Travail collaboratif — wikipédia find a gas station close to me

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Le travail collaboratif, comme le travail collectif (dont il est une des variantes) n’est pas nécessairement synonyme d’efficacité, d’efficience, ni de rapidité gas jobs pittsburgh. Son résultat dépend de la motivation de ses acteurs à collaborer, du nombre de ces acteurs, du temps qu’ils peuvent consacrer à ce travail et de leurs compétences. Il présente l’intérêt majeur d’associer les capacités de création et de potentiellement obtenir ce qu’il y a de mieux avec les ressources disponibles dans un groupe, si les éléments de ce groupe sont motivés.

• accepter l’idée que dans un groupe de gestion de projet, la hiérarchie est basée sur le mérite (qualité et quantité des contributions), au moins un peu, et non pas seulement sur le statut professionnel (chef, sous-chef, assistant-e…). Par exemple, un photographe n’est ni spécialiste en rédaction ni en marketing, mais si ses idées rédactionnelles ou de stratégie de vente sont appréciables, elles devraient être considérées même si ce n’est pas son « métier ». Ainsi, chaque personne peut potentiellement donner le meilleur d’elle-même, sans limite artificielle de statut ;

• fonctionner par modération a posteriori plutôt que par validation a priori, c’est-à-dire corriger ce qui doit l’être après les contributions des différents npower gas price per unit intervenants plutôt que de bloquer leurs contributions par un système de validation où ils sont soumis au bon vouloir et à la réactivité d’un modérateur, administrateur ou supérieur hiérarchique.

Le travail collaboratif et non financièrement rémunéré n’est pas nouveau en soi. Il est commun dans toutes les sociétés dites « primitives ». Les sociétés savantes l’ont abondamment pratiqué depuis le siècle des Lumières, mais il a pris une dimension nouvelle avec les possibilités ouvertes par l’ informatique puis par l’ Internet, les moteurs de recherche et les outils de traduction en ligne. Il est basé sur une logique de don facilitée par l’Internet [3 ] ou d’intérêt mutuel.

L’expression « travail collaboratif » aurait été introduite par Yochai Benkler, professeur de droit à l’ université Yale, dans un essai intitulé Coase’s Penguin [6 ] écrit pour « ceux qui étudient les organisations et font la politique de la propriété intellectuelle » afin de mettre en lumière la propriété intellectuelle avec ce nouveau modèle de production.

Le travail collaboratif prend souvent appui sur un DISTIC. L’étude « Solutions de collaboration d’entreprise » menée par un cabinet d’analyse spécialisé note en effet que la mise à disposition d’outils appropriés, reposant notamment sur les technologies de l’information combinées à de nouvelles formes d’accès en ligne à la demande et d’ usages en provenance du grand public, accélère et modifie sans conteste les modes de collaboration tant interne à une organisation qu’externe à celle-ci [7 ].

De nombreux chercheurs et étudiants utilisent des outils collaboratifs, en particulier dans le cadre des sciences citoyennes, émergentes. Des tiers lieux dédiés au développement du travail collaboratif, avec par exemple des espaces de coworking, ont été créés dans des universités, comme le PROTO204 au sein de l’ université Paris-Sud [8 ] , [9 ].

Diverses études ont conclu que certains outils collaboratifs ou démarches collaboratives pouvaient améliorer la démocratie participative, les « approches gas x chewables reviews adaptatives » et même permettre de nouvelles formes de résilience des socio-écosystèmes [12 ] via une « cogestion adaptative » des sociétés [13 ] et de leur environnement, face notamment à un contexte écologique et climatique [14 ] changeant, incertain ou à restaurer [15 ] ou avec des ressources naturelles fluctuantes ( surpêche [16 ], déforestation, érosion et dégradation des sols, etc.), en s’appuyant éventuellement sur les savoir locaux et ancestraux [17 ] , [18 ] , [19 ]. Une cogestion adaptative et plus collaborative est une des solutions [20 ] proposées pour une gestion restauratoire et efficace de la biodiversité.

Un grand nombre d’outils et de réseaux collaboratifs existent aujourd’hui, avec des niveaux très différents de collaborativité, certains ne permettant qu’un simple partage electricity and magnetism quiz questions de données (images, photos, vidéo, textes), d’autres supportant des projets complexes, de grandes envergure associant un grand nombre de contributeurs. Parmi les produits ayant été créés collaborativement on peut citer :

• que dans le monde scientifique, la collaboration passe aussi par le partage et l’amélioration collective, éventuellement pluridisciplinaire des données et des articles. Par exemple, ScientificCommons met déjà plusieurs millions d’articles scientifiques à disposition de tous (18 millions d’articles rédigés par plus de 7 millions d’auteurs début 2008, passé à plus de 37 millions de publications enregistrées mi-2010. Les archives nationales allemandes ont versé plus de 100 000 images à ce fonds, bénéficiant en échange de légendes traduites ou améliorées par la communauté des utilisateurs ;

Pour pouvoir parler de travail collaboratif, il ne suffit pas de placer côte à côte des individus qui travaillaient auparavant de manière séparée. Les interactions entre individus propres au travail collaboratif doivent favoriser la coopération, la productivité et l’ innovation. Les chercheurs ont tenté d’identifier les conditions qui permettent de garantir la supériorité du travail collaboratif. En étudiant les espaces de travail collaboratif (ou coworking), Anne-Laure Fayard et John Weeks, de Harvard, ont mis en évidence trois facteurs : la proximité, l’intimité et la permissivité [25 ]. Le facteur de la proximité doit rapprocher les individus. L’intimité leur permet de rester maîtres de leur accessibilité aux autres. Enfin, la permissivité ( permission, en anglais) signifie que la possibilité d’interagir en dehors de relations de travail structurées est non seulement permise, mais encouragée.

Des universitaires tels que Philippe Bouquillion [26 ] ou Jacob Thomas Matthews [27 ] alertent [28 ] sur le fait que le Web collaboratif (pris dans electricity 1800s son sens le plus large) va affecter certaines industries (finance, consommation, communication, médias de masse, télécommunication) et de la culture (cinéma, livre, musique, jeux…), et qu’il est utilisé par certaines de ces entreprises avec un risque de nouvelle bulle spéculative persistant dans le WEB 2.0 pour des entreprises de type Facebook ou Twitter, profitant notamment des outils collaboratifs peuvent aussi être détournés et mis au service d’intérêts particuliers.

Le « WEB 2.0 collaboratif » est un lieu de production amateur ou semi-professionnel, devenu un vivier où l’on peut découvrir year 6 electricity unit beaucoup de nouveaux talents, mais c’est aussi un univers où certains sites en ligne utilisent sans les payer des créatifs (illustrateurs, musiciens, auteurs) qui espèrent ainsi pouvoir se faire connaître, et parfois en leur faisant signer des contrats les contraignants à céder leurs droits au propriétaire du site.

Les lieux et processus de travail collaboratif sont aussi des endroits où des entreprises commerciales peuvent repérer les centres d’intérêts de certains internautes pour en faire un usage commercial (prévisibilité des comportements). Le réseau internet, présenté comme lieu de démocratie et d’autonomie de l’individu, fut-il collaboratif, n’annule pas les inégalités sociales, le communautarisme ou les conflits, ni donc le besoin de régulation et contrôle public [29 ].