Testicule — wikipédia gas finder rochester ny

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Les testicules de l’ homme sont des organes pairs et symétriques situés à l’extérieur du pelvis dans le scrotum afin d’être à une température inférieure à celle de l’abdomen ( 2 °C en moins). Chaque testicule adulte mesure environ 3 cm de haut, 2 cm de large et 5 cm de profondeur pour un poids d’environ 20 grammes [5 ].

Les testicules comportent une coque lisse et blanc nacré appelée albuginée du testicule ( tunica albuinea testis), elle est épaisse, solide et inextensible. Sur ses faces latérale et caudale, le testicule est entouré par une « cavité vaginale testiculaire », reliquat de cœlome interne. Au sommet du testicule on retrouve l’ épididyme séparé du testicule par le « sillon épididymaire ». La disparition de ce dernier est le signe d’une pathologie de l’épididyme tel qu’un cancer. À son pôle caudal, le testicule est fixé au scrotum par le gubernaculum testi.

L’albuginée envoie des cloisons ou « septa » (pluriel de septum qui veut dire cloison) découpant le testicule en environ 300 lobules testiculaires contenant les tubes séminifères ( tubuli seminiferi recti). Les tubes séminifères contenus dans l’albuginée sont le siège de la spermatogenèse. Ces tubes sont tapissés d’une couche de cellules nourricières ( cellules de Sertoli). Ces tubes débouchent sur l’ épididyme ( epididymis), où les spermatozoïdes neufs maturent.

En cas d’ectopie testiculaire, l’intervention consiste en l’abaissement testiculaire après section des vaisseaux spermatiques (Fowler-Stephens). L’existence d’une circulation collatérale entre les vaisseaux spermatiques, déférentiels et crémastériens autorise, après un clampage préalable, une ligature des vaisseaux spermatiques. Les collatérales doivent être préservées pour assurer la vascularisation du testicule. Anatomie chez les mammifères [ modifier | modifier le code ]

Les deux organes mâles se forment dans la cavité abdominale, près des reins. Uniquement pour les Monotrèmes, les testicules gardent cette position. Pour l’ensemble des autres Mammifères, ils émigrent durant leur développement et sortent même complètement de l’abdomen. Il existe plusieurs possibilités:

• Chez d’autres (Primates, Ongulés, Marsupiaux), ils descendent plus bas encore et vont se loger dans une poche qui fait saillie à l’extérieur, au point d’être même parfois pendante, appelée le scrotum. Cette poche ne communique plus avec la cavité abdominale que par un orifice étroit, appelé le canal ou l’anneau inguinal.

• Enfin, chez d’autres (Rongeurs, Insectivores, Chauves-Souris), les testicules restent dans la cavité abdominale en temps ordinaire, mais franchissent l’anneau inguinal et descendent dans le scrotum au moment de l’accouplement, après quoi ils montent reprendre leur position primitive dans la cavité abdominale [6 ].

Différentes hypothèses ont été proposées pour expliquer l’origine évolutive de l’externalisation des testicules chez la majorité des mammifères. L’hypothèse du refroidissement (la température des testicules qui permet une spermatogenèse optimale est de 2 à 4°C inférieure à la température du corps) [7 ] a été réfutée par Adolf Portmann [8 ] , [9 ] . L’hypothèse de l’étalage de Portmann (signal sexuel du mâle indiquant clairement son « pôle reproducteur ») est également réfutée [4 ] mais elle peut expliquer, comme celle du refroidissement, pourquoi ce trait biologique s’est maintenu au cours de l’évolution dans certaines lignées [10 ]. L’hypothèse de Portmann a été réinterprétée par Short qui considère que la descente testiculaire est un processus évolutif qui permet de maintenir le taux de mutation dans la lignée germinale mâle à un niveau acceptable [11 ], et par Bedford qui suppose qu’elle refroidit non pas les testicules mais les épididymes [12 ]. Scott Freeman émet également une hypothèse fragile, celle de l’entraînement selon laquelle la mauvaise circulation sanguine dans le scrotum maintiendrait les testicules dans un environnement insuffisamment oxygéné, ce qui endurcirait les spermatozoïdes [13 ]. Cette descente pourrait s’expliquer par la théorie du handicap : les testicules placés dans une position aussi vulnérable à l’extérieur du corps (traumatismes, attaques de prédateurs) attireraient les femelles qui sélectionnent les mâles exprimant une plus grande vigueur et aptitude à survivre malgré ce handicap [14 ]. L’hypothèse du galop de Frey (1991) [4 ] et de Chance (1996) [15 ] est basée sur le fait que des pressions intra-abdominales sont néfastes pour la spermatogenèse chez les mammifères qui ont un mode de locomotion terrestre rapide. Les mammifères aux testicules internes ( Afrothériens, mammifères marins) ont une locomotion qui ne génère pas ces pressions. Enfin, la descente testiculaire serait un exemple de compromis évolutif (en) entre la vulnérabilité du scrotum et les avantages de leur externalisation. Basée sur l’observation que les testicules internes ont tendance à être plus grande par rapport à la taille du corps, en comparaison avec les testicules internes, l’hypothèse la plus récente relative à la grande diversité des positions testiculaires chez les mammifères postule qu’elle résulterait d’un compromis évolutif entre la production de sperme et le stockage de sperme [16 ] , [17 ]. Développement [ modifier | modifier le code ] Embryogenèse chez les mammifères [ modifier | modifier le code ]

• les cellules de Sertoli sont les premières cellules à se différencier : elles englobent les cellules germinales, alors appelées gonocytes, pour former les cordons séminifères dès 12 jours de postconception (jpc) chez la souris, 13,5 jpc chez le rat et 42-45 jours chez l’homme.

La future qualité et quantité de spermatozoïdes produits de la puberté à la fin de vie dépendra en grande partie de la gamétogenèse fœtale et de la capacité des gonocytes à se transformer en spermatogonies souches ; la suppression expérimentale d’une partie de ces cellules chez l’embryon conduit à une diminution de la production spermatique chez l’adulte [19 ]. Maturation sexuelle [ modifier | modifier le code ]

Les spermatozoïdes sont produits entre la puberté et la vieillesse à partir de cellules souches germinales (spermatogonie) qui subissent la méiose. Lors de la stimulation sexuelle, les spermatozoïdes sont expulsés des testicules et prennent part à la constitution du sperme, évacué par le pénis lors de l’ éjaculation.

Les deux fonctions du testicule, la spermatogenèse et la production de testostérone, sont régulées par des gonadostimulines : l’ hormone lutéinisante (LH) et l’ hormone folliculo-stimulante (FSH). Ces hormones sont produites, sur ordre de l’ hypothalamus par l’ hypophyse située à la base du cerveau.

Les bourses se rétractent et s’étendent afin de réguler leur température. Les spermatozoïdes doivent être produits à une température légèrement inférieure à celle du corps, environ 33 °C [20 ] ; c’est ce qui explique que les testicules sont suspendus en dehors du corps [20 ].

Les testicules sont extrêmement sensibles au contact ; leur stimulation légère peut produire un plaisir sexuel intense, mais tout choc ou blessure a tendance à être extrêmement douloureux ( sensibilité nociceptive). Techniques d’exploration [ modifier | modifier le code ]