Saint-jean-bonnefonds — wikipédia electricity and magnetism study guide answers

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Les fouilles lors de la construction de l’hôpital en 1966 au Colombier ont mis au jour les vestiges d’une occupation gauloise puis gallo-romaine du site (un four circulaire gaulois ou gallo-romain, un four tuilier et un déversoir romain, un bassin et une réserve d’eau) [2 ] , [3 ].

Elle est également mentionnée en 1173 dans la permutation réalisée lors de la séparation des comtés du Lyonnais et du Forez. À la suite de cet acte, Saint-Jean-Bonnefonds fit partie d’une enclave directement dépendante du chapitre de Lyon, aux confins du Jarez et du Forez et finalement rendue au Forez en 1278 [7 ].

• Au milieu du XIX e siècle, Saint-Jean, qui s’étire de Rochetaillée à Sorbiers sur plus de 2 800 hectares, pour une population approchant 9 000 habitants, est l’une des communes les plus étendues de France. Mine et passementerie sont les principales activités économiques. La construction de la ligne Lyon-St Étienne et l’ouverture d’une gare, amènent l’essor de la sidérurgie — hauts fourneaux à Terrenoire. Des déplacements de population se produisent alors. Le déséquilibre démographique et la pression des maîtres de forges aboutissent, en 1866, à la création de la commune de Terrenoire. En 1872, Saint-Jean, avec Sorbiers, est une nouvelle fois amputée de son territoire, par la création de la commune de La Talaudière — où se concentre une importante activité minière.

L’église paroissiale comporte un chœur aux voûtes romanes du XII e siècle, avec aménagement renaissance. À l’intérieur, se trouvent un grand bénitier de pierre et un retable du XVI e siècle. Le dernier agrandissement remonte à 1772. Le château du Bourg [ modifier | modifier le code ]

Le château du Bourg ( XIV e siècle), à proximité de l’église, est démoli en 1894. Sur le manteau d’une cheminée on pouvait lire cette devise, empruntée au poète latin Horace : " Nulla palescere culpa " ( N’avoir à pâlir d’aucune faute). Le château de Nantas [ modifier | modifier le code ]

À un kilomètre au nord-est du Bourg s’élevait le château de Nantas, propriété depuis 1662 des Bernou de Rochetaillée. Il est détruit lors d’un incendie en 1894. Des fouilles sur le site de l’hôpital ont permis de retrouver, au lieu-dit "les Murs", les fondations d’une bâtisse féodale antérieure au XV e siècle ainsi que des éléments de construction romains. Des descriptions du XIX e siècle y faisait mention d’un édifice public romain [13 ]. Le village du Fay [ modifier | modifier le code ]

À environ trois kilomètres du centre, sur le versant nord de la montagne de Nantas, se trouve le village du Fay. Fay dérive de fayard (= hêtre) ou de faille. Un groupe de maisons, dénommé « le château », y occupe une partie de l’emplacement où s’élevait jadis le château fort et la chapelle du Fay. Cet ouvrage fut un enjeu de la puissance des comtes du Forez sur la région. Étienne Blanc, un bourgeois lyonnais, le reçoit en fief en 1273, le fortifie malgré l’accord passé entre le comte du Forez et l’ archevêque de Lyon, lors du traité de 1173 et délimitant leurs possessions respectives. Domaine royal à partir du XVI e siècle, la bâtisse permet d’entreposer une garnison apte à défendre la frontière avec le Lyonnais, et représente une marche d’accès au Forez. Le Domaine Poyeton [ modifier | modifier le code ]

Le domaine Poyeton se situe près du Grand-Cimetière. Cette maison appartenait au XVI e siècle, à Jean Baraillon, seigneur de Nantas, conseiller au Présidial de Lyon. Ferme ancienne, elle comprend trois corps de bâtiments avec remises et écuries. Le premier date d’environ 1750. Les deuxième et troisième segments sont les plus anciens et constituaient une maison forte. Au fronton de porte des vestiges de la chapelle, on peut lire une date : 1100. Dans une niche au-dessus de l’autel se trouvait une vierge noire, transportée au XIX e siècle à l’église Saint-Pierre de Saint-Chamond, honorée sous le nom de Notre-Dame de Tout pouvoir. La mine [ modifier | modifier le code ]

Le charbon a durablement marqué la vie locale : travail pour les hommes mais importantes conséquences environnementales, en modifiant sous-sol et paysage. Des millions de tonnes ont été extraites par plusieurs générations de mineurs. Les gisements les plus productifs au XX e siècle se trouvaient à la Chazotte (le puits Lacroix). À partir des années 1960, la production s’arrêta progressivement, la dernière tonne fut sortie du fond en 1968. Les friches sont réaménagées peu après, en zones artisanales. Seul le terril du Fay rappelle aujourd’hui, sous un manteau de verdure, le passé industriel. Maison du Passementier [ modifier | modifier le code ]

Une centaine de familles travaillent dans la rubanerie, secteur en pleine expansion, début XX e siècle, comme l’attestent les hautes fenêtres de certaines habitations. Les ouvriers vont chercher le travail à Saint-Étienne chez le fabricant, reviennent tisser le ruban à domicile. Une pratique qui a permis le développement d’une culture spécifique. La Maison du Passementier expose la vie et le travail de ces artisans dans les années 1910-1930, ainsi que les évolutions de ce métier. Métrotech [ modifier | modifier le code ]

En 2004, l’hôpital de Saint-Jean ferme, les patients soignés pour troubles psychiatriques sont rapatriés à l’hôpital nord de Saint-Priest. Le CHS avait ouvert dans les années 1970, avant d’être absorbé par le CHU de Saint-Étienne. Les lieux accueillent dorénavant un parc technologique de 30 ha dédié prioritairement au secteur biomédical, à la mécanique avancée, optique-vision et tertiaire supérieur. Le projet a été conçu par Architecture-studio.