Table — wikipédia gas meter reading

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La table du repas s’entend depuis la fin du Moyen Âge comme l’ensemble de ce « dessus de table » souvent simple planche, et de son piétement qui lui est indispensable (tréteaux en bois de fabrication sommaire ou richement ornés). « Mettre ou dresser la table » est une expression à prendre au sens littéral et l’installation auprès des meubles lourds (coffre, armoire) disparaît le repas terminé car l’usage des pièces est indifférencié [1 ].

Les jours de banquets au Moyen Âge, la table d’honneur (le deis) constituée d’une simple planche de bois sur tréteaux, dressée sur une estrade (en usage du XII e au XVI e siècle), se tenait au fond de la grande salle d’apparat du château ( aula) : les convives se répartissaient dos à la cheminée, pouvant ainsi admirer la vaissellerie exposée sur le dressoir et assister aux divertissements (opérette de bouffons, jongleurs, ménestrels). Cette disposition facilitait aussi le service des plats à table qui se faisait par devant. Une nappe, brodée ou damassée, couvrait le plateau de la table [2 ]. Dans les intérieurs paysans, sont dressées des tables roulantes ou coulantes [3 ] sur lesquelles sont encore rares les couverts [4 ].

La Renaissance fait naître un véritable meuble, « la table occidentale », destiné à remplacer le plateau « volant » et ses tréteaux par la voie de la sédentarisation plus forte des occupants dans leur lieu d’habitation car les meubles précédents sont mobiles (étymologie du mot « meuble ») et déplacés au cours des voyages. À cette table fixe sont associées des sièges (bancs à dossier, puis à baldaquins ou podiums pour orner la pièce) [5 ].

À l’apparition de la salle à manger au XVIII e siècle, le mobilier devient plus important mais la table reste démontable pour que la salle à manger puisse redevenir une galerie. Dans les milieux les plus modestes apparaissent paradoxalement les tables d’ ébénisterie. Avec la production en masse industrielle, elle s’uniformise au XX e siècle [6 ]. Aujourd’hui [ modifier | modifier le code ]

Meubles d’usage domestique, des lieux de travail et des lieux publics, les tables, utilitaires ou décoratives, sont généralement conçues comme un ensemble avec les chaises appariées, ou les pièces d’un mobilier de salon, de salle-à-manger, de bureau…

Initialement destinées à l’usage domestique, les tables ont pénétré le monde industriel. Ainsi nombre d’entreprises utilisent-elles des tables élévatrices, rectangulaires ou « en U ». Grâce à un système de vérins, ces tables permettent de soulever à plusieurs mètres de haut des charges allant jusqu’à 10 tonnes. Certaines sont munies de roulettes, d’autres ont un plateau basculant, d’autres enfin se replient jusqu’à seulement quelques centimètres d’épaisseur afin de pouvoir y déposer aisément une palette. Typologies [ modifier | modifier le code ]

• Les tables se distinguent et sont conçues en fonction de la manière de s’y tenir, assis sur une chaise, allongé sur un divan ou accroupi sur des coussins ou banquettes basses, … ou/et de leur fonction principale (forme et fonction liés univoquement dans chaque style, formant des modèles de meubles).

La table fait l’objet d’usages, rites et coutumes qui rassemblent souvent deux éléments : la tablée (les gens que réunit la table, les fonctions sociales de la table) et le contenu de la table, souvent implicite (les mets, le vin, dans « une bonne table », l’argent dans « le dessous de table », la vérité qui sort de la table dans « se mettre à table », l’invitation dans « (tenir) table ouverte » [7 ]…

Ces rites et usages sont fondamentaux dans la plupart des sociétés humaines ; ils sont précédés dans la préhistoire par le cercle du repas, de la danse, de la discussion, de partage…, mais trouvent dans l’objet un groupe de fixations symboliques très fortes qui caractérisent sans doute la plupart des civilisations urbaines ou des communautés religieuses, scolaires, etc. Meuble universel et multiforme répondant à des besoins universels et multiformes. La table, sociologiquement est une manière d’être ensemble.