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Placé sous l’autorité directe du directeur général de la Police nationale, le RAID est appelé à intervenir à l’occasion d’événements graves, nécessitant l’utilisation de techniques et de moyens spécifiques pour neutraliser les individus dangereux, par la négociation ou l’intervention.

Son rôle est notamment d’agir dans les situations de crise, du type prise d’otages, retranchement de forcenés ou arrestation de malfaiteurs à haut risque, mais aussi de contribuer à la lutte antiterroriste en apportant son concours aux services spécialisés, dans le cadre d’arrestations d’individus ou de groupes susceptibles de se livrer à des actions terroristes sur le territoire français.

Le service est basé à Bièvres, dans le département de l’ Essonne, siège de l’unité centrale, et dispose, en outre, de dix antennes, réparties sur le territoire métropolitain, à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nice, Rennes, Toulouse et Strasbourg ainsi que d’une antenne ultramarine implantée à Nouméa (Nouvelle Calédonie) [3 ].

Avant la création du RAID, la Police française — ne disposant pas d’une unité à compétence nationale comparable au GIGN de la Gendarmerie — s’appuyait sur des unités régionales comme la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) à Paris et les Groupes d’intervention de la Police nationale (GIPN) en province. Le RAID est créé par un arrêté du 23 octobre 1985 du Ministre de l’Intérieur Pierre Joxe [4 ], sur la recommandation de nombreux policiers et notamment du commissaire Robert Broussard. Son premier chef est le commissaire Ange Mancini [5 ].

À compter du 19 mars 2015, les sept GIPN métropolitains, situés dans les villes de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg, sont officiellement incorporés au sein du RAID et en deviennent les antennes territoriales [7 ] , [8 ] , [9 ]. L’effectif total résultant dépasse la barre des 300.

Le 19 avril 2016, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve annonce la création de trois antennes territoriales supplémentaires à Montpellier, Nancy et Toulouse [10 ]. Les deux unités de Montpellier et Toulouse ont été créées en 2016, celle de Nancy l’est en 2017.

Le 2 mai 2018, le Groupe d’intervention de la Police nationale (GIPN) de Nouméa (Nouvelle Calédonie) devient une antenne RAID, la transformation des deux dernières unités portant ce nom en antennes RAID (les GIPN de Pointe-à-Pitre et Saint Denis de La Réunion) devant intervenir en Mars 2019 [3 ] , [11 ]. Interventions notoires [ modifier | modifier le code ]

• la mobilisation sur l’ attentat contre l’Hyper Cacher à Paris dans une épicerie casher le 9 janvier 2015, mission à l’occasion de laquelle l’unité a collaboré sur le terrain pour la première fois avec le GIGN, l’unité d’élite de la Gendarmerie nationale, lors de la double prise d’otages en France le 9 janvier 2015 [20 ] ;

• de procéder, en collaboration avec la direction des ressources et des compétences de la police nationale et la direction centrale de la police judiciaire, à des études et des essais de techniques et de matériels d’intervention ainsi qu’à la formation de fonctionnaires de police ou de services dans le cadre de ses activités.

Le RAID fait partie de la force d’intervention de la police nationale qui rassemble sous la direction du commandant du RAID, la Brigade anticommando (c’est-à-dire la Brigade de recherche et d’intervention de la Préfecture de Police de Paris (PP), renforcée par d’autres unités de la PP) et d’autres unités de la Police nationale (notamment les GIPN outre-mer). Placée sous l’autorité du directeur général de la police nationale, l’unité est dirigée par un fonctionnaire du corps de conception et de direction de la police nationale [25 ].

Le RAID ne peut être déplacé ou employé que sur ordre du directeur général de la police nationale. Il n’intervient que sous le commandement de sa hiérarchie. Il n’a pas compétence pour la suite judiciaire des faits sur lesquels il est intervenu. Il peut être mis à la disposition des préfets et des procureurs de la République qui en font la demande. Dans ce cas, l’autorité requérante définit la mission générale assignée à ce service. Le chef de l’unité chargé de l’exécution de la mission demeure seul responsable des conditions et des modalités techniques de son exécution. Les chefs des services territoriaux de police lui apportent leur concours [26 ].

Au sein du Ministère de l’Intérieur, la coordination et l’interopérabilité entre le RAID et le GIGN sont assurées par l’Ucofi (Unité de coordination des forces d’intervention), créée en 2010 [27 ]. La procédure d’urgence absolue (P.U.A.) instaurée en avril 2016 par le Ministre de l’Intérieur en réponse aux attentats de 2015 autorise — en cas de crise majeure ou de crises multiples — l’intervention de toute unité en mesure de la faire en tout point du territoire (donc en s’affranchissant du critère de compétence géographique qui s’impose habituellement) [10 ]. Effectifs [ modifier | modifier le code ]

Le RAID comptait au 1 er août 2009, 168 fonctionnaires, dont trois membres du corps de conception et de direction ( commissaires de police), 21 du corps de commandement, 119 du corps d’encadrement et d’application et 25 personnels administratifs et techniques (dont un psychologue et six médecins).

L’admission dans l’unité obéit à des critères très stricts, notamment en ce qui concerne les tests d’aptitude physique, médicaux et psychotechniques. Certains postes opérationnels (négociation, tir de précision…) sont occupés par des personnels féminins [6 ].

Le profil des membres de l’unité a sensiblement évolué depuis sa création. Alors qu’à l’origine, il était principalement composé d’inspecteurs (maintenant appelés officiers), en 2016, le RAID emploie majoritairement des gradés et des gardiens [6 ].

Le RAID disposait pour l’année 2012 d’un budget de fonctionnement et d’équipement de plus de 2 000 000 euros ainsi que de deux enveloppes spécifiques complémentaires. La première, d’un montant de 85 000 euros, est destinée à l’acquisition de matériels soumis à autorisation. La seconde, d’un montant de 70 000 euros, permet au RAID de prendre en charge les dépenses de formation de ses personnels et des fonctionnaires nouvellement affectés au sein des groupes d’intervention de la police nationale.