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Etienne Garceau is a young self-taught painter. Creation is a major part of his life. If he began his career with gastronomy, it is one year ago that he decided to devote himself to painting. During his first life, he travelled the world, looking for flavours and textures, trying to provoke original sensations. In 2016, he left the world of food and found in painting a form of achievement. Since then, he has coloured strange and erotic faces of women. The figures he draws on the canvas recall the materials that are put in the mouth and become, by this gesture, almost sensual. This relationship to food and to free portrait, Pop art artists had already thought, and it is in a movement of hyperrealism that Etienne Garceau passes the door of the world of art.

There is something mysterious in Etienne Garceau’s paintings. Always a little veiled, women who are painted do not offer themselves immediately. They hide behind a damp veil or reveal only a detail of their body: a mouth, a bridge of the nose, etc. This game inflames oneself. As Kant pointed out when he conjured up the fig leaf that covers Eve in the Garden of Eden: not showing everything arouses desire. Women, great enigma, fascinate the artist. He finds their harmonious forms, and the way in which they attired her selves, captivating.

If this way of not showing everything awakens senses, it is way much intense under the hand of the painter. Sensitive to the feminine condition, he was able to observe during his travels the sadly habitual speech that associates woman to property. Besides the artistic bridges that can be established between the Pop art movement and Etienne Garceau’s paintings, the link is perhaps the echo of consumerism and objectification.

Drawing from photographs, the artist paints with acrylic. His relationship to matter, a vestige of his gastronomic research, allows him to oscillate between a straightforward hyperrealism and an almost gustatory game. As soon as one assimilates his past relationship to food, the wrinkled effects become thin, brittle wafers, the veiled, almost asphyxiated face has something ovate, and the orange liquid is reminiscent of a caramel just turning brown. Etienne Garceau, self-taught, offers multiple readings in his paintings

Etienne Garceau est un jeune peintre autodidacte. La création fait partie intégrante de sa vie, et s’il a commencé par la gastronomie, c’est il y a plus d’un an qu’il a décidé de se consacrer à la peinture. Durant sa première vie, il a parcouru le monde, à la recherche de saveurs et de textures, cherchant à provoquer chez celui qui déguste, des sensations originales. En 2016, il quitte le monde de l’alimentation et trouve dans la peinture une forme d’aboutissement. Il y colore des visages de femmes colorés, étranges et érotiques. Les figures qu’il couche sur la toile rappellent les matières que l’on met en bouche et qui deviennent, par ce geste, presque sensuelles. Ce rapport à la nourriture et au portrait libre, les artistes du Pop art l’avaient déjà pensé, et c’est dans une mouvance d’hyperréalisme qu’Etienne Garceau passe la porte du monde de l’art.

Il y a dans les peintures d’Etienne Garceau quelque chose de mystérieux. Toujours un peu voilées, les femmes qui y prennent vie ne s’offrent pas d’emblée. Elles se cachent derrière un voile humide, ou ne livrent qu’un détail de leur corps, une bouche, l’arrête d’un nez… Ce jeu enfièvre. Comme le démontrait Kant alors qu’il évoquait la feuille de figuier qui recouvre Eve dans le jardin d’Eden : ne pas tout montrer suscite le désir. Les femmes, grande énigme, fascine l’artiste. Il trouve leurs formes harmonieuses, et la manière dont elles se parent, captivantes.

Mais si cette manière de ne pas tout montrer éveille les sens, elle est double sous la main du peintre. Sensible à la condition féminine, il a pu observer durant ses voyages, le laïus aujourd’hui tristement habituel qui associe la femme à une propriété. Outre les ponts plastiques qui peuvent être établis entre le mouvement du pop art et les peintures d’Etienne Garceau, c’est peut-être aussi dans l’écho du consumérisme et de l’objectivasion que le lien est à faire.

Partant de photographies, l’artiste peint à l’acrylique. Son rapport à la matière, vestige de ses recherches gastronomiques, lui permet d’osciller entre un hyperréalisme franc et un jeu presque gustatif. Dès lors que l’on assimile ses relations passées à la nourriture, les effets froissés deviennent de fines gaufrettes cassantes, le visage voilé, presque asphyxié, a quelque chose d’oviforme, et le liquide orange rappelle un caramel tout juste brunit. Etienne Garceau, autodidacte, offre de multiples lectures dans ses peintures.