Renard — wikipédia gas monkey

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Jusqu’à la fin du XVII e siècle [5 ], le renard est encore fréquemment appelé un goupil [6 ]. Le terme actuel de renard, pour désigner l’animal, n’est autre que le prénom Renart donné au goupil héros du Roman de Renart. Au centre de ce recueil d’histoires imaginaires, Renart le goupil est très rusé et les tours qu’il joue aux autres animaux et aux humains ont rendu le personnage très célèbre (on disait : « malin comme Renart »). De ce fait, son prénom s’est substitué à goupil par éponymie.

Renard a été graphié Renart jusqu’au milieu du XVI e siècle. Le nom propre est tiré d’un anthroponyme francique * Raǥinhard, composé des éléments * raǥin (« conseil ») ( cf. Raimbaud, Rainfroy [7 ]), et * hard (« dur », « fort ») (cf. le suffixe français -ard). Il a pour équivalents les prénoms moyen néerlandais Reynaerd et vieux haut allemand Reginhart (allemand Reinhart).

Quant au terme goupil, il est attesté sous les formes gulpil en 1155, volpil en 1180, golpilz en 1120, gupil en 1121-1134. Il procède du gallo-roman *WULPĪCULU, variante du latin populaire *vŭlpīculus [8 ] ou du bas latin vulpiculus [9 ], dont sont directement issus l’ occitan volpìlh et l’ancien italien volpiglio. La forme masculine vulpiculus est une altération du latin classique vulpēcula « petit renard » (qui a donné l’ espagnol vulpeja), diminutif de vulpēs « renard » en latin classique [9 ], d’où l’italien moderne volpe. Le passage de [v] à [w] en gallo-roman s’explique par l’influence phonétique du francique (peut-être inspirée dans ce cas par le vieux bas francique *wulf « loup »), ensuite [w] se durcit régulièrement en [gʷ], puis se délabialise en [g] en français central et à l’ouest, mais pas dans les dialectes d’oïl septentrionaux (ex : bas-lorrain, champenois, picard, ancien normand septentrional woupil).

Le latin vulpēs est issu de l’ indo-européen commun * (H)ulp-i-, qui est continué par l’ avestique urupi « martre » et le lituanien vilpišỹs «chat sauvage», ainsi que par des formes dérivées comme le persan rubâh (روباه) « renard » et le sanskrit lopāśá « chacal » [10 ]. Vocabulaire [ modifier | modifier le code ]

Les renards sont des vecteurs de la rage, de la trichinose ou de l’ échinococcose alvéolaire, maladie qui peut se révéler mortelle chez l’homme. Il faut souligner que cette pathologie se découvre plusieurs années après l’avoir contractée : certaines personnes sont mortes car on croyait à un cancer du foie. Ces maladies sont transmises par la salive ou les excréments des carnivores porteurs ou par ingestion d’aliments souillés par eux. Prédateurs [ modifier | modifier le code ]

En raison de l’élimination récente et généralisée par l’Homme des grands canidés et des grands félins, les prédateurs du haut de la pyramide alimentaire dans de nombreux écosystèmes terrestres sont maintenant des carnivores de taille moyenne (tels que les lynx ou coyotes [19 ] en Amérique du Nord). Or, bien qu’étant un prédateur relativement généraliste, le coyote élimine volontiers ses concurrents prédateurs, et notamment le renard [19 ]. Il est démontré que l’activité prédatrice du coyote favorise l’abondance des oiseaux chanteurs et même l’abondance de certains rongeurs ainsi que la diversité biologique. Ceci s’explique par le fait qu’ils réduisent les populations de chiens et de chat domestiques ainsi que de renards [19 ] (ce qui montre au passage l’importance du renard en matière de lutte contre les rongeurs).

La réintroduction ou le confortement de populations de loup gris dans de nombreuses régions d’Amérique du Nord va à nouveau modifier la chaîne d’interactions prédateurs-proies [19 ] ; Une étude basée sur une série chronologique de 30 ans de suivi du loup, du coyote, du renard et de leur abondance relative dans l’état du Minnesota (États-Unis) montre en effet que le retour des loups réduit également (ou supprime parfois) à son tour des populations de coyotes [20 ], ce qui redonne au renard sa position de mésoprédateur, et qui pourrait lui permettre d’à nouveau et mieux réduire les pullulations de petits rongeurs [19 ].

Ainsi, une prédation plus marquée par les petits prédateurs (renards et mustélidés), et moins marquée par les coyotes (prédateurs de moyenne envergure) grâce à leur contrôle par quelques « grands » prédateurs (loup, cougar, lynx) pourrait être plus semblable au potentiel écologique et à l’écosystème historique qui était en place avant la disparition ou régression du loup du « sommet de la pyramide » [19 ] (cette situation n’est néanmoins pas comparable à la situation pré-historique où les grands prédateurs étaient non seulement plus nombreux mais aussi beaucoup plus grands et plus puissants que le loup ( Lion d’Amérique, Tigre à dents de sabre, Ours à face courte…), même après 3 ères glaciaires et au début de l’actuel inter-glaciaire. La « déstructuration » ou la « restructuration » des communautés de prédateurs en raison de la perte ou de la restauration des populations de moyens et/ou grands prédateurs est susceptible de modifier le spectre de taille des proies consommées massivement, avec des implications importantes, directes et indirectes, pour la biodiversité [21 ] et la santé humaine [19 ] , [22 ]. Notes et références [ modifier | modifier le code ]