Polytéréphtalate d’éthylène — wikipédia gas house dance hall

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Le poly(téréphtalate d’éthylène) [6 ], plus connu sous le nom anglais de polyethylene terephthalate (parfois francisé de manière impropre en « polyéthylène téréphtalate ») ou PET, que l’on trouve également avec l’abréviation PETE, est un plastique de type polyester saturé, par opposition aux polyesters thermodurcissables. Ce polymère est obtenu par la polycondensation de l’ acide téréphtalique avec l’ éthylène glycol. Malgré sa dénomination, il n’y a aucune similitude avec le polyéthylène et il ne contient aucun phtalate [7 ]. Malgré cela, la nourriture contenue dans des emballages en PET peut être contaminée par des perturbateurs endocriniens [8 ].

Pour simplifier, on peut décrire le PET comme un pétrole raffiné. Les produits liquides initiaux, l’éthylène glycol et les connexions téréphtalate, sont issus du pétrole qui a été partiellement transformé avec l’oxygène. Pour la fabrication de PET, ces relations initiales sont liées à de longues chaînes de molécules. Chimiquement exprimé : l’éthylène glycol et les connexions téréphtalate sont reliés par polycondensation. Par cela, les molécules initiales constituées de petites chaînes, elles-mêmes composées exclusivement des éléments hydrogène, carbone et oxygène, sont attachées par liaisons ester.

Refroidi brutalement, le PET est amorphe et transparent. Un refroidissement lent ou l’adjonction de germes de cristallisation (talc, sulfate de baryum) peut le rendre translucide. Le taux de cristallinité ne dépasse cependant jamais 30 %, contre 60 % pour le poly(téréphtalate de butylène) (PBT) [9 ].

Plus les chaînes se prolongent durant la réaction de formation des macromolécules, plus la viscosité du matériau augmente jusqu’à obtenir à la fin de la polycondensation la consistance souhaitée. Ensuite, cette coulée chaude de 250 °C est pressée par des buses dans des barres minces, ensuite refroidie et coupée dans de petits morceaux de granulat de polyester.

Par extrusion et étirage sous tension, on obtient à partir du polyester amorphe un film aux propriétés biaxiales semi- cristallines. Ce film de très grande solidité en tension, très stable et transparent, très bon isolant électrique, est connu sous les marques Mylar, Melinex et Hostaphan.

La molécule de poly(téréphtalate d’éthylène) s’hydrolyse à température élevée (environ 240 °C), retournant vers une forme à bas poids moléculaire, inutilisable pour un usage normal. Le polymère doit donc être soigneusement séché, sous vide à 80 °C, avant utilisation [9 ].

Selon des toxicologues allemands, le poly(téréphtalate d’éthylène) ainsi que les additifs que l’on y ajoute intentionnellement ou non, seraient dangereux pour la santé et porteraient atteinte à la fertilité des hommes et des femmes [11 ]. Cette information a été toutefois démentie par l’ Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) [12 ] et ses résultats fortement critiqués par le professeur Jean-François Narbonne [13 ].

Toutefois, l’ensemble des phtalates est suspecté, avec une présomption plus ou moins forte selon l’avancement des études [14 ], d’être toxique pour la reproduction, assez forte cependant pour que la Commission européenne ait programmé leur limitation [15 ] de plus en plus étendue [16 ]. La toxicité présente a priori un risque pour les seuls bébés, ceux-ci pouvant au cours d’opérations médicales recevoir jusqu’à plus de vingt fois la dose limite de 0,15 g de DEHP par jour pour un kilogramme de leur poids, ainsi que pour les adolescents prépubères en soins intensifs. C’est la façon dont le phtalate est associé au plastique qui fait que celui-ci peut migrer plus ou moins facilement dans l’organisme [17 ]. Le risque n’est pas avéré avec le PET. Mais comme il est indiqué ci-dessus, le poly(téréphtalate d’éthylène) ne contient aucun phtalate, de sorte que les risques indiqués ne semblent pas s’appliquer.

En 2007, la Suisse reconnait la toxicité du PET pour certains produits d’emballages. L’origine de la toxicité vient d’un de ses composants, l’ antimoine (catalyseur de la réaction de polymérisation du plastique) qui migre du plastique aux denrées alimentaires plus facilement lorsqu’il est chauffé [18 ]. Commerce [ modifier | modifier le code ]

En 2014, la France était nette importatrice de PET, avec une moyenne d’import mensuelle de 27 000 t, contre des exportations s’élevant à 1 800 t. La même année, le prix moyen du PET construit à partir des données des douanes françaises était de 1 100 €/t [19 ].

La Suisse est leader mondial en matière de recyclage des bouteilles en PET. En 2010, plus de 80 % d’entre elles retournent à la fabrique après usage [20 ], contre 94 % pour le verre et 91 % pour les canettes en aluminium [21 ], ce qui représente 700 millions de bouteilles récupérées par an [20 ]. Notes et références [ modifier | modifier le code ]