Unix system v — wikipédia static electricity examples

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En janvier 1979, American Telephone Telegraph avait publié la septième édition d’Unix, qui comportait environ 10 000 lignes de code. C’est de cette version que partirent Ken Thompson et des chercheurs de Berkeley pour développer indépendamment un nouveau shell ; peu après (1981), les ingénieurs d’ATT publiaient la nouvelle version gsa 2016 new orleans officielle d’Unix, System III.

System V est le successeur du System III de 1982. Cette année-là, le procès intenté en 1975 contre le monopole d’ American Telephone Telegraph était arrivé à son terme : par décision de justice, la compagnie était démembrée, ce qui déboucha entre autres sur la création d’ ATT. Conséquence de ce démembrement, cette nouvelle société obtenait par là-même l’autorisation de commercialiser son système d’exploitation, Unix : pour un montant symbolique, elle le distribua dans un grand nombre d’établissements de recherche gas efficient suv 2008 (500 sites en 1977, dont 125 universités américaines [2 ]).

Le point de départ de cette nouvelle étape est la prise en charge du concept de mémoire partagée par plusieurs processus concurrents. Pour cela, System V attribue systématiquement à chaque processus un identifiant et une clef, qui permettent de gérer, par l’intermédiaire de sémaphores, les priorités d’accès sur un fichier (un segment-mémoire), une file de messages ou un flux de données [3 ] , [4 ].

Au milieu des années 1980, l’autre variante répandue d’Unix était celle du Berkeley Software Distribution (BSD), développé par l’ Université de Californie à Berkeley (c’est pourquoi on parlait alors d’« Unix Berkeley [5 ] »). Depuis la version BSD 4.2, elle intégrait notamment un ingrédient faisant défaut à System V : le protocole d’échange réseau TCP/IP.

Quoique dérivée de la « septième édition » d’Unix, comme System V, elle s’en était considérablement écartée ; de plus, les distributions commerciales créaient autant d’idiomes à l’intérieur des deux philosophies d’Unix. Ainsi, lors d’une conférence Usenix, des représentants d’ATT portaient des pin’s avec l’inscription : System V: Consider it Standard, tandis que plusieurs constructeurs informatiques proposaient des ordinateurs émulant System V. Les vendeurs de stations de travail professionnelles équipaient presque tous leurs astrid y gaston lima menu prices machines d’un système d’exploitation BSD, et leurs prospectus signalaient qu’une migration 4.2 V était disponible.

Si ATT vendait des ordinateurs qui tournaient en version de base sous le System V d’UNIX, la plupart de ses clients connaissaient plutôt les versions gas x side effects des différents fabricants de stations de travail, dérivées du System III d’ATT. Les utilisateurs pouvaient s’y retrouver grâce à un document synoptique, le System V Interface Definition, qui recensait les options par défaut et le format de sortie des commandes.

En 1984, un groupe de constructeurs informatiques se regroupa au sein de l’initiative X/Open pour un format ouvert, et leur choix se porta sur Unix. X/Open inspira les dirigeants d’ATT qui, pour aplanir les différences nées des différents idiomes d’Unix, s’associèrent à leur tour en 1987 à Sun Microsystems (à l’époque l’un des principaux acteurs du monde des stations de travail UNIX), pour publier la « version 4 » du System V (SVR4).

Si cette initiative fut saluée par les consommateurs et la presse professionnelle, les autres compagnies franchisées par Unix craignaient c gastritis un favoritisme envers Sun [6 ] : elles se groupèrent donc en 1988 pour partie au sein de l’ Open Software Foundation (OSF), et pour partie sous la bannière d’ATT sous le collectif UNIX International (UI). Les différends techniques prirent bientôt une tournure de compétition commerciale agressive opposant les deux « versions libres » d’Unix, celle de X/Open constituant un compromis.

En fait, dans les années qui suivirent la bifurcation entre les deux systèmes, la communauté Unix était déchirée par la première phase de la guerre des Unix — une querelle interne, opposant System V et BSD. Cette querelle se jouait sur différents niveaux, les uns techniques (« Berkeley sockets » contre « flux » de SysV, commande tty de BSD contre signal termio de SysV), les autres plus culturels. Le désaccord était du genre cheveux longs contre cheveux courts ; les programmeurs et les ingénieurs étaient electricity in salt water experiment plutôt partisans de Berkeley et BSD, les professionnels plutôt en faveur d’ATT et son System V. »

Si Hewlett-Packard, IBM et d’autres constructeurs optaient pour System V, leurs concurrents (par exemple Sun Microsystems et DEC) proposaient des extensions de BSD. Cela dit, tout au long de sa phase de développement, System V s’enrichissait de caractéristiques de BSD, et il faut dire que des variantes de BSD, comme le système Ultrix de DEC, se voyaient dotées de caractéristiques du System V.

La première version (appelée System V.0 ou System V Release 1) a été publiée en 1983. Développé par l’UNIX Support Group d’ ATT, elle était basée sur UNIX 5.0 de l’Unix Support Group de Bell Labs. System V incluait l’éditeur vi ainsi que la bibliothèque curses, issu du système BSD développé à l’ Université de Californie. Les performances avaient été améliorées par l’ajout du cache buffer et du cache d’ i-nœuds. De plus, SVR1 apportait le support des communications inter-processus, des sémaphores, et de la mémoire partagée.

Cette version 5 du System V a été développée en 1997 par Santa Cruz Operation (SCO) : ciblant les gros serveurs d’entreprise, elle résulte de la fusion de l’ OpenServer SCO (dérivé gas jet de la version 3 de System V) et d’ UnixWare. Le SCO Group, successeur de SCO, faisait dépendre l’OpenServer 6 SCO de SVR5, mais son code source ne sera plus utilisé par aucun développeur ni distributeur par la suite.

La société Santa Cruz Operation (SCO), qui détenait les droits du système d’exploitation XENIX, décida d’acheter à Novell les droits de la marque UnixWare et les droits de distribution des sources de la version 4.2 de System V, tandis que d’autres fabricants (Sun, IBM, HP) continuaient à installer et développer la version 4. Novell finit par céder les droits de la marque Unix au consortium The Open Group. Selon cet organisme de certification, tout système d’exploitation qui respectait la Single Unix Specification (SUS), version gsa 2016 mise à jour du System V Interface Definition, bénéficiait des droits et prérogatives attachés à Unix : il y avait là le Mac OS X d’Apple, dérivé de BSD, ainsi que plusieurs autres systèmes d’exploitation.