Liste de noms de couleur — wikipédia gas after eating red meat

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La couleur associée à un nom ou adjectif de couleur varie, parfois dans des proportions considérables. Quand il s’agit d’une couleur de surface, comme dans le cas des pigments, l’éclairage influe sur la couleur. Quand ce n’est pas le cas, le nom de couleur définit un ensemble plus ou moins vaste de teintes similaires. La plupart du temps, la couleur peut être située dans cet ensemble par son nom par pâle, clair, intense et d’autres adjectifs.

Inversement, une même couleur peut toujours se désigner par plusieurs noms différents. D’une part, les ensembles de couleurs délimités, de façon assez floue, par les noms peuvent s’emboîter dans une succession d’ hyperonymies ; d’autre part, la dénomination varie souvent selon le contexte professionnel et dans l’histoire.

Les noms de couleur n’ont aucune valeur contractuelle en particulier dans les domaines de l’ imprimerie, de la décoration, des arts graphiques, etc. à moins qu’il ne soient définis par référence à un nuancier, qui précise les conditions d’examen, ou une mesure colorimétrique. Rouge feu, employé pour décrire un tissu, n’oblige pas à produire une teinte précise ; on s’attend à un rouge vif, plus ou moins orangé. Préciser Rouge feu ( RAL 3000) ou Rouge incendie ( AFNOR X08-008) oblige à respecter les spécifications.

Le codage informatique des couleurs est conçu pour afficher les couleurs sur les écrans sans obliger à des calculs. Ce dispositif technique produit de trente à trois cents fois plus de couleurs que ce qu’on peut distinguer, selon les estimations. En contrepartie, la couleur effectivement produite dépend de la construction de l’écran et de ses réglages, et n’est donc pas identique d’un appareil à un autre. En particulier, deux codes peuvent donner, sur un écran, deux couleurs différentes, alors que sur un autre elles sont indiscernables.

La couleur d’une matière, dite couleur de surface dépend de la lumière qui l’illumine. Éclairée par une lampe rouge, une feuille d’arbre cesse d’être verte, elle est noire. De façon plus subtile, les teintes claires et faiblement colorées sont sensibles à la température de couleur et à la tendance colorée de l’éclairant. Le bleu céruléum, un bleu-vert clair, a dû son succès à sa propriété de paraître encore bleuté à la lumière de la bougie, ce qui n’est pas le cas de bleus de même clarté obtenus en mélangeant du blanc et du bleu outremer ; au XIX e siècle, on appelait cette propriété rare bleu lumière. Le spectre coloré résulte de multiplication de celui de la lumière par le spectre de réflectance de la matière.

La combinaison de deux matières colorantes ne dépend pas exactement de leur couleur. On ne peut pas remplacer tranquillement, dans un mélange, un colorant par un autre de la même couleur. Des matières visuellement similaires ne donnent pas du tout le même résultat en mélange. Le contretypage des colorants, c’est-à-dire leur remplacement par un mélange donnant la même couleur en toutes circonstances, est un art délicat, dont les résultats sont en général approximatifs.

Les fabricants de teintures et pigments ont le Colour Index pour une nomenclature unifiée des produits colorants. Pour une liste des couleurs utilisées dans le domaine des beaux-arts, en relation avec les pigments mis en œuvre pour leur fabrication, voir la liste des couleurs (pigments). Guide de lecture

Ces trois notations sont exactement équivalentes. On peut très facilement les convertir l’une en l’autre. La notation CMJN n’a qu’un rapport de similitude avec les couleurs que l’on peut obtenir avec une imprimante. Le processus de séparation quadrichromique qui permet de passer d’une définition sRGB ou colorimétrique à des valeurs d’encrage est complexe [3 ] et elle n’est pas réversible. Le gamut de l’imprimerie est plus restreint que celui des écrans, et les correspondances ne sont nullement linéaires. Rappels

• ↑ « — F. (…) vous voulez savoir de quoi sont nos discours ; ils sont des duels, où il se faut bien garder de admirer la valeur d’aucun (…), vous philosophez sur les bas de chausses de la Cour, sur un bleu Turquoise, un orangé, feuille morte, isabelle, zizoulin, couleur du Roy, mimime, trist’amie, ventre de biche ou de Nonains, si vous voulez, amarante, nacarat, pensée, fleur de seigle, gris de lin, gris d’été, orangé pastel, Espagnol malade, Celadon, astrée, face grattée, couleur de rat, fleur de péché, fleur mourante, vert naissant, vert gai, vert brun, vert de mer, vert de pré, vert de gris, merde d’oye, jaune paille, jaune doré, couleur de Judas, de vérolé, d’aurore, de serain, écarlate, rouge sang-de-beuf, couleur d’eau, couleur d’ormus, argentin, singe mourant, couleur d’ardoise, gris de ramier, gris perlé, bleu mourant, bleu de la fièvre, gris argenté, merde d’enfant, couleur de selle à dos, de veuve réjouie, de temps perdu, fiammette, de soufre, de la faveur, couleur de pain bis, couleur de constipé, couleur de faute de pisser, jus de nature, singe envenimé, ris de guenon, trépassé revenu, Espagnol mourant, couleur de baise-moi-ma-mignonne, couleur de péché mortel, couleur de crystaline, couleur de bœuf fumé, de jambons communs, de soucis, de désirs amoureux, de racleurs de cheminée. J’ai oui dire à Guedron que toutes ces couleurs s’appellent la science de Chromatique, & que dorénavant on s’habillerait de couleur de Physique, comme de jambes pourries, de nez chancreux, bouches puantes, yeux chassieux, têtes galeuses, perruques de pendus, & le tout à la mode, sans y comprendre les couleurs de Rhétorique & m’a dit qu’il se falloit garder de la couleur d’amitié ». Aventures du baron de Fæneste, 1630, dans Théodore Agrippa d’Aubigné, Œuvres complètes, t. 2, Paris, Lemerre, 1873-1877 ( lire en ligne), p. 390 .