Taux de prothrombine — wikipédia circle k gas station locations

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Il se fait par une simple prise de sang, le patient n’ayant pas besoin d’être à jeun. Le résultat peut être disponible en moins d’une heure. Le taux de prothrombine est la transformation d’un temps de coagulation (temps de Quick) en pourcentage. Le temps de Quick est réalisé en mettant en présence un plasma citraté (donc anticoagulé par chélation des ions calcium) avec un réactif : la thromboplastine calcique, qui joue le rôle d’activateur tissulaire de la coagulation. Le plasma coagule et le temps obtenu s’appelle le temps de Quick.

Pour transformer le temps de Quick en taux de prothrombine (conversion très spécifique à la France), on se réfère à une droite de conversion construite par chaque laboratoire avec ses réactifs. On réalise les temps de Quick pour des plasmas témoins que l’on dit avoir un taux de prothrombine (TP) à 100 % et les temps de Quick pour des plasmas dilués (TP à 50 % et 25 %). On obtient ainsi une droite qui permet ensuite de transformer chaque TQ en TP. Mesure du temps de Quick [ modifier | modifier le code ]

Le temps de Quick est le temps de coagulation d’un plasma sanguin citraté, déplaquetté et recalcifié en présence de thromboplastine calcique (contenant du facteur tissulaire et des phospholipides en large excès). Ce temps est exprimé en secondes par rapport au temps obtenu pour un plasma témoin (moyenne d’une cinquantaine de patients normaux). Détermination du taux de prothrombine [ modifier | modifier le code ]

Ce résultat en pourcentage est obtenu en reportant le temps de Quick obtenu pour le plasma à tester sur la droite de Thivolle (obtenue en testant des dilutions successives d’un plasma témoin normal). L’activité du plasma normal étant par définition de 100 %, celle du plasma normal dilué au demi de 50 %, etc. Ce taux de prothrombine a le principal défaut de varier suivant le réactif utilisé, c’est pourquoi on préfère se baser sur l’INR pour pouvoir comparer des mesures répétées chez un même patient. Calcul de l’INR [ modifier | modifier le code ]

L’INR n’a pas d’unité. Il est, par définition, indépendant du réactif utilisé, et plusieurs mesures successives, faites dans des laboratoires différents ou avec des machines d’automesure, sont du même ordre de grandeur. Automesures [ modifier | modifier le code ]

L’INR peut être mesuré par le patient lui-même en quelques secondes à l’aide d’un prélèvement capillaire sanguin fait au bout d’un doigt, de bandelettes réactives et d’un appareil lecteur de ces dernières. Dans de nombreux pays, les mesures d’INR en clinique de coagulation sont également faites par prélèvement d’une goutte capillaire et le même type d’appareil, et le résultat est fourni en quelques secondes.

En France, selon la HAS [1 ], 900 000 patients prenaient des anticoagulants Antivitamine K en 2008 et devaient faire une mesure d’INR au moins une fois par mois, dans la plupart des cas prise en charge à 100% par Securité Sociale, si la mesure est faite en laboratoire. Et le nombre de patients augmente compte tenu du vieillissement de la population. En 2013 [2 ], il y avait ainsi 1,5 million de patients sous anticoagulants dont 1,14 sous Antivitamine K.

Le temps de Quick normal se situe entre 11 et 13 secondes. Comme ces valeurs sont très précises, il est difficile de les interpréter. C’est pour cela que l’on associe souvent le temps de Quick à la mesure du taux de prothrombine. Du taux de prothrombine [ modifier | modifier le code ]

Le foie est l’organe producteur des protéines « facteurs de coagulation sanguine ». Celui d’un nouveau-né ne produit que 30 % du taux optimal. Il n’optimalise son fonctionnement que le 7 e jour après la naissance où ce taux atteint 100 %, le 9 e jour, ce taux est aussi à 100 % et il décroît très lentement tout au cours de la vie. Seul le 8 e jour, le taux de fabrication de ces protéines atteint 110 % ou même parfois 115 %. [réf. nécessaire]

Chez les personnes traitées par anticoagulants oraux anti-vitamines K, la valeur cible d’INR (celle souhaitée pour obtenir l’efficacité thérapeutique) est le plus souvent de 2,5 [11 ]; l’intervalle toléré est alors compris entre 2 et 3, mais il s’étend parfois jusqu’à 4 voire 4,5 en cas de prothèse cardiaque ou de prévention des thromboses artérielles.

L’intervalle thérapeutique défini par le médecin traitant, en fonction des recommandations de l’ANSM, doit permettre d’éviter les complications thrombotiques liées à un INR trop bas et les risques hémorragiques liés à un INR trop élevé. Notes et références [ modifier | modifier le code ]