Nom binominal — wikipédia electricity projects ks2

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L’appellation de nom binomial, sans le deuxième « n », est souvent réputée impropre, à tort. On trouve en français les adjectifs « binomial » ou « binominal », aussi bien en botanique qu’en zoologie ainsi que le substantif binôme [5 ], selon une étymologie approximative curieusement admise par Émile Littré. Déjà en 1994, Aline Raynal-Roques rappelait que serait préférable la forme binom (du latin classique bi- « deux » et nomen « nom ») à la forme binôme qui proviendrait spéculativement d’un mélange non conforme de latin et de grec (du latin bi- et du grec nomos « loi ») [6 ].

Il apparait cependant, malgré la bizarrerie orthographique que constitue l’ajout tardif de l’accent circonflexe, que le terme de binôme descend bien du latin electricity usage calculator south africa, et seulement du latin, d’une manière tout à fait régulière [1 ]. Le substantif « binôme » et l’adjectif « binomial » ne sont donc pas impropres à cause d’une étymologie douteuse. Il est en revanche sémantiquement et étymologiquement incorrect de faire correspondre binôme à binominal ou bien binom à binomial, il faut utiliser ces paires de mots d’une manière logique. Le sens du mot binôme est plus large, il désigne un ensemble de deux choses, alors que le sens du mot binom est plus précis, il désigne un ensemble de deux mots.

Avant que Linné établisse les règles du système de nommage à deux mots, les espèces étaient décrites par de courtes phrases latines de quelques mots, nommées polynômes latins, qui étaient inconsistantes et gênantes pour les scientifiques lorsqu’ils communiquaient entre eux ou même avec le public. De plus, elles étaient rédigées très différemment suivant les savants et devenaient rapidement indigestes avec les compilations encyclopédiques des auteurs de la Renaissance. Linné conserva cependant ces phrases latines, non plus comme des dénominations mais plutôt comme de brèves gas ks diagnoses des traits les plus saillants des espèces [7 ]. Jean Bauhin est le premier à avoir pensé, au début de la Renaissance, à une nomenclature regroupant genre et espèce. Malgré sa brillante static electricity in the body idée, il ne parvint pas imposer dans le monde scientifique de l’époque ce principe encore valable chez les zoologistes actuels.

Il faut attendre plus d’un siècle pour que Carl von Linné, naturaliste suédois influent, impose cette nomenclature dite binaire, puis binominale. C’est Joseph Pitton de Tournefort qui, dans son Institutiones rei herbariae (1700) [8 ], popularise l’usage du genre et du nom générique comme de l’espèce et du nom de celle-ci. Puis c’est Karl Niklaus Lang qui, en 1722, utilise le premier cette méthode en zoologie [9 ], en formalisant un ensemble de règles qui a favorisé son adoption par les communautés scientifiques.

Les règles de nomenclature sont modulées en fonction des disciplines ; celles s’appliquant aux taxons du règne végétal et du règne fongique sont édictées par le Code international de nomenclature botanique (CINB) ; celles du règne animal par la Commission internationale de nomenclature zoologique (CINZ). Ces règles ne restent pas immuables. Elles font l’objet de réajustements périodiques lors des congrès internationaux (tous les six ans).

Le principal avantage de cette terminologie est, depuis Linné, d’avoir offert un langage commun. Par delà les noms vernaculaires propres à chaque langue pour désigner l’espèce humaine ou les membres de celle-ci (Human, Mensch, Ser humano…) et parfois multiples au sein d’une même langue (l’espèce humaine, l’homme, l’humain…), Homo sapiens se présente comme un vocable de référence, certes de nature scientifique, mais qui q gastrobar dias ferreira a su par ailleurs acquérir une notoriété dépassant celle du jargon.

Entre genre et espèce ( sous-genre, section, sous-section, série, sous-série, etc.), les combinaisons sont infragénériques et binominales : nom de genre, puis après indication du rang, une épithète infragénérique. Par exemple le cèpe appartient à la section « Boletus sect. Edules ». Edules correspond à un nom infragénérique (inférieur au genre), au rang d’une section réunissant plusieurs espèces de même affinité ;

Ils demeurent les plus importants car gaz 67 for sale toute espèce du monde vivant est désignée dans la communauté scientifique par un nom binominal. Ce nom binominal [11 ] spécifique se compose d’un nom de genre et d’une épithète spécifique, suit généralement l’auteur (ou les auteurs) ayant décrit et nommé ainsi pour la premiere fois l’espèce et la date de publication de ce travail. L’ensemble constitue le nom scientifique international.

