 2,59% d’ Unicredit, une montée au capital qui a provoqué une crise interne dans la banque italienne et le renvoi de son PDG [7 ]. La LIA possède également 2,01% de Finmeccanica (devenu Leonardo) [8 ].

Le 16 septembre 2011, la Direction générale du Trésor français gèle les fonds et ressources de la LIA, un gel levé le 22 décembre 2011 pour encourager la relance de l’économie libyenne [10 ]. Gouvernance [ modifier | modifier le code ] Organisation [ modifier | modifier le code ]

• Un Conseil d’administration, organe de gouvernance ultime agissant pour la surveillance et le contrôle de la LIA. Conformément à la loi n o 13, tel qu’interprétée conjointement à l’article 35 de la Déclaration constitutionnelle de 2011, publiée par le Conseil national de transition de la Libye après la révolution libyenne en 2011, le Conseil d’administration comprend :

• Un Comité de direction, organe compétent pour superviser la gestion de la LIA (selon les articles 10 et 11 de la loi n o 13), composé de sept membres, dont un Président (qui a pouvoir de représentation de la LIA dans ses transactions avec des tiers), nommés par résolution du Conseil d’administration. Le Comité de direction supervise trois sous-comités: