Quantum — wikipédia gas 37 weeks pregnant

En physique classique, on considérait que les passages d’un état à un autre se faisaient de manière continue, ou, pour parler autrement, de manière progressive. Par exemple, des échanges d’énergie ou des modifications de vitesse pouvaient toujours être plus petits, en physique classique, que n’importe quelle valeur. Cela signifie qu’une modification d’état pouvait être d’une quantité infiniment petite. La théorie des quanta vient bouleverser cette idée. Au contraire, toute modification se fait selon une quantité minimum en deçà de laquelle il est impossible de descendre. Autrement dit, toute modification se fait par saut. C’est le rayonnement des corps noirs qui suggéra cette idée. Elle a été généralisée à toute la physique et a été validée par l’expérience. Cela provoqua l’émergence d’une nouvelle physique en contradiction avec de nombreux concepts de la physique classique, et que l’on appela la physique quantique.

Ainsi, John Rayleigh énonça que la puissance rayonnée par un corps chauffé est proportionnelle à sa température absolue et inversement proportionnelle au carré de la longueur d’onde de la couleur réfléchie, ce qui illustre l’idée d’un changement continu. Cependant, des mesures ont démontré que sa théorie n’était vraie que pour les longueurs d’onde allant de l’ infrarouge au vert. À partir du bleu, l’expérience est en contradiction avec les valeurs théoriques. Paul Ehrenfest appela cette erreur la « catastrophe ultraviolette ».

Max Planck, en 1900, proposa que les vibrations issues de la chaleur d’un corps se répartissent suivant une loi déterminée, régie par la constante h qui porte son nom. Il fut, au même titre que les autres physiciens, déstabilisé par sa théorie. Il essaya longtemps de conserver son résultat en supprimant les quanta, pour finalement renoncer et les admettre. La théorie des quanta était née. Elle fut le point de départ de la mécanique quantique, l’une des deux grandes théories physiques du XX e siècle.

La mécanique quantique, qui fait notamment appel à la fonction d’onde, fut initiée par Bose, de Broglie, Dirac, Einstein, Fermi, Feynman, Heisenberg, Pauli et Schrödinger. De Broglie lia le quantum à la longueur d’ onde dans la mécanique ondulatoire, où une particule possède la double caractéristique quantique et ondulatoire. Une partie importante des travaux de la fin du XIX e siècle et du début du XX e siècle ont été consacrés à l’établissement de cette dualité.

Richard Feynman et Julian Schwinger ont par la suite développé l’ électrodynamique quantique relativiste, théorie qui considère que l’interaction électromagnétique entre particules chargées se fait par l’échange de photons ; par extension, l’interaction gravitationnelle se ferait par l’échange de gravitons et les interactions faibles et fortes par l’intermédiaire de bosons. Pour décrire l’interaction des particules élémentaires, il a fallu développer une autre théorie portant le nom de théorie quantique des champs. Application en électronique [ modifier | modifier le code ]

En électronique, le quantum [2 ] correspond à la tension analogique de la valeur numérique la plus petite dans un convertisseur numérique/analogique (CNA), soit un 1 logique. C’est donc la différence de tension qu’il y a entre une valeur numérique et la valeur numérique suivante, à la sortie d’un convertisseur numérique/analogique (CAN). Ou aussi c’est la plus petite variation de la tension analogique qu’un système/instrument de mesure peut détecter.

La tension pleine échelle est la plage de conversion complète, c’est-à-dire, la plage de variation de l’entrée, on peut considérer que celle-ci est théorique. La tension de référence est exactement la même chose que la tension de pleine échelle mais cette fois-ci, cette tension est pratique. L’écart entre la valeur théorique et pratique est traduit par l’erreur de gain. Lors de la production de 2 convertisseurs sur un même wafer, des variations de process engendrent des caractéristiques différentes. Il convient donc au fabriquant de tester et de fournir dans sa datasheet les tensions de références des différents convertisseurs.

Pour les circuits numériques actuels [Quand ?] cette plage de conversion est souvent 0– 5 V. Notons toutefois qu’en microélectronique, la plage de conversion peut facilement descendre à 0– 1,2 V (baisse de la tension d’alimentation donc baisse de la consommation). Exemple [ modifier | modifier le code ]