Moto-cross — wikipédia k gas station

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Le moto-cross est un sport mécanique touchant le monde du deux roues. Ce sport se pratique sur une moto de cross non homologuée et préparée afin de résister aux différents chocs et s’adapter, au mieux, aux terrains accidentés et surfaces difficiles que le circuit présentera.

Les contraintes environnementales (pollution) poussent à abandonner peu à peu le moteur 2-temps, qui n’est quasiment plus utilisé à haut niveau. Le constructeur autrichien KTM produit la KTM SX150 équipée d’un moteur 2-temps de 150 cm 3 afin de concourir dans la même catégorie que les 250 cm 3 4-temps.

Les motos à moteur 2-temps de 150 cm 3 sont désormais légales pour la compétition en MX2 au Canada. Quoique plus fréquemment utilisé par les femmes, ce type de moto ne se retrouve que très rarement à des niveaux professionnels. Les pilotes plus jeunes utilisent des motos de petites cylindrées comme les 50 cm 3, 65 cm 3 ou 85 cm 3. Le manufacturier japonais Honda produit désormais une moto à moteur 4-temps de 150 cm 3 haute performance, employant une technologie similaire à celle des 250 cm 3 CRF et 450 cm 3 CRF du même constructeur, elle a été produite pour courir dans les petites catégories (la CRF150R).

Sur tous les circuits, il existe différents types d’obstacles, principalement des sauts simples, doubles ou triples et parfois quadruples mais aussi la table (saut présentant une partie plate entre l’appel et la réception), le « camel jump » (la bosse d’appel est plus petite que la bosse de réception) et les « whoops » (séries de petites bosses rencontrées principalement sur des circuits de supercross [1 ]).

La Fédération internationale de motocyclisme organise un championnat du monde de moto-cross. Se déroulant principalement en Europe, deux championnats figurent à son calendrier : MX1, MX2. Les épreuves de MX1 et MX2 se déroulent le même week-end et sur le même circuit sous la forme de deux courses, les pilotes prennent place sur la grille de départ à la place qu’ils obtiennent selon les qualifications. Le pilote ayant effectué le meilleur temps aux qualifications choisit sa place en premier. Chacune des courses étant comptabilisée dans le classement final à l’issue de la saison. Aux États-Unis, la saison est marquée par deux championnats organisés par l’ American Motorcyclist Association (AMA) : le championnat de supercross (SX) puis le championnat AMA de motocross (MX). L’intérêt de ces disciplines, principalement le SX, auprès du public américain est important. Les écuries peuvent donc présenter des budgets importants et ces championnats sont souvent privilégiés par les différents constructeurs. De par leur notoriété et l’argent qu’ils drainent, les championnats américains regroupent les meilleurs pilotes américains. La plupart des pilotes des autres pays utilisent le championnat du monde de motocross (MXGP) comme tremplin pour rejoindre les États-Unis.

L’une des compétitions majeures est le Motocross des nations (MXDN). Celle-ci, disputée en fin de saison, regroupe les meilleurs pilotes de chaque nation. Les meilleurs pilotes américains sont également souvent présents, ce qui fait de cette compétition l’une des rares occasions dans l’année où les pilotes des deux compétitions majeures s’opposent. Chaque nation présente trois pilotes dans des cylindrées différentes (250 cm 3, 450 cm 3 et Open). Personnalités [ modifier | modifier le code ]

Les Belges ont été les grands dominateurs du moto-cross en Europe. Parmi ceux-ci, on peut encore citer Joël Smets, cinq fois champion du monde, Georges Jobé, cinq fois champion du monde, Harry Everts, quatre fois champion du monde (et père de Stefan), Joël Robert, Roger De Coster, André Malherbe quatre fois champion du monde.

La France est aujourd’hui un pays majeur dans cette discipline : Jacky Vimond est le premier pilote français de moto-cross à devenir champion du monde, puis suivent Jean-Michel Bayle, Sébastien Tortelli, champion du monde 125 cm 3 puis 250 cm 3, Mickaël Pichon, deux fois champion du monde en 250 et Jordi Tixier nouveau champion du monde 2014 en 250 cm 3, Frédéric Bolley double champion du monde 250 cm 3, Mickaël Maschio champion du monde 125 en 2002, Gautier Paulin, Steven Frossard et Sébastien Pourcel sont les meilleurs prétendants de la catégorie reine (MX1) en 2012. Son frère cadet, Christophe Pourcel, remporte le titre MX2 en 2006 avant de subir une grave blessure l’année suivante. Marvin Musquin remporte le titre MX2 en 2009 et 2010, Romain Febvre a remporté le titre de la catégorie reine (MXGP qui remplace le MX1) en 2015.

L’ Italie présente également quelques champions du monde : Antonio Cairoli double champion du monde MX2 et septuple champion MX1 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2017. Il dépasse Joël Robert avec ses six titres mondiaux. Alessio Chiodi, triple champion du monde 125 cm 3 ou David Philippaerts, champion MX1 2008.

Sur les circuits américains, l’Américain Ricky Carmichael, qui s’arrêta fin 2007 à cause d’un syndrome de fatigue chronique (SFC), est le meilleur pilote de l’histoire du moto-cross (six titres de champion US de supercross, onze titres de champion US de moto-cross). On peut également citer Jeff Stanton, Jeremy McGrath (dont la véritable spécialité était le supercross) ainsi que Ricky Johnson, James Stewart Jr., Ryan Dungey, Ryan Villopoto, Justin Barcia, Eli Tomac, etc.

• casque intégral homologué pour protéger la tête des chocs éventuels : il est essentiel pour ce type de pratique, parfois associé à la minerve ( Leatt-Brace ou Neck brace system). Ce casque a une forme différente d’un casque de route, la mentonnière est plus proéminente et l’absence de visière impose le port de lunettes ou d’un masque adapté : cela permet de mieux respirer durant ce sport physique ;

• les genouillères (parfois intégrées dans le pantalon) sont le plus souvent amovibles et faites en matériaux rigides et légers comme l’aluminium, le carbone ou le plastique. La rigidité et le rembourrage en mousse évitant de transmettre des appuis pointus tels que les cailloux, lors des projections ou d’une chute ;

• gilet de protection : c’est un ensemble de matériaux rigides constituant une sorte d’armure protégeant le buste, le dos, les épaules et les coudes. Souvent, le pilote rajoute par-dessus un tee-shirt adapté au moto-cross, à la coupe ample et en matière aérée ;

• la minerve : comme une minerve médicale constituée de plastique ou un simple tour de cou en mousse. Elle se porte sur les épaules. Le plus souvent portée par les pilotes de freestyle. Son rôle est d’éviter les fractures des cervicales en cas de chute ;

• le pantalon est tout aussi essentiel puisqu’il permet d’absorber certains chocs sans dommage (il doit bien sûr être légèrement rembourré). Il peut aussi être de matière imperméable et de matière légère pour permettre des mouvements plus fluides ;

• les gants sont une protection idéale pour éviter de s’arracher la peau en tombant ou avoir des « bleus » à cause des cailloux. Ils permettent aussi de bien s’agripper aux poignées sans toutefois se blesser. Ils sont principalement constitués de tissus légers et la paume de la main est recouverte d’une matière agrippante qui permet une meilleure accroche au guidon ;