Saint-louis (sénégal) — wikipédia gas arkansas

Le 12 mai 1930, l’aviateur français Jean Mermoz partit de Saint-Louis-du-Sénégal afin de réaliser la première liaison postale transatlantique sans escale qui le mena jusqu’à Natal au Brésil. Le succès de ce vol permit à l’aéropostale d’établir de manière définitive une liaison aérienne régulière entre Toulouse et Santiago du Chili.

En 1689, le religieux français Jean-Baptiste Gaby dans un récit de voyage en Nigritie présente l’île et les rives du fleuve « Senega » comme encore en partie couverte de mangroves à palétuviers [2 ] ; Il décrit « les berges du fleuve comme abritant quelques poignées de cazes de nègres qui composent par-ci par-là des villages. Une continuelle bordure d’arbres aquatiques, sans fruit, mais toujours verts, luy tiennent lieu de part& d’autre de tout ce que je viens de dire ; & cét ornement s’y entretient d’autant plus facilement que les arbres s’y plantent & s’y cultivent d’eux-mesmes ; ce sont des arbres extrêmement moêlleux & de peu de durée (ils s’appellent palesuviers, & ne croissent que proches des rivières) ; de leurs branches qui sont fort hautes, descendent certains filets fort déliez, qui venant à toucher la terre y prennent racine, & tiennent ainsi à l’arbre & à la terre. Et lors qu’ils se sont élevez à une hauteur médiocre se panchent encore en bas jusque sur le sable, y prennent racine, & ainsi se multiplient presque à l’infiny ; si bien que luy seul peut faire une forêt où l’on ne peut entrer. le grand bout de notre Isle en est tout couvert, & il n’entretient aucun arbre fruitier qui se trouve dans ce Païs comme le Tamarin qui est assez commun en France pour les usages de la médecine…) » [2 ]. Selon Gaby, les grands animaux sont encore abondants dans les « belles & grandes forests, qui bien qu’elles soient la retraitte des bestes féroces, comme des Elephants (« Gnié »), des Lyons, des Onces &tc. ne laisent pas d’abonder en gibier, comme, cerfs, sangliers, lapins, perdrix, pintades, tourterlles, Cercelles, Oyes, canars(…). Ces animaux qui ne s’estonnent pas à l’approche des nègres, parce qu’ils ne les tuent point, fuyent devant les François, d’une grande vitesse : néanmoins, les Chasseurs qu’on y envoye, ne s’en reviennent jamais sans avoir quelque chose. Et cela leur est d’autant plus facile que nous qui n’estions allés dans cette isle qu’ils nomment l’Isle au Bois que pour nous promener nous apportamment suffisamment du gibier pour soupper (…) ». JB. Gaby évoque aussi une abondance oiseux, aquatiques notamment, mais aussi rapaces et petites oiseaux terrestres [2 ]. Il cite un village qu’il nomme Bieurk, et qu’il situe « distant du Senegal de 3 lieuës, & est situé à l’embouchure de la mer », d’où des femmes lui amènent de la nourriture, dont des boissons fermentées (à base de fruit du tamarin, et uniquement dans la bonne saison ; de juin à octobre, précise-t-il [2 ]). L’auteur précise qu’il habite « dans l’Isle de Senega, Saint Loüis, à quainz dégrés & demy, depuis la ligne Equinoctiale, faisant face sur la mer Atlantique, qui est à l’Ouëst », en aval du « grand royaume de Tombut », et que l’île de Saint Louis « est accompagnée de deux autres : l’une se nomme l’Isle aux Bois (…), l’autre l’Isle aux Anglois, parce qu’autrefois ils y avoient une habitation qu’ils ont abandonnée par force(…) » [2 ].

Selon Gaby toujours (en 1689), « l’endroit où habitent les François, avant sa découverte appartenaoit au Roy Brak, dont le païs ne s’apelle pas Senega, mais Ouhalle. Ce Roy a pour voisin d’un côté Damel Roy de Cahior, & de l’autre le Roy Syratique. Celuy-cy touche au Royaume de Galaam, & celuy-là au Royaume de Thim ; tout cela tient bien de l’espace & s’étend bien avant dans les Terres, où l’on n’a jamais oüy dire qu’il y eust de Royaume appelé Senega (…) » [2 ] Culture [ modifier | modifier le code ]

Saint-Louis, qu’on surnommait la « Venise africaine » est classée au répertoire du patrimoine mondial par l’ Unesco depuis l’an 2000. Elle s’est lancée dans un ambitieux programme de rénovation de ses anciens bâtiments et a commencé à transformer les entrepôts en restaurants et en hôtels.

La ville conserve de très nombreuses maisons, typiques de l’époque coloniale, avec leur façade de chaux, leur double toiture en tuile, leur balcon en bois et leur balustrade en fer forgé. La Grande Mosquée est la seule au monde [réf. nécessaire] à disposer d’une cloche et d’un cadran d’horloge.

La musique jazz, amenée par les soldats américains, au moment de la Seconde Guerre mondiale, a fait éclore toute une génération de jazzmen africains. Le Festival international de Jazz de Saint-Louis a été créé en 1992 et a connu début mai 2004, sa douzième édition.

Lors du défilé du Fanal, les habitants défilent au son des tam-tam, en portant des lampions qu’ils ont confectionnés et qui ressemblent à ceux que les esclaves du XVII e siècle portaient pour éclairer les Signares jusqu’à la messe de minuit.

Depuis 2003 se déroule le Festival Rapandar, d’abord consacré au mouvement hip-hop sénégalais et aujourd’hui ouvert aux musiciens et groupes de rap africains ou internationaux, avec le message «citoyens africains, citoyens du monde : un échange culturel dynamique».

• (en) Karen Amanda Sackur, The development of creole society and culture in Saint Louis and Goree, 1719-1817, PhD, University of London, 1999, 351 p. (thèse disponible, gratuitement, sur inscription, auprès du service EThOS de la British Library : suivre le lien).

• Pierre Edward Nolasque Louise, « Considérations sur le littoral des environs de Saint-Louis-du-Sénégal », Bulletin du Comité d’études historiques et scientifiques de l’Afrique occidentale française, Paris, Larose,‎ 1918, p. 1-17 ( ISSN 2419-8269, notice BnF n o FRBNF34381764, lire en ligne)

• Adbulaay Soxna Joop, La colonie française de N’Dar – Saint-Louis, de la fondation de l’habitation fixe à la faillite de la Compagnie du Sénégal (1659, fin du XVII e siècle). L’impact global du mercantilisme colonial dans la concession du Sénégal, Université de Dakar, 1971, 323 p. (mémoire de maîtrise)

• Nathalie Reyss, La santé à Saint-Louis du Sénégal à l’époque précoloniale d’après les récits de voyages et romans : alimentation, hygiène et santé ou le métissage comme moyen de survie, Université Paris I, 1981, 42 p. (diplôme d’études approfondies).