Vidéo à la demande — wikipédia electricity deregulation choices and challenges

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La vidéo à la demande ( VàD), vidéo sur demande ( VsD) ou encore vidéo à la séance (définition juridique Service de média audiovisuel à la demande [1 ]), souvent abrégée en Europe francophone en VOD ou VoD (de l’anglais Video on demand), est une technique de diffusion de contenus vidéo numériques bidirectionnelle (interactive) offerts ou vendus par les réseaux câblés, comme Internet, ou les réseaux non câblés, comme la téléphonie troisième génération. On parle aussi de service de vidéo à la demande par abonnement (VàDA) [2 ] (ou SVoD, de l’anglais subscription video on demand).

La vidéo à la demande se développe depuis le début des années 2000 à la suite de l’explosion des accès à très haut débit proposés aux particuliers. Son principe repose sur une diffusion unicast. Il est une évolution logique des technologies de télédiffusion, par exemple la télévision à la carte. Plus souple pour les clients, qui s’affranchissent des horaires de diffusion, cette technologie est en contrepartie plus gourmande en ressources réseau. Ceci explique que son développement soit intimement lié à l’augmentation de la bande passante des réseaux.

À l’aide d’un décodeur numérique ou d’un ordinateur, l’utilisateur peut commander des films ou des émissions de télévision qui sont stockés sur des serveurs. L’utilisateur dispose d’un temps de location prédéterminé (généralement 24 heures) pour le film ou l’émission qu’il a commandé et à l’aide de sa télécommande il dispose des mêmes fonctions qu’un magnétoscope, notamment la pause, l’avance ou le recul rapide.

En France, ces services sont dits « immatériels » et sont régis par les articles L. 111- 1, L .113-3 et L. 121-18 et suivants du Code de la consommation et aux articles 1369-1 et 1369-2 du Code civil. Technique [ modifier | modifier le code ]

L’utilisation de vidéo à la demande peut se faire sur n’importe quel système pouvant accéder à des vidéos en lecture continue (en « streaming ») et les visualiser. À l’origine accessible uniquement par des ordinateurs de type PC, on assiste au début du XXI e siècle à la multiplication d’outils spécialisés acceptant ce type de prestation :

• les centres de media, qui sont des systèmes multimédia « de salon » destinés à regrouper les différents systèmes déjà existants : lecteur DVD, décodeur/tuner hertzien/satellite, lecteur MP3, magnétoscope numérique. Ils ont les caractéristiques des PC multimédia, avec plus d’ergonomie.

• les smartphones et tablettes compatibles 3G ou 4G, qui sont des hybrides entre un téléphone classique et un PDA : accès aux réseaux mobiles haut débit (comme l’ UMTS en Europe et le LTE partout dans le monde), "grand" écran, accès Wi-Fi/ Bluetooth/ WLAN pour la connexion à internet et à des périphériques multimédia, système d’exploitation supportant des lecteurs multimédia.

• La vidéo à la demande est aussi utilisée en interne dans les espaces collectifs (sociétés, hôpitaux, prisons, hôtels etc.). Cette technique permet à un utilisateur de visionner un film sur un ordinateur ou une télévision (par l’intermédiaire d’une set top box) connecté sur le réseau informatique du lieu. Cela peut permettre également suivant la configuration de regarder en direct les chaînes de télévision et de mettre en pause la lecture pour reprendre ultérieurement celle-ci à l’endroit précis de la pause ( Timeshifting).

Au niveau logiciel applicatif, un certain nombre de lecteurs multimédia payants ou gratuits existent, en fonction du système d’exploitation, et des fonctionnalités demandées. Une des caractéristiques importante est la gestion des droits numériques (ou DRM pour Digital Right Management) : dans le cadre de contenus non libres de droits, ce système associé à des lecteurs tels que le Lecteur Windows Media ou Divx Player, permet de garantir le respect du copyright. Ce système fonctionne avec des formats de numérisation et de cryptage propriétaires tels que Windows Media Video, FLV ou DivX. Ce système peut permettre par exemple de limiter la copie ou le visionnage sur plusieurs machines, et est utilisé par les organismes de diffusion de contenus payant (par exemple le CoDec DivX est utilisé par l’ INA en France).

La France est très active en termes de vidéo à la demande, avec une offre multiple : 88 plateformes actives (tous modes d’accès confondus, TvIP, sites Internet, consoles de jeux…) proposant de la vidéo à la demande sont dénombrées en février 2010 [4 ].

En 2016, les plateformes de vidéo à la demande par abonnement (VàDA) comme Netflix dynamisent le marché et représentent 30 % du marché [3 ]. Si l’acteur américain domine le marché, des plateformes thématiques comme Afrostream tendent à se développer [6 ] Modes de consommation de la VàD en France [ modifier | modifier le code ]

Pour qu’il y ait vidéo à la demande, il faut que l’utilisateur puisse choisir son programme et le regarder quand il le souhaite. Cela suppose un échange d’information unique entre l’utilisateur et le serveur où est stockée la vidéo, ainsi que la capacité d’envoyer la vidéo spécifiquement à l’utilisateur qui en fait la demande : il s’agit donc d’une diffusion de flux vidéo unicast (en contraste avec la diffusion hertzienne des chaînes de télévision, où le même flux est envoyé à tout le monde).

Les principaux acteurs de la VàD sont les fournisseurs d’accès internet, les chaînes de télévision, les web-marchands de produits culturels, les plates-formes indépendantes ou institutionnelles comme l’ INA en France et enfin les référenceurs/comparateurs [8 ].

En 2016, avec le développement des services par contournement la VàD se démocratise et s’étend à tous types de produits et de contenus vidéos, laissant la place à de nouveaux usages, comme l’ E-Cinema. Notes et références [ modifier | modifier le code ]