Ils sont réputés latins, quelle que soit leur origine : un des deux noms, voire les deux pouvant être transcrits du grec ancien comme Abramis, du chinois comme Agrocybe chaxingu, ou du japonais comme Lentinula shiitake ou bien du polonais comme Capsaspora owczarzaki. En effet, ils sont impérativement écrits en alphabet latin (donc sans diacritique ou accent, les ligatures Æ, æ, Œ, œ, ß sont écrites sans ligature : Ae, ae, Oe, oe, ss) et reçoivent une désinence latine ou se déclinent en latin chaque electricity inside human body fois qu’il est morphologiquement possible. Le trait d’union est autorisé en botanique mais son usage est codifié.

Ils sont censés contenir une valeur descriptive, notamment l’épithète qualificative ou génitif de qualité. Il ne s’agit ici que d’une recommandation du Code aux auteurs, mais la plus grande liberté est admise dans le choix du nom de baptême. Ce peut être un patronyme (rouxii), un prénom (mariae), un pseudonyme ( otaksa), un toponyme (brasiliensis, japonica…), un nom indigène quelle que soit sa langue d’origine, ou un mot composé savant (voir ci-après).

Il est également recommandé, depuis 2012, d’en préciser l’étymologie (cf. Article 60, recommandation 60 H.1., du Code international de nomenclature de Melbourne) particulièrement lorsqu’elle n’apparaît pas évidente. Par exemple, Clitocybe acromelalga Ichimura, décrit un nom savant composé du grec acro- « extrémité », – mel- « articulation » et alga « douleur », ce champignon provoquant des douleurs atroces des extrémités (doigts et orteils). Il est toutefois mal gas nozzle stuck in car décliné ( acromelalges eût été correct), mais la correction, qui doit faire l’objet d’une demande, relève d’une décision officielle.

Le nom de genre s’écrit avec la majuscule. La recommandation 60 F.1. précise : « La lettre initiale de toute épithète spécifique ou infra-spécifique devrait être une minuscule ; cependant, les auteurs qui désirent utiliser une majuscule peuvent le faire pour des épithètes directement dérivées de noms de personnes, réelles ou mythiques, de noms vernaculaires (ou non latins) ou d’anciens noms de genres ».

En dessous du rang d’espèce (variété ou race, sous-espèce, forme), le nom des taxons devient trinominal, avec le nom de genre, une épithète spécifique suivis d’une seule épithète infraspécifique : Panthera leo persica. Dans les static electricity in the body effects cas de la botanique et de la mycologie cela se fait après l’indication du rang : Tricholoma saponaceum var. fagetorum.

Lorsque le taxon est publié pour la première fois, la citation est toujours simple : le nom est suivi du nom de l’auteur qui le publie. Ce nom de personne peut être donné au long, mais on utilise très souvent une abréviation plus ou moins acceptée par l’usage. L’auteur peut se substituer à un collectif d’auteurs (l’ensemble des auteurs publiant conjointement le nom et qui en assument la responsabilité).

Cette date situe l’année de publication effective du livre ou de la revue dans lequel l’espèce a été décrite la première fois sous ce binôme. Cette date est indispensable pour retrouver, notamment quand on consulte des ouvrages anciens (plus de cinq ans suffisent dans certaines disciplines), une espèce citée même si elle a changé de genre. La mention de l’année est cependant facultative, de même que la citation bibliographique complète.

Les noms binominaux latinisés instaurés par Linné ont remplacé les « noms vulgaires » (ou « vernaculaires »), dont certains demeurent cependant utilisés par les scientifiques, quand ils ne prêtent pas à confusion et sont très connus ( lion, ours blanc…) ou sont normalisés par une institution scientifique (on parle alors de « nom normalisé »), ce qui est par exemple le cas en français pour les oiseaux avec la Commission internationale des noms français des oiseaux.

Dans certains pays, des traditions de dénomination relativement précises étaient en cours avant même gas natural inc le Systema Naturae, par exemple au Japon, et sont demeurées plus riches et précises que la classification scientifique pendant plusieurs siècles, certaines espèces y ayant été décrites bien avant d’être intégrées à la classification « officielle » [12 ].