Ouvrier — wikipédia no electricity jokes

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L’ouvrier d’industrie ou agricole, qui a représenté une part importante de la population des pays développés de la fin du XIX e siècle à la fin du XX e siècle, et plus généralement la culture ouvrière (parfois plus ou moins assimilée à la culture populaire, qui comprend aussi la culture paysanne, celle des marins, etc.) a donné lieu à d’innombrables écrits littéraires, philosophiques, sociopolitiques, culturels et scientifiques [4 ] , [5 ] , [6 ] , [7 ] , [8 ] , [9 ] , [10 ] , [11 ] , [12 ] , [13 ] , [14 ] et à de très nombreuses représentations artistiques.

Le sport fut un vecteur d’émancipation pour les ouvriers, notamment au XXe siècle, et plus précisément en 1936 grâce au Front populaire [15 ] Sous l’impulsion du sous-secrétaire d’Etat aux sports, Léo Lagrange, le sport se démocratise. " L’ouvrier, le paysan et le chômeur trouvent dans le loisir la joie de vivre et le sens de leur dignité" [16 ] Une véritable politique publique du sport est alors menée en faveur des plus démunis. Faire du sport c’est avant tout accéder à la dignité, comme le martèle Léo Lagrange. En effet, faire du sport, c’est se donner une hygiène de vie, des habitudes, des manières de penser et un langage commun. C’est aussi s’ouvrir aux autres et partager des loisirs communs. Par exemple, le football, au delà du strass et des paillettes, a contribué à créer des solidarités ouvrières [17 ] , [18 ] Histoire [ modifier | modifier le code ]

Durant la période féodale, les ouvriers les plus qualifiés peuvent aspirer au statut d’ artisan et gagner davantage. Mais à l’occasion de la Révolution industrielle, le sens du mot d’ ouvrier va renvoyer à une autre réalité : il ne désigne plus strictement l’ensemble des salariés qui travaillent dans l’agriculture ou dans l’artisanat, mais aussi -et surtout- l’ensemble de ceux qui réalisent un travail manuel rémunéré dans le cadre de l’industrie naissante.

Ce nouveau statut, souvent contraint et résultant de l’ exode rural, inquiète : les peurs sociales se cristallisent autour des classes dangereuses, à la suite de l’accumulation souvent désordonnée de nouvelles populations dans les faubourgs des villes. Pour mieux contrôler les déplacements croissants des populations, est créé le 1 er décembre 1803, sous le Consulat, le livret d’ouvrier. Ce document s’inscrit dans une politique qui vise à accentuer une certaine docilité de l’ouvrier envers les patrons [réf. nécessaire]. Un ouvrier rebelle ne trouverait en effet pas de travail puisque ce serait indiqué dans le livret qu’il doit présenter au patron à qui il demande un nouvel emploi.

Dans les années 1830, le Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie dressé par le Docteur Louis René Villermé est « le plus saisissant ouvrage paru sur les ouvriers français du XIX e siècle. Écrit précisément dans les débuts de l’industrialisation, il retrace avec minutie le cadre de travail et la vie de ceux qu’on appelle les « nègres blancs », condamnés à des journées de quinze à dix-sept heures, pour des salaires infimes. On atteint dans cette enquête le tréfonds de la misère, à une époque où le monde ouvrier ne fait qu’apparaitre. » [20 ]. Autres regards sur la condition ouvrière [ modifier | modifier le code ] Littérature [ modifier | modifier le code ]