Propylène glycol — wikipédia electricity physics formulas

L’ atome de carbone 2 est chiral. Le propane-1,2-diol se présente donc sous la forme d’une paire d’ énantiomère, l’énantiomère R étant lévogyre tandis que le S est dextrogyre. Le propylène glycol est le plus souvent un racémique. Utilisations [ modifier | modifier le code ]

• L’Industrie cosmétique en fait un humectant anti-moisissure dans certains cosmétiques, tout comme l’industrie du tabac. Il remplace souvent la glycérine comme excipient, et parfois abusivement présenté comme hydratant (tout comme la glycérine, qui ne peut que freiner une éventuelle déshydratation par la peau).

• L’ Industrie du spectacle (discothèque, théâtre, cinéma, plateaux de TV) l’utilisent pour alimenter les machines à fumées : son évaporation permet de produire un aérosol réputé non toxique [9 ] et permettant des effets spéciaux (fausses vapeurs, brumes artificielles, matérialisation des rayons laser ou lumineux…), a priori sans danger pour les acteurs ou les spectateurs.

• L’ Industrie aéronautique, l’ aviation civile ou militaire l’utilisent (en aspersion sur les ailes des avions afin d’y réduire la formation de glace : le givre est à l’origine d’environ 10 % des accidents d’avions [10 ]). Et l’industrie des systèmes de climatisation/chauffage l’utilise parfois comme antigel non-corrosif et améliorant les transferts de chaleur [11 ] dans les circuits et applications sensibles ( ex. : compresseurs de gaz de pompes à chaleur, capteurs solaires, chambres froides alimentaires…) où il remplace l’ éthylène glycol, moins coûteux mais toxique pour l’Homme et l’environnement.

En plus des modes de production issus de l’industrie chimique, on note l’existence d’une filière biologique portée en France par l’entreprise Metabolic Explorer basée à Clermont-Ferrand et offrant un avantage économique significatif par rapport aux procédés pétrochimiques classiques [13 ].

Le propylène-glycol est principalement absorbé par voie digestive. Il est oxydé dans le foie en acide lactique, puis en acide pyruvique, qui est utilisé par le corps humain comme source d’énergie. Chez l’être humain il est éliminé du sang avec une demi-vie de deux heures et de l’organisme avec une demi-vie de quatre heures [8 ].

Des effets toxiques et/ou neurotoxiques (reins, système nerveux central) existent à très hautes doses. Cependant, au vu des faibles concentrations dans les produits alimentaires, il paraît impossible d’atteindre ces doses [16 ]. Les cas d’intoxication au propylène glycol sont plus généralement liés à une administration intraveineuse ou à l’ingestion accidentelle de grandes quantités par des enfants [17 ] , [18 ].

Le potentiel de toxicité à long terme apparaît également faible. Lors d’une étude faite en 1972, aucun effet nocif apparent n’a été constaté sur des rats ayant ingéré durant 104 semaines des aliments contenant jusqu’à 5 % de PG [19 ]. Voie cutanée [ modifier | modifier le code ]

Le contact prolongé avec la peau n’est pas ou peu irritant [20 ]. On constate une irritation modérée en cas de contact cutané occlusif ou de projection de produit non-dilué [8 ]. Il existe toutefois des cas d’allergie [21 ] ou d’eczéma de contact (par exemple lors de l’utilisation de crèmes dermiques utilisées pour traiter l’ herpès labial [22 ]). Il est fortement irritant pour les yeux. De manière générale, il est recommandé d’éviter le contact du produit avec la peau ou les yeux. Voie respiratoire [ modifier | modifier le code ]

L’inhalation de vapeur de propylène glycol ne semble pas présenter de risques importants lors des usages courants. Dans des conditions expérimentales, une inhalation pendant une heure d’un aérosol contenant 10 % de propylène-glycol ne provoque aucun effet sur les sujets exposés. Une exposition d’une minute dans une atmosphère contenant une concentration importante de propylène-glycol dans l’air (309 mg/m 3) provoque une irritation oculaire et respiratoire. Aucune valeur limite d’exposition professionnelle dans l’air n’est fixée dans l’Union Européenne ou aux États-Unis [8 ]. Effets génotoxiques [ modifier | modifier le code ]

Comme tout solvant, le propylène glycol peut présenter une toxicité indirecte, étant capable de solubiliser un grand nombre de produits potentiellement toxiques issus de la chimie organique [24 ]. En tant que surfactant ou solvant, sa capacité à augmenter la toxicité de certains pesticides tels que le diuron, l’ atrazine et l’ aminotriazole est discutée [25 ]. Intoxication [ modifier | modifier le code ]

A fortes doses, la molécule peut provoquer une insuffisance rénale, une insuffisance hépatique. Au niveau biologique, il existe une acidose lactique, une hyperosmolarité. Le traitement repose sur l’ hémodialyse [27 ]. Notes et références [ modifier | modifier le code ]

• ↑ Werley MS, McDonald P, Lilly P, Kirkpatrick D, Wallery J, Byron P, Venitz (2011) Non-clinical safety and pharmacokinetic evaluations of propylene glycol aerosol in Sprague-Dawley rats and Beagle dogs. J. Toxicology. 2011 Sep 5; 287(1-3):76-90. Epub 2011 Jun 12 ( [1])

• ↑ Guillot M.; Bocquet G.; Eckart P.; Amiour M.; El-Hachem C.; Garnier R.; Galliot-Guilley M.; Haguenoer J. M., « Environnement domestique et intoxication aiguë au propylène glycol chez un nourrisson de deux ans. À propos d’une observation inhabituelle. », sur http://cat.inist.fr, Archives de pédiatrie, 2002, vol. 9, no4, pp. 382-384, 2002e

• ↑ Claverie, F., Giordano-Labadie, F., & Bazex, J. (1997). Eczéma de contact au propylène glycol: Concentration et véhicule adaptés pour les tests épicutanés. In Annales de dermatologie et de vénéréologie (Vol. 124, No. 4, p. 315-317). Masson.

• ↑ a et b (en) U.S. DEPARTMENT OF HEALTH AND HUMAN SERVICES Public Health Service Agency for Toxic Substances and Disease Registry, « ATSDR – Toxicological Profile: Propylene Glycol » [PDF], sur www.atsdr.cdc.gov, 1997 (consulté le 24 janvier 2017)

• ↑ Brinquin, L., Rousseau, J. M., Corbe, H., DIRAISON, Y., & BONSIGNOUR, J. (1993). Intoxication aiguë volontaire par herbicide à base de diuron, d’atrazine et d’aminotriazole: toxicité du solvant, le propylène-glycol?. Journal européen des urgences, 6(1), 20-22 ( résumé).