Roger fry — wikipédia npower electricity power cut

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Une généalogie mythique faisait remonter les Fry de Bristol au roi Édouard III via la prestigieuse lignée des Beaufort, dont ils étaient parents. Toujours est-il que cette famille de quakers trouva fortune vers le milieu du XVIII e siècle en se lançant avec succès dans l’industrie du chocolat. D’une modeste épicerie de village naquit bientôt un empire industriel qui comprenait, outre la firme initiale, la fabrication de la porcelaine, une station de pompage et l’exploitation des premiers chemins de fer. De génération en génération, les Fry comptèrent dans leurs rangs plus d’un député, plus d’un baronnet, mais aussi, fidèles à leurs convictions religieuses, plus d’un réformateur social. Philanthropes, ils participèrent également à la fondation de l’ université de Bristol.

Le père de Roger Fry, Sir Edward Fry (1827-1918), était le deuxième de quatre frères dont l’aîné dirigeait la chocolaterie tandis que lui-même, juriste de formation, occupait les fonctions de juge à la cour d’appel, avant de devenir arbitre international au Tribunal de La Haye, ancêtre de la Cour internationale de justice. Administrateur du University College de Londres, membre de la Royal Society en tant que zoologue amateur, il avait épousé Mariabella Hodgkin, sœur de l’ historien Thomas Hodgkin. Jeunesse et maturité [ modifier | modifier le code ]

Né à Londres dans le quartier de Highgate le 14 décembre 1866, Roger Fry suit ses études au Clifton College de Bristol, public school où lui succéderont, deux générations plus tard, Sir Michael Redgrave et Trevor Howard. Ensuite, au King’s College de l’ université de Cambridge, il se spécialise dans les sciences naturelles et fait partie de la société secrète des Cambridge Apostles.

En 1896, il épouse Helen Coombe, qui lui donnera deux enfants, Pamela et Julian. Mais Helen souffre de troubles mentaux qui conduisent à son internement en 1910, date à partir de laquelle Roger Fry élève seul sa fille et son fils. En 1911, il a une liaison passionnée avec Vanessa Bell, peintre et décoratrice, sœur de Virginia Woolf et mère de Quentin Bell. Puis, en 1913, Vanessa Bell le quitte pour un autre peintre, Duncan Grant.

Après une liaison avec deux jeunes artistes, Nina Hammett et Josette Coatmellec, il fait la connaissance de Helen Maitland Anrep, ancienne épouse du peintre sur mosaïque Boris Anrep. Celui-ci, proche du Bloomsbury Group, est un ancien élève de l’ académie de la Grande Chaumière à Montparnasse. Roger Fry et Helen Maitland Anrep ne se sépareront jamais. Carrière [ modifier | modifier le code ]

Dans les années 1900, Roger Fry commence à enseigner l’histoire de l’art à la Slade School of Fine Art de University College à Londres. Il collabore à l’ Athenaeum à partir de 1901 et participe en 1903 à la fondation du Burlington Magazine avec Bernard Berenson et Herbert Horne.

De 1906 à 1910, il passe quatre ans aux États-Unis, où il travaille au Metropolitan Museum of Art de New York comme conservateur du département des peintures. C’est lors de ce séjour qu’il découvre l’œuvre de Cézanne et se désintéresse peu à peu des primitifs italiens, au profit des peintres français de la fin du XIX e siècle.

De retour en Angleterre, il organise aux Grafton Galleries de Londres, en 1910, une exposition Manet et les postimpressionnistes, terme dont il est l’auteur. Celle-ci exerce une influence considérable sur le goût du public, tout en étant fraîchement accueillie par la critique. Fry organise alors, en 1912, une seconde exposition d’art post-impressionniste. Il reçoit le soutien financier de Lady Ottoline Morrell, avec qui il a une liaison éphémère.

La toile Les Petits Prés au printemps, By par Alfred Sisley, dont le précédent propriétaire est Arthur Tooth & Sons (en) à Londres, est offerte à la National Gallery par souscription en sa mémoire en 1936 [2 ]. Œuvres [ modifier | modifier le code ]